16/11/2014

713. A Amphion ....

Image et texte repris de la page Facebook de Marina Poletti

































Il y a effectivement "des lieux où souffle l'esprit" ....

04/11/2014

712. La villa Bassaraba à Amphion (aujourd'hui)























La villa est aujourd'hui une propriété privée dont l'accès n'est pas autorisé.
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711. La Villa Bassaraba à Amphion (hier)

















La villa Bassaraba à Amphion, à l'époque où la Comtesse de Noailles y résida. (Montage de cartes postales d'époque)
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28/10/2014

710. Anna de Noailles et Jean Cocteau























"À leur première rencontre en 1911, la comtesse de Noailles, à trente-quatre ans, était célèbre, Cocteau, à vingt et un ans, presque inconnu. Aujourd'hui, c'est elle qui a besoin d'être présentée aux lecteurs.
Petite-fille d'un souverain valaque, mais née et élevée à Paris et à Amphion, au bord du Léman, orpheline dès dix ans de son père le prince Grégoire de Brancovan, Anna choisit très tôt la poésie, laissant à sa mère grecque, Rachel Musurus, le privilège de la musique. Mariée en 1897 au comte Mathieu de Noailles, cette jeune femme frêle et fascinante, avec son visage dressé, ses « cheveux bleus comme des prunes » et ses immenses yeux verts, frondait volontiers les milieux aristocratiques, entraînant son époux dans le combat dreyfusard. Elle dut attendre la naissance de son fils unique, Anne-Jules, le 18 septembre 1900, pour publier son premier recueil, Le Cœur innombrable (1901). Aussitôt, ces poèmes-miroirs au naturisme spontané et savoureux, dont certains dataient de ses dix-huit ans, provoquèrent « chez toute la jeunesse une sorte de délire ' ». Cette Sibylle menue, mais indomptable, prit hardiment la tête de « l'invasion des femmes » en littérature.
Son second recueil, L'Ombre des jours (1902), criait son culte passionné de la jeunesse et son refus de la mort. Ses romans, La Nouvelle Espérance (1903), Le Visage émerveillé (1904), La Domination (1905), complétaient l'autoportrait en disant sa perpétuelle insatisfaction, et la rencontre d'un amour (Barrès en 1903) qu'elle tentait de sublimer. Cette passion exacerbait son dionysisme nietzschéen, poésie « panique » de l'espace et du mouvement, fête des sens et orgie d'images, tout en instillant un nihilisme barrésien dans les vers et proses qui chantaient la Grèce, la Perse — patries imaginaires — ou Constantinople, exil doré d'un été d'enfance.
Les jeunes en guettaient les publications dans La Renaissance latine (1902-1905), dirigée par son frère Constantin de Brancovan, dans La Revue des Deux Mondes, la Revue de Paris, Le Figaro. En 1904-1906, Anna de Noailles patronnait une revue de jeunes, Les Essais lancée par Jean-Louis Vaudoyer et Pierre Hepp, dont le n° 1 s'ouvrait sur sa « Voix de l'Ombre » :
Mes livres, je les fis pour vous, ô jeunes hommes, 
Et j'ai laissé dedans,
Comme font les enfants qui mordent dans des pommes, 

La marque de mes dents...
Et dans la RDM du 15 juillet 1905, elle en appelait à ses jeunes lecteurs :
Adolescents des soirs, que j'aime votre émoi!
Sur mes feuillets ouverts laissez couler vos larmes, 

Ô vous dont c'est la force et l'ineffable charme
D'avoir quelques printemps déjà de moins que moi

Quand parurent enfin Les Éblouissements (1907), salués par Proust dans Le Figaro, le jeune Cocteau sut bientôt par cœur sa première édition, « saccagée par trop d'amour ». Lancé par l'acteur de Max et par Catulle Mendès, le poète de La Lampe d'Aladin pouvait se faire présenter par Lucien Daudet, son aîné de onze ans; la veuve d'Alphonse Daudet, la poétesse Julia Allard, était amie de Madame Cocteau.
Lucien, intime des Noailles dès 1900, avait fourni quelques traits à l'un des personnages de "La Nouvelle Espérance"; en 1906, juste avant son portrait de Cocteau à dix-sept ans, il avait fait préfacer le catalogue de sa première exposition chez Bernheim par Anna de Noailles. Mais en 1907 commençait pour elle une période difficile.
Après les livres qu'elle avait en partie inspirés à Barrès (Les Amitiés françaises, 1903 et Au Service de l'Allemagne, 1904) et celui qu'il lui avait dédié (Le Voyage de Sparte, 1906), elle avait voulu lui consacrer "Les Éblouissements" par un poème liminaire, « L'Amitié ».
Ce fut l'occasion d'une double crise conjugale, qui décida Barrès, en 1908, à une séparation, devenue rupture lors du suicide à Épinal, le 21 août 1909, de Charles Demange, neveu de Barrès et amoureux déçu d'Anna de Noailles. 
La réconciliation, connue seulement des intimes, n'interviendra qu'à la fin de 1916, et leur liaison, désormais sans réserve, mais traversée d'orages - dont témoigne "Un Jardin sur l'Oronte", s'achèvera par la mort subite de Barrès le 4 décembre 1923, deuil discret et profond qui marque les dernières œuvres d'Anna de Noailles".
 
Note 1. L’auteure de cet extrait est la grande spécialiste française d’Anna de Noailles : Claude Mignot-Ogliastri.
Note 2 : Cet extrait appartient à la préface de présentation d'une collection de 82 lettres échangées entre Jean Cocteau et la Comtesse de Noailles. 
Note 3 : Le texte qui n'est pas dans le domaine public ne peut être publié plus longuement

27/10/2014

709. Le couvent des Clarisses d'Evian

Le couvent des Clarisses d'Evian, démoli au début des années 60, et remplacé par un vaste ensemble immobilier dénommé "La Rénovation.
















La Comtesse de Noailles évoque à plusieurs reprises ce lieu dans les poèmes qu'elle a consacrés à Amphion et à Evian, en particulier dans le poème : "Étranger qui viendras", déjà longuement évoqué ou cité dans ce blog :

"Pousse la porte en bois du couvent des Clarisses,
C'est un balsamique relais,
La chapelle se baigne aux liquides délices
De vitraux bleus et violets

Peut-être a-t-on mis là, comme je le souhaite,
Mon cœur qui doit tout à ces lieux,
A ces rives, ces prés qui m'ont faite
Une humaine pareille aux dieux !"

708. Au cimetière de Publier .....

....... la tombe où repose le cœur d'Anna de Noailles : "C'est là que dort mon cœur, vaste témoin du monde!"

Rappelons que la tombe de la Comtesse de Noailles est située au Cimetière du Père Lachaise à Paris. Seul son cœur a été inhumé à Publier. Le vœu d'Anna de Noailles qui souhaitait que son cœur soit inhumé au couvent des Clarisses d'Evian (voir le billet 709) ne put être exaucé. On choisit donc Publier, proche d'Amphion, sur les hauteurs du plateau de Gavot, pour accéder néanmoins partiellement à son vœu.


21/10/2014

707. "L'empreinte" par Angélique Ionatos























A partir du poème de la Comtesse de Noailles : "L'empreinte"

Voir les références en cliquant sur l'image ci-dessus.