<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299</id><updated>2012-02-02T09:26:35.585+01:00</updated><title type='text'>Anna de Noailles</title><subtitle type='html'>Anna Elisabeth de Brancovan, Comtesse de Noailles (1876-1933)</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>362</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-4303307889719603985</id><published>2012-02-02T09:21:00.002+01:00</published><updated>2012-02-02T09:26:35.594+01:00</updated><title type='text'>362. Francis James : à Anna de Noailles</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Gyo6oU6dZdY/TypIjqnyprI/AAAAAAAAGV0/Z5bZLpszamQ/s1600/113869519.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="262" sda="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-Gyo6oU6dZdY/TypIjqnyprI/AAAAAAAAGV0/Z5bZLpszamQ/s400/113869519.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue; font-size: x-small;"&gt;Francis Jammes&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Un jour tu vins me voir dans ce pays sauvage,&lt;br /&gt;Et je devinai vite alors que c'était toi,&lt;br /&gt;Car tes yeux pleins de nuit ravageaient ton visage&lt;br /&gt;Pâle comme la lune, et versaient leur émoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Près des mêmes rosiers qui te tendaient leurs lèvres&lt;br /&gt;S'étend le grand silence où tu me laisses seul.&lt;br /&gt;Ce soir, le rossignol qui brûlait de tes fièvres&lt;br /&gt;Mourra dans cette sphère opaque du tilleul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et moi, loin des amis pressés à ton cortège,&lt;br /&gt;Moi jaloux du printemps qu'ils jetteront sur toi,&lt;br /&gt;Je ne pourrai t'offrir que ces flocons de neige&lt;br /&gt;Où passe un chant funèbre entonné par ma voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bientôt je prendrai, comme on fait au village&lt;br /&gt;Alors qu'on mène un deuil, lourde comme du plomb,&lt;br /&gt;La croix dont le sommet parfois touche au feuillage,&lt;br /&gt;La croix qui t'étonnait, ô fille d'Apollon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je la porterai, troussé dans cette cape&lt;br /&gt;Dont ta bouche fermée a parlé si souvent,&lt;br /&gt;Et que soulèvera l'orage qui s'échappe&lt;br /&gt;D'un coeur qu'ont balayé l'injustice et le vent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je la planterai, ma soeur, ma bien-aimée,&lt;br /&gt;Sur le calvaire étroit dominant Hasparren,&lt;br /&gt;Afin que par-delà les monts et la vallée&lt;br /&gt;Sa douce ombre s'étende et te rejoigne au loin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-4303307889719603985?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4303307889719603985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4303307889719603985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/francis-james-anna-de-noailles.html' title='362. Francis James : à Anna de Noailles'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-Gyo6oU6dZdY/TypIjqnyprI/AAAAAAAAGV0/Z5bZLpszamQ/s72-c/113869519.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-1752562939527949540</id><published>2012-02-01T13:12:00.003+01:00</published><updated>2012-02-01T13:52:56.409+01:00</updated><title type='text'>361. Jean Rostand évoque Anna de Noailles</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-XgVS1rbw7fY/Tyk1h6QRclI/AAAAAAAAGRU/bJLG9b5ORdA/s1600/jean+rostand.jpg" imageanchor="1" style="cssfloat: left; margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" sda="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-XgVS1rbw7fY/Tyk1h6QRclI/AAAAAAAAGRU/bJLG9b5ORdA/s200/jean+rostand.jpg" width="192" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Quand je rencontrai Madame de Noailles pour la première fois, je n'avais pas tout à fait vingt ans. J'avais lu, au hasard des anthologies, quelques-uns de ses poèmes. Lu assez distraitement, assez négligemment, comme pouvait le faire un jeune homme presque exclusivement voué aux choses de la science, et plus soucieux de scruter les réalités animales que de rendre justice aux imaginations humaines. Et certes, comme tout le monde, j'avais été frappé par le somptueux lyrisme du poète, par son pittoresque neuf, par le rythme ardent de son style. Mais, à vrai dire, mon admiration était restée de surface. Il me paraissait que ce lyrisme, que cette beauté, que cette splendeur ne me concernaient point, qu'ils n'étaient pas à mon usage, qu'ils excédaient les moyens de mon goût, enfin qu'ils n'avaient rien à m'apporter comme aide ni comme enseignement. Aussi, avec l'indécente promptitude de la jeunesse, avais-je rangé la comtesse de Noailles parmi ces auteurs lointains à qui l'on songe avec respect, mais sans amour. &lt;br /&gt;C'est dire qu'en 1914 approcher le poète ne me semblait rien moins qu'une faveur d'exception. J'étais d'ailleurs, en ce temps, affligé d'une timidité monstrueuse, quasi morbide, qui transformait en véritable torture toute relation avec les humains : Madame de Noailles, par sa désarçonnante véhémence, par l'insolite de ses interrogations, ne pouvait que m'apparaître, de prime abord, comme un personnage singulièrement redoutable. &lt;br /&gt;Et pourtant, quelques années plus tard, la vie, très paradoxale, devait faire de moi, sans que je l'eusse cherché ni voulu, l'un des familiers d'Anna de Noailles. Peu à peu désintimidé, apprivoisé, je fis partie dé ces privilégiés qui, dans sa chambre de la rue Scheffer, auprès de son lit, assistaient au spectacle étourdissant et toujours renouvelé de sa puissante et exquise vitalité. J'en suis encore à me demander par quel miracle elle tolérait, allait même jusqu'à solliciter, ma présence. J'en suis encore à me demander quel intérêt elle pouvait bien trouver à ce jeune sauvage qui, sortant de ses livres et de ses insectes, arrivé tout droit de la campagne basque, ignorait tout de la littérature, de la vie, de Paris et du monde, et n'avait à lui offrir, en retour de tant de trésors, qu'un humble silence émerveillé... &lt;br /&gt;Peut-être devinait-elle, et pour en être quelque peu touchée, l'extraordinaire révélation qu'elle m'apportait. Car tout en elle me ravissait, m'enchantait, m'éblouissait. Ceux qui ne l'ont pas connue ignorent, et sans doute ils ignoreront toujours jusqu'où peut aller la force expressive du langage dans le poétique, le convaincant, le profond et le drôle. Elle disposait de tous les tons, sauf du maniéré et de l'affecté. Chez elle, l'outrance n'avait rien de théâtral, le pathétique ne sonnait jamais faux, le rare ne tournait jamais au précieux. Et quand j'évoque le prodige de son éloquence - si l'on peut appeler ainsi une vitalité à l'état pur, qui explosait en paroles - je songe moins à ces volontaires démonstrations où elle se divertissait parfois - elle appelait cela faire feu des quatre pieds - qu'à la façon spontanée dont elle parlait de son existence quotidienne à l'usage de ses intimes, dont elle racontait une lecture, un paysage ou une insomnie, l'acquisition d'un chapeau, une dispute avec un éditeur, la méprise d'un médecin, l'ennui d'un dîner officiel... &lt;br /&gt;Et que dire de ces portraits qu'elle traçait en quelques phrases péremptoires, de ces caricatures lyriques où figuraient des termes de comparaison empruntés à tous les règnes de la nature, depuis le minéral jusqu'au mammifère, et dont telle était la force persuasive qu'on se trouvait à jamais empêché de voir le modèle autrement queue nous l'avait dépeint. &lt;br /&gt;Célèbre est le mot d'André Breton à propos de Paul Eluard : "des yeux de pétrole fou". Mais, bien avant les surréalistes, Anna de Noailles connaissait le secret des bizarres accouplements verbaux. Elle était plus intelligente, plus malicieuse que personne. Ce poète avait la sagacité psychologique d'un Marcel Proust, l'âpreté d'un Mirbeau, la cruelle netteté d'un Jules Renard. &lt;br /&gt;Sur une foule de points, elle m'instruisait, m'obligeait à réfléchir, me dessillait les yeux. Quelle hardiesse de vision, et quelle liberté de jugements Comme, d'un mot, elle savait crever les encombrantes baudruches, et, à la faveur de la poésie ou de l'humour, narguer en petite fille terrible les bienséances et les préjugés ! Elle n'avait d'illusion que bénévole, et ne s'abusait guère sur les médiocrités humaines. On eût cru parfois qu'elle n'avait vu que le côté lumineux des choses, mais non, elle avait vu aussi tout le noir. Ses enivrements n'ont jamais fait tort à ses lucidités. "Si Tristan sentait l'ail je le dirais", affirmait-elle dans une de ces formules saisissantes qui lui étaient coutumières. &lt;br /&gt;Incapable de se contrefaire, elle était sans relâche invinciblement et comme organiquement - elle-même. Curieuse par générosité, elle traquait avidement la vérité dans les êtres, qu'elle forçait à livrer le peu qu'ils recelaient. A son don d'observation, rien n'échappait de ce qui, d'ordinaire, est réservé à des scrutateurs moins impétueux. D'un de ses regards d'aigle, elle avait tout embrassé, tout compris, tout jugé, jusqu'aux plus minces détails, et même ce qui n'était pas digne d'être perçu par elle. &lt;br /&gt;Malgré son penchant au comique, elle redevenait éminemment sérieuse et même grave dès qu'il s'agissait des choses vraiment grandes. Il ne fallait point que, devant elle, on raillât ou diminuât les valeurs qu'elle s'était choisies. Le respect de son métier en était une. Elle ne comprenait pas, elle n'admettait pas ce parti pris de jeu et de mystification qui déjà tendait à s'introduire dans nos moeurs littéraires. &lt;br /&gt;Sous son rire enfantin, toujours prêt à fuser pour un objet futile, se tenait une invariable mélancolie. Jamais elle n'était vraiment détendue, satisfaite, sans quelque arrière tristesse. Même aux époques heureuses, comblées, elle était comme auréolée de solitude et de dénuement. Elle avait au plus haut point le sens de l'amitié. L'amitié, disait-elle, est mon second métier. Et jamais, en effet, elle ne préférait son travail à la compagnie de ceux qu'elle avait élus. Toujours je l'ai vue repousser son cahier et lâcher son stylo, pour poser sa petite main en étoile sur le bras du visiteur ami. &lt;br /&gt;Connaissant, d'expérience personnelle, les "chemins hérissés de la douleur physique", elle avait une grande aptitude à la pitié. Elle eût fait je ne sais quoi pour apporter un tube d'aspirine ou un flacon de gardénal à un être qui souffrait. Et cette ardente compassion, cette conscience aiguë de la misère animale du corps - jointe à un goût très sûr de la justice - donnait toute sa plénitude à son amour pour le peuple. Amour profondément sincère, et qui n'était point élégance d'aristocrate, ni même fidélité à la tradition romantique des Hugo et des Michelet... Car l'orgueil purement spirituel d'Anna de Noailles ne la privait point de fraterniser avec tous par la chair et par l'instinct. Elle vivait dans un monde haut placé, situé directement sous les étoiles, où n'atteignaient pas les cloisonnements mesquins de nos sociétés, et où la musique des sphères ne couvrait pas le sourd gémissement de la détresse humaine. &lt;br /&gt;L'affectueuse admiration, le tendre enthousiasme que m'inspirait la personne d'Anna de Noailles devaient tout naturellement m'inciter à revenir à son oeuvre... Alors, l'un après l'autre, je lus ses volumes de vers, ses romans, et ses contes. Je ne fus pas long, cette fois, à découvrir l'incomparable poète, l'incomparable prosateur dont l'essentiel avait naguère échappé à ma hâte de mauvais liseur. Pour que je rendisse justice au génie, fallait-il donc que je fusse instruit par l'amitié ! &lt;br /&gt;Je retrouvai sur le papier tout ce qui m'avait tant séduit dans l'être réel. Car, bien sûr, tout y était (et comment cela eut-il pu ne pas y être), l'altière solitude, l'angoisse pascalienne, "la raison et le chant", la divination fraternelle des coeurs, la franchise de l'aveu, les élans de la pitié, tout, saut la prodigieuse drôlerie, qu'Anna de Noailles n'a jamais voulu accepter dans son oeuvre écrite. &lt;br /&gt;Toutes ces vertus de l'âme et de l'art, il me semble qu'elles n'ont pas cessé d'éclater toujours davantage dans l'oeuvre d'Anna de Noailles, et singulièrement dans le Poème de l'Amour, où elle laisse délibérément tomber le voile des splendeurs, et dans ce bouleversant Honneur de souffrir où l'excès de la douleur a coupé le souffle du poète. Jamais peut-être, dans aucun livre de prose ou de vers, ne s'étaient exprimées avec autant d'austère passion la stupeur de l'esprit devant l'escamotage de la mort, et l'incompréhension du départ suprême, et la honte de survivre, et la décision de continuer à traiter en avant celui qui n'est plus là. Car il ne s'agit pas, dans l'Honneur de souffrir, de regrets et de souvenirs ; l'exceptionnelle force de cette élégie funèbre est d'être vécue au présent, non au passé. Jamais on n'avait mis tant de feu pour s'adresser à des cendres, jamais on n'avait à ce point tenu compagnie à des morts, trahi la lumière pour la ténèbres déserté la vie au profit des tombeaux. &lt;br /&gt;Et, de ce livre, il monte un terrible cri de révolte, le plus violent qu'on ait poussé depuis Leopardi. Révolte contre la terrestre planète qui résorbe nonchalamment les humains, contre le spécieux univers, contre la vie mensongère qui porte en soi-même son échec, contre la pensée, réduite à porter envie au doux néant préliminaire : "Lieu d'avant la naissance, unique réussite"&lt;br /&gt;On ne survit pas très longuement à un livre pareil. Anna de Noailles, en 1927, avait vu disparaître, coup sur coup, les êtres qui étaient les principaux motifs de son existence. Un jour, c'en fut trop... Elle chancela. Nous ne tardâmes pas à comprendre qu'elle était, cette fois, trop rudement frappée et que tous les efforts de ses vivants auraient peine à la disputer à la silencieuse conspiration de ses morts... Anna de Noailles ne vivrait plus désormais qu'assistée par l'espoir de suivre ceux qui l'avaient abandonnée. Non pas, certes, qu'elle nourrit l'illusion de les rejoindre, car elle était dépourvue de ces croyances consolatrices, et l'excès même de son mal ne faisait que la roidir dans une impavide négation. Mais elle voyait dans la mort - la bonne mort, comme disait Lucrèce - le suprême calmant, le seul somnifère capable de la délivrer de tant d'absences : "Je ne peux plus m'entendre disait-elle, qu'avec ceux qui sont en amitié avec la mort".&lt;br /&gt;[ ... ] Nous-mêmes, avouons-le, nous ses amis, l'eussions-nous deviné, qu'elle était capable d'une si rigoureuse aliénation ? Le savions-nous, que cette vivante unique pouvait connaître à ce point le manque d'autrui ? Même en lisant les terribles vers de l'Honneur de souffrir, nous pensions, nous espérions que la plainte s'était laissé amplifier par le génie... Nous hésitions à prendre tout à fait à la lettre ces serments faits à des tombeaux... Mais, hélas, nous dûmes reconnaître que le cri, pour une fois, n'avait pas dépassé le mal. Et ce fut, à mes yeux du moins, la période la plus haute, la plus touchante de l'existence d'Anna de Noailles que celle où nous comprimes, par son inguérissable tristesse, que son coeur - bien plus grand de n'être pas innombrable - s'était farouchement refermé sur quelques-uns. &lt;br /&gt;Heure probante, où s'authentifiait toute son oeuvre, et où nous pûmes donner tout son sens à cette phrase qui jadis nous faisait sourire : "Pour moi j'ai été une muette". Rien ne pouvait plus la distraire, ni la nature, ni le travail, ni elle-même. Nous la vîmes peu à peu s'enfoncer dans la nuit. Un instant, nous pûmes croire que des fleurs de pastel allaient la retenir. Mais ce ne fut qu'une halte. De toute chose, elle se dépouillait peu à peu, et même de cette ambition créatrice qui la dévorait autrefois. &lt;br /&gt;"Quel beau livre j'écrirais si je revenais de ces sombres régions et si je croyais encore assez à la vie pour avoir envie d'écrire". Et, comme nous la pressions d'ajouter à son oeuvre "Est-ce que tout finira, mon petit ? Alors ? N'ai-je pas fait assez de cadeaux au néant ?"&lt;br /&gt;Aussi, quand vint l'heure où la nature - par des voies qui sont restées quelque peu obscures à la médecine - se fit la complice de ses voeux, nous assistâmes au spectacle de sa calme résignation. Cette grande rebelle s'abandonnait, se soumettait aux lois de la réalité; cette nietzschéenne s'éteignait selon Marc-Aurèle. Tant de sagesse finale devait donner à notre douleur une forme que nous n'eussions pas prévue. Car, malgré notre déchirement, nous ne pouvions que nous incliner avec respect devant l'exemplaire exactitude de celle qui avait écrit &lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;"Certes il est altier d'opposer le courage &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;A ce que l'on voit défleurir &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Et d'aborder en paix les défaites de l'âge, &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Mais il est plus pur de mourir".&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-1752562939527949540?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1752562939527949540'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1752562939527949540'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/jean-rostand-evoque-anna-de-noailles.html' title='361. Jean Rostand évoque Anna de Noailles'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-XgVS1rbw7fY/Tyk1h6QRclI/AAAAAAAAGRU/bJLG9b5ORdA/s72-c/jean+rostand.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-1114083787624538336</id><published>2012-02-01T12:58:00.005+01:00</published><updated>2012-02-01T13:51:53.419+01:00</updated><title type='text'>360. Francois Mauriac : Anna de Noailles est morte</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Zg_kO7Gs9MI/Tyk1CETPOSI/AAAAAAAAGRM/6v0hvpQ6c-Q/s1600/mauriac.JPG" imageanchor="1" style="cssfloat: left; margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" sda="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-Zg_kO7Gs9MI/Tyk1CETPOSI/AAAAAAAAGRM/6v0hvpQ6c-Q/s320/mauriac.JPG" width="276" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Cette jeune femme illustre prêta sa voix à toute une jeunesse tourmentée. Sa poésie fut le cri de notre adolescence. Auprès des autres, nous cherchions l'apaisement, la lumière; ou nous leur demandions d'être bercés et endormis. Mais elle attirait à soi les passions qui ne veulent pas guérir. Quelle tentation, pour un jeune cœur, que de découvrir Dieu au-delà de l'assouvissement ! &lt;br /&gt;Admirée, adorée, chargée et comme accablée de tous les dons humains, elle nous précédait de dix années dans la vie, pour que nous fussions avertis que posséder tout, c'est ne rien avoir, et qu'il ne sert à rien de gagner l'univers. L'univers, elle l'avait pondant capté dans ses poèmes où Venise, Sorrente, la Sicile nous semblaient plus chaudes et plus odorantes que dans le réel. Mais de tous les jardins du monde, elle rapportait les seules herbes nécessaires pour composer le philtre qu'Iseult partage avec Tristan et elle nous le faisait boire. Elle n'a jamais distingué l'amour de la mort. Son exigence débordait infiniment l'amour humain. Dans les poèmes admirables qui ouvrent le recueil les Vivants et les Morts, elle sut nous rendre sensible la fuite de la créature aimée, même tenue et pressée entre nos bras :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Quelque chose de toi sans cesse m'abandonne,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Car rien qu'en vivant, tu t'en vas...&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Cette trahison, en pleine fidélité, de l'être qui s'écoule, qui se défait; ce mensonge de la vie, elle fut la première à nous en persuader. Notre vingtième année lui doit d'avoir connu cette disproportion entre le désir du cœur et ce qu'il poursuit jusqu'à épuisement. Il ne servait de rien à notre jeune passion d'atteindre son objet, puisqu’elle n’en épousait jamais les contours. La beauté, enfin appréhendée, ne ressemblait pas à celle qui nous avait fui :&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Je me tairai, je veux, les yeux larges ouverts, &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Regarder quel éclat a votre vrai visage, &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Et si vous ressembler à ce que j'ai souffert.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ce défaut de conformité entre l'amour et l'objet de l'amour éveillait en nous une douleur qui, devenait l'amour même, ou du moins, tout ce qu'en dehors de la volupté il nous était donné d'en connaître. Par l'unique douleur, l'amour humain prenait conscience de lui-même, au point que, si nous ne faisions pas souffrir, nous ne savions pas que nous étions aimés. Les amants ne se connaissent qu'au mal qu'ils se font qu'aux coups qu'ils se portent. Toute la misère de l'attachement aux créatures tient dans ce vers impérissable :&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;La paix qui m'envahit quand c'est vous qui souffrez.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Et cependant, rien n'arrête, puisqu'ils sont vivante, l'incessante dissolution de ces deux corps qui se cherchent. En vain le poète s'efforce-t-il de fixer l'instant et le lien de sa joie :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;La terrasse est comme un navire&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Qu'il fait chaud sur la mer ce soir !&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Rien n'est immobile; tout parapet devient une proue ; la nature entière bouge comme le vaisseau de Tristan et entraîne à la mort le couple éphémère. &lt;br /&gt;[...] Dès sa jeunesse, ce bel aigle avait regardé la mort en face. Pareille aux grands romantiques, elle n'en a jamais détourné les yeux. Et c'est ce qui rend sa mort si étonnante. Pour la plupart des hommes, mourir est un accident : ils trébuchent et disparaissent dans la trappe comme des bêtes surprises. Mais de celle-là qui, depuis tant d'années, contemplait et, si j'ose dire, veillait sa future dépouille, le silence, l'immobilité déroutent l'esprit. Je répète à cette endormie le mot du Christ après la Cène, lorsqu'il interroge ses disciples : « Vous croyez, maintenant ? » Elle sait, maintenant. Elle sait... Elle voit. &lt;br /&gt;Durant toute une vie, aura-t-elle contemplé la mort en vain ? A cet esprit, l'un des plus avides que nous ayons connus, la mort ne révéla rien de ce que dissimulent ses ténèbres. Penchée depuis l'enfance sur ce gouffre d'éternelle clarté, Madame de Noailles a toujours donné son cœur et son consentement à la nuit. &lt;br /&gt;Pourquoi, en dehors d'un imprévisible miracle, sentions-nous qu'il en devait être ainsi ? Elle-même paraissait terriblement sûre de ne jamais succomber à la tentation de Dieu, comme si elle eût été tirée sur la berge, très loin du courant de grâce où beaucoup de ses jeunes frères se sentaient entraînés. Elle paraphrasait en vain Pascal dans de sublimes Élévations. Elle dressait en vain vers Dieu l'holocauste de ses poèmes :&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Mon Dieu, je ne sais rien, mais je sais que je souffre !&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La fumée du sacrifice était rabattue vers la terre. C'est qu'il ne sert à rien d'interpeller Dieu si nous ne l'écoutons pas. L'attention dans le silence est un aspect trop méconnu de la prière. Ce cœur innombrable, ce cœur retentissant ne se taisait jamais. Cet essaim bourdonnant, que pouvait-il entendre, hors son bourdonnement admirable ?&amp;nbsp; «Il faut d'abord avoir soif » ; ce mot de Catherine de Sienne que Madame de Noailles inscrivit en exergue du Poème de l'amour - quelle triste habitude nous eûmes tous de dérober aux saints leurs plus pures paroles, pour faire le jeu de notre passion - ce mot l'aurait sans doute éclairée, si elle l'eût ainsi compris : « Soif de ce silence où Dieu nous parle. » Peut-être alors eût-elle entendu la parole intérieure qui fut adressée à Catherine de Sienne : « Tu es celle qui n'est pas... » C'était le mot de l'énigme,, et Madame de Noailles ne l'a pas trouvé. Elle est demeurée inguérissablement elle-même, aveuglée par sa propre lumière. A l'entour, les planètes humaines ne lui apparaissaient que dans l'éblouissement de ses rayons. &lt;br /&gt;La jeunesse s'éloignait ; les nouvelles générations portaient leur encens à d'autres idoles ; autour de cette femme étendue, une terrible cognée abattait ceux qu’elle chérissait le plus. La solitude et le silence prirent ainsi possession, par la force, de cette vie tumultueuse jusqu'à ce qu’elle fût définitivement immobilisée, crucifiée à la maladie. N'allons pas au delà ; agenouillons-nous devant ce mystère des derniers jours où, vaincue enfin, dépouillée de toutes ses armes, cette grande inspirée reçut peut-être les seules inspirations qui lui fussent inconnues, celles qui ne s'obtiennent, nous enseigne Pascal, que par les humiliations. […] C’est une dangereuse épreuve que l'excès de bonheur. Les anciens n'avaient pas tort de redouter une chance trop constante ; la créature comblée finit toujours par être accablée.&lt;br /&gt;Il est des êtres sur qui le bonheur humain s'acharne, comme s'il était le malheur, et, en vérité, il est le malheur. Ce grand poète qui vient de s'endormir, nous l'avons vu dans l'éclat de sa jeune gloire. D'autres femmes étaient belles, mais elle seule possédait cette beauté que le génie transfigure. Princesse dès le berceau, elle reçut, au jour de ses noces, un des plus grands noms de France, et des plus glorieux; mais à peine l'eut-elle porté, que l'éclat de son génie obscurcit les fastes de cette famille illustre; et désormais le nom de Noailles n'évoquera plus le vainqueur de Cérisoles, ni cet archevêque de Paris, ami secret des jansénistes et pour qui Racine écrivit l'histoire de Port-Poyal, ni trois maréchaux de France, mais une jeune Minerve revenue de toute sagesse, docile au seul vertige, et qui, comme l’Euphorion de Goethe, s'élance à corps perdu « dans un espace plein de douleurs »&lt;br /&gt;[...] Qu'elle était heureuse, cette désespérée ! Son génie jouissait de lui-même, à chaque instant de sa vie ; et non pas seulement lorsque, poète, elle cédait, dans le secret, à ses sublimes inspirations; car elle régnait aussi par la parole. Dans ces beaux jours de notre jeunesse, dès qu’elle apparaissait, nous nous pressions autour d'elle toujours accablée, mais dont l'épuisement même entretenait l'ivresse. Elle faisait rire aux larmes des adolescents que ses poèmes enivraient de tristesse, le soir, dans leur chambre solitaire. Furieuse et joyeuse abeille, elle fonçait soudain sur ses victimes, car elle voyait le ridicule des gens, selon le mot de Saint-Simon, « avec cette vérité qui assomme ». Insoucieuse du dard qu’elle laissait dans la plaie, la téméraire ne se méfiait pas de cette terrible mémoire qui est celle de l'amour-propre humilié, pareille à cette dauphine Marie-Antoinette, à cette jeune reine adorée, mais qui charmait moins de cœurs queue n'en blessait. Tant qu'une seule chose nous manque, nous espérons l'atteindre et le désespoir reste impossible. Mais rien ne manquait à cette reine de notre jeunesse; et elle obtint donc, par surcroît, le désespoir si nécessaire aux poètes. Il faut tout avoir, pour ne tenir compte de rien, tout posséder, pour avoir le droit de tout mépriser. Il n'y a pas de détachement possible sans possession, car comment nous détacher de ce que nous n'avons pas ?&lt;br /&gt;Aucun humble désir, aucun « manque » ne détournait de penser à la mort cette créature idolâtrée, envers qui le destin se montrait perfidement prodigue. Nul médiocre souci ne la divertissait de son unique disgrâce, la seule dont aucune puissance, sur la terre ni dans le ciel, ne la pouvait délivrer : cette disgrâce d'être née mortelle et de ne donner son cœur qu'à des créatures aussi éphémères qu'elle-même. L'écoulement, la fuite, la dissolution de l'être adoré devint ainsi le motif essentiel de cette poésie, si longtemps consacrée à tous les ciels et à tous les jardins du monde. Le thème bergsonien de la durée - qui devait trouver, grâce à Proust, sa transposition romanesque - fournit à cette porteuse de lyre une source de sublime... &lt;br /&gt;[…] Jusqu'à ce jour où il devint visible que le temps altérait aussi le seul de ses biens quelle aurait cru inaltérable : sa gloire. Dans le tumulte de son long triomphe, rien ne l'avait pu préparer à cette épreuve inévitable et qui n'épargne aucun créateur ni, surtout en France, aucun poète, car c'est la politique, et non la poésie, qui fit du vieil Hugo l'idole de la France !&lt;br /&gt;« Ce grand supplice, la vieillesse ! » notait Michelet à son déclin. il aurait pu dire : ce supplice sans cesse grandissant, l'approche même encore éloignée de la vieillesse ; oui, le pire des supplices pour ceux, du moins, dont la route glorieuse ne monte pas vers Dieu; supplice qui, pour être supporté sans cri, exige un courage d'homme, une raison d'homme. Dans ces ténèbres où il aurait fallu qu’elle fît un acte de foi dans son génie, la triomphatrice de naguère ne nous apparaissait plus que comme une pauvre femme, stupéfaite, anxieuse. &lt;br /&gt;C'est que, dans l'orgueil des poètes, il ne faut voir qu'une apparence. Il n'en est aucun, même parmi les plus grands, qui ne doute de soi, que la moindre critique ne trouble, qui n'ait besoin, comme de pain et d'eau, d'admiration et de louanges. Mais nous, qui étions sûrs que l’œuvre de Madame de Noailles vaincrait le temps, nous nous irritions de la sentir si démunie. Hé quoi ! il ne lui suffisait pas de relire les Vivants et les Morts pour consentir à l'indifférence des jeunes barbares d'après la guerre ?&lt;br /&gt;[...] C'était l'époque où, après un long temps d-incubation, le virus de Rimbaud se manifestait dans la poésie française; l'époque où un jeune insolent disait devant moi à Madame de Noailles : « On ne fait plus de vers, aujourd'hui, madame !», l'époque enfin où, dans la lignée de Mallarmé, se manifestait un poète attentif à la valeur et au poids de chaque mot, ennemi de toute facilité. Dans les premiers jours après l'Armistice, je me vois encore, chez le libraire Floury, lisant d'un trait la Jeune Parque de ce Paul Valéry […] aux antipodes du « Cœur Innombrable » et des « Eblouissements .&lt;br /&gt;Mais il y a, chez les Muses, beaucoup de demeures ; et dans ce temps où je me sentais proche encore de mes belles années, bourdonnantes de tous les poètes, les dieux nouveaux n’empiétaient pas sur mes anciennes adorations. Aucun de nous qui ne soit demeuré fidèle à celle dont la poésie fut la voix même de notre jeune passion. Peut-être aurions-nous dû le lui redire; mais nous ne pensions pas que cette. immortelle eût besoin d'être rassurée.&amp;nbsp;Cette apparente désaffection, ce silence que le monde fait autour d'une destinée qui décline, heureux sont ceux qui ne le redoutent pas et qui même l'attendent avec une anxieuse espérance. Il est bon qu'avant que nous le quittions, le monde nous quitte. Autour du vaisseau qu'on va lancer à la mer, toutes les amarres, l'une après l'autre, sont rompues ; il demeure immobile, il ne glisse pas encore, quoique plus rien ne le retienne. Bénie soit la vieillesse qui nous détache longtemps à l'avance, afin que le passage à l'éternité s'accomplisse sans déchirement. En haine de la vieillesse, le monde renonce à nous qui n'aurions peut- être pas la force de renoncer à lui. Puissions-nous en ces jours-là, lui rendre grâce d'obliger la frivole créature à demeurer seule en face de son créateur. « Quand on vieillit, notait René Bazin à la veille de mourir, quand on vieillit, tout s'en va, mais Dieu vient ! »&lt;br /&gt;Il vient, mais son approche est différente pour chacun. Peut-être - je l'ai toujours cru - ne traite-t-il pas les poètes comme les autres hommes. Tout se passe comme si les poètes avaient une mission particulière, un exemple à donner et que seuls ils peuvent donner ; comme si leur vie, telle quelle est, était voulue. Tous, qu'ils aient cru à la vie éternelle ou qu'à l'exemple d'Anna de Noailles ils l'aient niée, ils attestent la grandeur de l'âme humaine, sa vocation divine. Les poètes m'ont toujours défendu contre le doute : même couverts de boue, comme Rimbaud et Verlaine, ils, éveillent,-en nous le sentiment d'une pureté édénique, d'une pureté perdue qu'il nous faut retrouver dans l'abaissement et dans les larmes. Battus de tous les vents, ruisselants de tous les embruns, ils sont bien des « phares », ainsi que Baudelaire les appelle, immobiles sur leur rocher, incapables en apparence de se sauver eux-mêmes, ils brûlent dans les ténèbres, mais notre route est inondée de leur lumière.&amp;nbsp;Aussi éloignés qu'ils paraissent les uns des autres, ces inspirés bien-aimés gardent entre eux un air de parenté, une ressemblance mystérieuse. Les trimardeurs terribles, Verlaine, Rimbaud et la comtesse de Noailles, née princesse de Brancovan, ont une vocation commune d'ardeur, de souffrance et de grandeur humiliée. La chambre sordide où Verlaine mourut, nu, la face contre le carreau, je la confonds dans mon esprit avec la pauvre chambre -meublée, rue Hamelin, où j'ai vu Marcel Proust étendu; avec la chambre de la rue Scheffer, où un « cœur innombrable » a fini de souffrir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-1114083787624538336?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1114083787624538336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1114083787624538336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/francois-mauriac-anna-de-noailles-est.html' title='360. Francois Mauriac : Anna de Noailles est morte'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-Zg_kO7Gs9MI/Tyk1CETPOSI/AAAAAAAAGRM/6v0hvpQ6c-Q/s72-c/mauriac.JPG' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-8341633480753805908</id><published>2012-02-01T12:12:00.005+01:00</published><updated>2012-02-01T13:49:43.923+01:00</updated><title type='text'>359. Charles Maurras : la comtesse de Noailles</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-QljoAcMHx6U/Tyk0zsoJcUI/AAAAAAAAGRE/gzXakqNh8X0/s1600/maurras.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" sda="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-QljoAcMHx6U/Tyk0zsoJcUI/AAAAAAAAGRE/gzXakqNh8X0/s320/maurras.jpg" width="224" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Grecque et roumaine d'origine, née à Paris, élevée en France, devenue Française par son mariage, Madame de Noailles a dédié le premier recueil de ses vers « aux paysages d'Ile-de-France, ardents et limpides, pour qu'ils les protègent de leurs ombrages ». Elle s'est écriée, dès la première pièce, « ma France ! » et cette prise de possession forme un petit hymne au pays Les chansons de Ronsard, le cœur de Jean Racine, sont invoqués d'un accent qui ne manque pas de piété. Mais le même livre a pour titre « le Cœur innombrable », et cette alliance violente d'un adjectif avec un nom qui n'est pas fait pour lui sentait son étrange pays et ne laissait pas d'inquiéter. &lt;br /&gt;L'inquiétude se confirme par la suite du livre; on ne tarde pas à s'apercevoir que, si Racine et Ronsard sont aimés ici, ils n'y sont aucunement préférés. Le suffrage qu'on leur accorde est très partagé. Une petite âme gloutonne s'est contentée de les convier à la posséder, en commun avec une nombreuse société de poètes inférieurs. Les véritables favoris sont bien plus récents et moins purs. &lt;br /&gt;Pour la quatrième fois, nous avons à saluer l'influence persistante et vivace des romantiques sur le plus brillant esprit féminin. C'est bien d'eux que Madame de Noailles a mémoire quand elle songe, écrit et vit. La face épanouie de la lune l'émeut à peu près des mêmes pensées qui auraient visité l'imagination d'une affiliée du Cénacle. C'est la rêverie de Musset devant Pboebé la blonde. A propos d'animaux, des « sobres animaux », quand elle les admire et les salue un à un, en suppliant une divinité champêtre de la rendre elle-même pareille à ces bestiaux suaves : Rendez-nous l'innocence ancestrale des bêtes ! le souvenir de Baudelaire s'entrelace à celui de Vigny, qui voulait que les animaux fussent nos sublimes modèles. Enfin, elle s'est exercée à fusionner, sur les savants exemples de Victor Hugo, le matériel et le mystique, le pittoresque et le rêvé, le sentiment et la chair :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Ah ! le mal que ces deux cœurs, certes,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Se feront ;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Le vent éperdu déconcerte &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;L’astre rond. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;La lune au ciel et sur l'eau tremble, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Rêve et luit ;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Nos deux détresses de ressemblent,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Cette nuit.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Il monte des portes de l’âme &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Un encens; &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;C'est l'appel du cœur, de la flamme &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Et du sang.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Nous avons distingué des imitations que l'on fait comme des devoirs ces reprises sincères et fiévreuses, que l'auteur dirait pleines de cœur et pleines de sang. A la fougue, à la vérité, au naturel se reconnaît l'invention. C'est seulement une invention qu'il faut dater et situer. Laissons donc Ronsard et Racine. Voici le centre du poète, voici la date fatidique de son avènement au ciel troublé de la poésie . Dix-huit-cent-trente. S'il était possible d'en douter, nous n'aurions qu'à ouvrir ce roman, la Nouvelle Espérance, qui nous ressuscite à la lettre les sentiments de la génération de René et de celle d'Adolphe, avec cette couleur précise du costume et de la parure que la vogue de 1830 y vint ajouter. « Mélancolie ! mélancolie ! axe admirable du désir ! Faiblesse du rêve à qui aucun secours, hors le baiser, n'est assez proche, pleur de l'homme devant la nature, éternel repliement d'Ève et d'Adam ! Ceci fixe la qualité des lectures prépondérantes. &lt;br /&gt;Le sens de l'antique est plus pur que chez Renée Vivien ; on ne trouve chez la comtesse de Noailles aucune réminiscence, même confuse, de l'Océan barbare, ni des troubles particuliers à la conscience chrétienne. La demi-grecque oublie la notion du péché. Elle songe la Mort comme l'ont songée les plus anciens d'entre les Anciens. C'est un obscur endroit d'où l'on pense à la vie avec quelque regret et d'où l'on veut savoir les nouvelles de notre monde. Les morts sont consolés, quand un trou creusé dans la terre insinue jusqu'au séjour où l'ombre se mêle à la cendre un rayon de miel, un filet de lait et de vin. Le poète raffiné du Cœur innombrable charge un faune de ses commissions pour le Styx, mais la collation rituelle est augmentée d’un mets nouveau : c'est le don royal d'elle-même, et ce présent fait a des Ombres, qui n'en peuvent goûter - elle le dit - pourra paraître assez méchant : &lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Dis-leur comme ils sont doux à voir,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Mes cheveux bleus comme des prunes,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Mes pieds pareils à des miroirs&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Et mes deux yeux couleur de lune.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Et dis-leur que, dans les soirs lourds,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Couchée au bord des fontaines,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;J’eus le désir de leurs amours,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Et j’ai pressé leurs ombres vaines.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Cette offrande fera voir en quel sens baudelairien la comtesse de Noailles transforme l'antique. On le sentira mieux en lisant un autre poème, moins réussi, l'historiette de la petite Bittô. Bittô bergère vient de se donner, en une vingtaine de strophes, à son berger Criton. Quand elle est bien vaincue, le poète pousse une exclamation : « Comme elle est grave et pâle! » et continue : « Bittô, je voire dirai votre grande méprise »&lt;br /&gt;Le commentaire des méprises de Bittô dure six bonnes strophes, où la vagabonde pensée noue et dénoue, sans rien indiquer de bien net, de molles écharpes. L'objet s'est évanoui dans le rêve, le sujet dans la paraphrase et l'églogue dans un lyrisme intempestif. Voici l'équilibre rompu entre les figures vivantes et le mouvement dont on veut qu'elles soient animées : ces figures paraissent, dès lors, tout agitées et consumées du feu intérieur, en une heure où l'âme devrait se reposer, languir. Les Anciens n'auraient jamais péché ainsi contre l'ordre. Sans l'ordre qui donne figure, un livre, un poème, une strophe n'ont rien que des semences et des éléments de beauté. &lt;br /&gt;Le second recueil de Madame de Noailles, « L'ombre des jours » précise la valeur de ces éléments précieux. Il achève de révéler quel trésor de puissance poétique accumulent certaines natures frémissantes. La sensibilité diffère de l'art ; mais elle est la matière première de l'art. Un certain degré de sensibilité, également distribuée et répartie, peut suppléer à la raison et tenir la place du goût. Or, l'excès fait la loi ici. Bien plus, de cette belle et forte sensibilité naturelle, une volonté résolue abuse méthodiquement. La jeune femme ne se complaît qu'à sentir, à se voir sentante et souffrante. Sa frénésie de sentiment, toujours consciente et voulue, la dévoile, l'écorche même, afin de la faire apparaître plus nue. Le poète se soucie donc de moins en moins de forger des représentations cohérentes, des images suivies, mais dans la négligence se font les rencontres heureuses :&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;J’entendrai s’apprêter dans les jardins du temps,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Les flèches de soleil, de désir, d’envie&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Dont l'été blessera mon cœur tendre et flottant. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le poète abandonne semblablement les descriptions, auxquelles il s'appliquait jadis avec une méritoire constance, et ces héros obscurs du jardin potager, haricots, radis, fleurs de pois, auxquels était dévoué le premier volume, sont relégués en un second plan à peine sensible. Ce que l'auteur demande désormais aux arbres, aux buissons, à la nature entière, c'est d'exciter ses nerfs, d'extasier son rêve, de lui apporter l'occasion du mouvement passionné. A ce titre, les vraies fleurs, ces fleurs du vieux temps qui charmèrent tous les poètes, refleurissent dans le jardin qui leur avait préféré des légumineuses. En l'absence des roses, jugées sans doute un peu trop simples, voici déjà brûler dans l'air amoureux de la nuit « l'héliotrope mauve aux senteurs de vanille ». A la description se substitue donc une émotion, mais élancée, autant que faire se peut, des régions les plus végétatives et les plus nocturnes de l'âme :&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Mon âme si proche du corps ! &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Mon âme d'ombre et de tourment &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Et celle qui veut âprement &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Le sang de la tendresse humaine !&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;O mes âmes désordonnées !&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ces petites âmes diverses, avides, brutales, - un physiologiste dirait - ces petits centres nerveux de systèmes inférieurs, - ces âmes d'impression plus que de réflexion et d'organisation, ces petites volontés toutes sensuelles, sont expressément chargées de tout passionner. Un train qui part, « beau train violent » st invoqué comme le « maître de l'ardente et sourde frénésie ». Dans le thème d’amour, le détail de physiologie alterne avec le cri :&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Ah ! tant de plaisir et de larmes !&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Tu ne dors, ne ris, ni ne manges,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Mais n’importe, c’est le bonheur !&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Un tel état de tension morale ne peut manquer de laisser jaillir, en aigrettes ou en étincelles, de purs et de nobles agencements de syllabes, tels que le début de la deuxième strophe, dans le Dialogue marin, où la double épithète accordée à la mer pourrait être du plus magnifique poète :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Visage étincelant du monde, battement&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Du temps et de la vie !&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Il va sans dire : ce ne sont, ce ne peuvent être que des fragments. Nulle composition réelle, quoique l’auteur sente toujours où il va et, de biais ou de droit, qu’il puisse toujours aller. Ni providence, ni pensée. Les éléments se groupent selon leu poids ou leur venue. Ne lui demandez pas de soigner autre chose que ses clameurs.&lt;br /&gt;La « Nouvelle espérance », véritable roman poème, animé d’une rare passion est conçue n’importe comment et le train du récit marche comme il peut. Une jeune dame qui s’ennuie essaie d’aimer son mari et successivement tous les amis de son mari. Elle trouve enfin, un peu en dehors de son entourage ordinaire, quelqu’un à qui se donner. Mais cet amant aimé n’est cependant pas le bonheur, pour deux raisons majeures : il n’y a pas de bonheur pour Sabine et, de plus, cet amant ne peut être toujours à sa disposition. Certain soir, dont le lendemain semble vraiment trop long à vivre sans lui, Sabine s’arrête à la pensée de mourir. Cette fin qu’on traite d’absurde paraît la seule raisonnable si l’on comprend la donnée première. Encore la mort même n'est peut-être pas assez calme, assez froide, assez morte pour éteindre éternellement ce forcené démon d'amour qu'il s'agit de tuer. Tout le démoniaque, dans ce livre, est parfait. Quand il s'agit de peindre des personnages que le démon d'aimer n'agite pas, qui sont « lâches devant l'amour », ou quand il faut imaginer des anecdotes, des aventures, des circonstances, le livre tombe. Non faiblesse. Non parti pris. On dirait plutôt ironie et négligence - Pourquoi machiner, composer ! Un seul point a de l'intérêt : ce qui se passe dans une âme quand elle aime ou qu'elle erre dans les environs de l’amour, la rencontre de ceux qui s'aiment, leurs conversations, ces étreintes, ces « caresses immatérielles des âmes ». Un artiste plus docte aurait effacé tout ce qui n'est pas cela. Celui-ci s'est contenté de le gribouiller. Mais il s'est enfoncé de toutes ses forces dans l'analyse du désir de la passion et dans la formule, aussi réelle. que possible, de cette passion enfin trouvée et sentie.&lt;br /&gt;De grands poètes qui exposent les infortunes des amants veulent nous émouvoir de pitié ou d'horreur. Celui-ci n'a aucune arrière-pensée théâtrale. Il n'a point d'autre but que de dire l'amour ou plutôt de le confesser. Il nous confesse son amour. Je voudrais oser dire qu'il l'extériorise. Comme le jeune auteur d'Occident tendait à trouver, des paroles qui pussent la dire, vivante, vraie, dans les caractères particuliers de son imagination, le jeune auteur de La Nouvelle -Espérance cherche à faire voir avec vérité ce que c'est que son cœur de femme, conçu, non au repos, où il n'est point lui-même, mais au plus vif, au plus rapide, au plus effréné des mouvements qui mettent le fond bien à nu ; non dans le rêve et dans l’attente, mais à la fleur des heures où brûle le plus haut sa plus chaude flamme d'amour. Je suis loin de nier l'éminente curiosité du spectacle. Cependant, ces efforts de description intérieure participent de la science plus que de l'art. Il me semble que le succès en sera toujours relatif. &lt;br /&gt;Si, d'un tableau à un autre, il n'existe jamais de copie parfaite, comment serait-on jamais satisfait de la version de nos états intérieurs dans le langage extérieur, de notre vie propre dans un monde qui est commun et qui doit l'être ? Quelque concret et sensuel que soit un style, les mots sont toujours une algèbre, leurs symboles ne feront jamais la réalité : ils ne la refléteront même pas.&lt;br /&gt;Aussi n'est-on jamais satisfait, même de l'outrance, et faut-il toujours la porter plus avant. Par essais graduels, par entraînement méthodique, les phénomènes insensibles ou à peine perçus jusque-là prennent une forme distincte. L'hyperesthésie maladive s'accentue volontairement et s'accompagne de perversions bizarres. La couleur des mots apparaît et, leur arôme s'annonce. En même temps qu'il se colore et se parfume, l'univers intellectuel commence à revêtir un accent plus aigu, dont le patient commence à souffrir. Ce qui chatouillait blesse, ce qui blessait déchire. Cette tension nerveuse, développée, accrue par la volonté complaisante, devient un jour insupportable; comme le gentil- homme dont M. Huysmans a dressé la monographie, on commence à se trouver assez mal portante ; comme Sabine de Fontenay, on court chez le docteur :&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;- Docteur, cela va très mal. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il lui répondit : &lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;- D'abord asseyez-vous tranquillement. Mais elle reprit - &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;- Je n'ai pas la force de m'asseoir tranquillement, on ne se repose que quand on est bien portant. Elle ajouta : Il faut que vous me guérissiez tout de suite, je vous en supplie, de cette douleur que j'ai dans la nuque tout le temps, et d'une tristesse qui me met des larmes dans toutes les veines. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il lui conseilla le calme, le sommeil, la nourriture. Il la pria de regarder doucement la vie, indifférente et drôle. Il l’assura des plaisirs prudents qui attendent l’observateur et l’amoureux de la nature. Elle lui dit :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;- Alors, docteur, le soleil et les soirs violets, et des bouts de nuit ou semblent s’égoutter encore les lunes qui furent sur Agrigente et sur Corinthe, ne vous font pas un mal affreux ?&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Le docteur répond que la pensée des vieilles lunes lui est, au contraire, bien reposante. Sabine s'en va indignée, en se disant : &lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;« La satisfaction seule console. La faim, la soif et le sommeil ne se guérissent point par tel envisagement de l'univers, mais par le pain, l'eau ou le lit, et de même la douleur ne se guérit que par le bonheur ».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mais l'idée du bonheur elle-même s'est aiguisée. Son amant lui a demandé un jour : "&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;Qu'est-ce qu'il vous faut, à vous, pour que ,vous soyez heureuse ?" &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;Elle tourna vers lui ses yeux d'enfant brûlante, appuya sa tête contre l'épaule de Philippe et répondit : "&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Votre amour."&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;Puis, jetant dehors sa main nue, faible, puissante, elle ajouta : "&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Et la possibilité de l'amour de tous les autres !"&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quelque temps après, elle ajoute, dans une lettre, autre chose d'infiniment plus net : &lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;« Ce n'est pas vous que j'aime; j'aime aimer comme je vous aime. Je ne compte sur vous pour rien dans la vie, mon bien-aimé. Je n'attends de vous que mon amour pour Vous »&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ainsi un certain degré d'attention sur soi-même en arrive à faire tourner jusqu'à l’amour, comme le mauvais oeil faisait jadis tourner le vin. Oui, l'amour se meurtrit, une fois revenu dans le cœur aimant qui ne l'avait créé que pour se répandre et se fuir. Il se résorbe dans cet élémentaire amour de l'amour que tous les psychologues distingueront de l'amour vrai, dont il est la corruption ou le résidu. &lt;br /&gt;L'amour de l'amour tue l'amour, observait-on plus haut. Ou peut-être n'existe-t-il que pour avoir tué l'amour. Aimer l'amour, c'est s'aimer soi : le livre qui le montre atteint par là un rare caractère de profondeur et de vérité. A force de s'aimer, à force d'accorder à chaque fragment, à chaque minute de soi, l'indulgence absolue et l'adoration infinie, il arrive qu'un de ces fragments, éphémère hypertrophié, devient le meurtrier des autres : il ne peut même plus supporter la pensée des instants à vivre, s'ils ne sont identiques à lui, s'ils sont autre chose que son propre prolongement, et l'être, à ce degré de despotisme, n'aspire plus qu'à s'anéantir : il s'anéantit et se dissout en effet, par amour absolu de soi. « Tu es loin, écrit Sabine à son amant, tu es loin, il faudrait vivre demain sans toi. Je ne peux pas ». Le premier coup de minuit qui sonne aura probablement raison d'elle toute, comme elle a eu raison de tout. Je ne sais pas de suicide romantique mieux motivé ; on y peut voir, toucher, comment une anarchie profonde défait une personne, aussi exactement qu’elle décompose un style ou un art, une pensée ou un État.&lt;br /&gt;-------------&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Remarques &lt;/strong&gt;: &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;&lt;em&gt;1. bien qu'il soit excessivement long il n'a pas semblé possible de "couper" ce texte qui est donc reproduit dans son intégralité&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;&lt;em&gt;2. En publiant ce texte, considéré du seul point de vue de l'analyse littéraire, l'auteur ne souscrit pas pour autant aux idées et convictions de Charles Maurras&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;---------------&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-8341633480753805908?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8341633480753805908'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8341633480753805908'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/charles-maurras-la-comtesse-de-noailles.html' title='359. Charles Maurras : la comtesse de Noailles'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-QljoAcMHx6U/Tyk0zsoJcUI/AAAAAAAAGRE/gzXakqNh8X0/s72-c/maurras.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7434406499683975309</id><published>2012-02-01T12:01:00.002+01:00</published><updated>2012-02-01T18:00:45.661+01:00</updated><title type='text'>358. Anna de Noailles : un point de vue contemporain</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Ks1Nb3DwVAI/TylvsI2j21I/AAAAAAAAGUw/BhlAUwj3mFY/s1600/Anna-de-Noailles.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="316" sda="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-Ks1Nb3DwVAI/TylvsI2j21I/AAAAAAAAGUw/BhlAUwj3mFY/s400/Anna-de-Noailles.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Séduisante comtesse et poétesse, la belle et vénéneuse Anna de Noailles fut une des reines de Paris au début du siècle. Elle parlait à merveille, enjôlait le monde littéraire et politique de son charme excentrique, rêvait d'honneur et de gloire. Elle eut tous les honneurs, toutes les gloires. Célébrée de son vivant comme une des artistes les plus sensibles, les plus lyriques, les plus flamboyantes de son temps, à peine si les surréalistes osèrent épingler de leurs sarcasmes celle qui fit saigner le cœur de Maurice Barrès. Et bien d'autres... Madame de Noailles (1876-1933) était une sensuelle, une généreuse, une vorace. Grande admiratrice de Victor Hugo, elle tenta comme lui d'embrasser la vie, la nature, le monde de toutes ses ardeurs, de toute sa fièvre. De toute sa mélancolie, aussi : l'égérie d'Edmond Rostand, la protectrice de Cocteau avait secrètement le goût de la cendre et la fascination du tombeau. La grande mondaine était aussi une rebelle : l'aristocrate parisienne, une femme qui n'hésitait pas à s'engager aux côtés de Dreyfus ou des plus pauvres. Il faut réentendre cette voix injustement oubliée, en savourer la force et l'émotion, la vitalité et la morbidité, la sauvagerie et la grâce. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabienne PASCAUD, &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Télérama, 3 septembre 1997. &lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7434406499683975309?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7434406499683975309'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7434406499683975309'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/anna-de-noailles-un-point-de-vue.html' title='358. Anna de Noailles : un point de vue contemporain'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Ks1Nb3DwVAI/TylvsI2j21I/AAAAAAAAGUw/BhlAUwj3mFY/s72-c/Anna-de-Noailles.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-3184697587885263524</id><published>2012-02-01T11:56:00.006+01:00</published><updated>2012-02-01T14:01:48.812+01:00</updated><title type='text'>357. La correspondance d'Anna de Noailles</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/--1_HItE0LoU/Tyk3fL5Z5xI/AAAAAAAAGRw/fBf3WY9Y7vk/s1600/higonnet+dugua.bmp" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" sda="true" src="http://4.bp.blogspot.com/--1_HItE0LoU/Tyk3fL5Z5xI/AAAAAAAAGRw/fBf3WY9Y7vk/s320/higonnet+dugua.bmp" width="217" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Extraits de l'ouvrage consacré à "La correspondance d'Anna de Noailles" par Elisabeth Higonnet-Dugua, sous le titre "Anna de Noailles - Cœur Innombrable", pages 438 à 443.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;--------&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;A partir du mois de février, Anna de Noailles n'eut plus la force d'écrire. Alitée, souffrant sans interruption, luttant contre des hallucinations, ne pouvant presque plus parler, elle dicta ses derniers vers. Hélène de Noailles, Mathieu et Anne-Jules ne quittaient plus son chevet. Le Samedi-Saint, à la veille d'un départ en voyage, l'abbé Mugnier se rendit rue Scheffer. Il fut accueilli par Mathieu qui lui confirma qu'il voyait la comtesse de Noailles pour la dernière fois. Allongée sur son lit dans la chambre aux cretonnes, Anna l'attendait. Il s'assit à son chevet. lui dit combien il avait aimé ses poèmes. Faisant un effort pour parier, elle évoqua ses souffrances. Ils s'entretinrent un court moment. Puis l'Abbé Mugnier lui donna l'absolution. Elle lui baisa la main, il lui demanda la permission de baiser la sienne. Ils restèrent alors un moment silencieux l'un près de l'autre, puis l'abbé Mugnier se retira. Le 11 février 1933, il avait écrit dans son journal après une conversation avec elle, qu'ému de la façon dont Anna avait "prononcé le nom de Dieu", il avait failli lui dire "Je vais vous bénir en son nom".&lt;br /&gt;Il sera assailli de questions sur son dernier entretien avec la comtesse de Noailles. Car on voulut, bien sûr, « tout » savoir. En homme qui avait l'habitude du monde, et en prêtre profondément intègre, il saura rendre ces instants en quelques phrases, sans pour autant trahir jamais l'intimité d'un entretien dont il garda le secret. Avec humour, autant envers la personne qui le questionnait indiscrètement sur les derniers moments d'Anna qu'envers la renommée de la Muse de la rue Scheffer, il répondit par un mot resté célèbre, laissant sur sa faim un interlocuteur avide de curiosité: "Elle m'a dit des choses si belles... Que voulez-vous, j'ai risqué l'absolution !".&lt;br /&gt;Anna de Noailles mourut le dimanche 30 avril 1933, au début de l'après-midi, entourée d'Hélène, Anne-Jules et Mathieu. Elle fut inhumée au cimetière du Père Lachaise près des princes et princesses Bibesco, après un service religieux à la Madeleine. Une foule immense composée de gens connus et inconnus suivit son cercueil. L'abbé Mugnier écrivit qu'aux abords du cimetière "il y avait le peuple qui s'empressait sur le passage du cortège, certains avec de petits bouquets".&lt;br /&gt;Le 1er mai 1933, depuis Mogosoëa où elle venait d'apprendre la mort d'Anna, Marthe Bibesco adressait ces lignes à l'Abbé Mugnier : "Je suis certaine que vous ne mettez pas mes sentiments pour elle en doute. Vous serez peut-être le seul à Paris. Peu m'importe ! Je vous envoie des pétales de roses qui se sont ouvertes dans le jardin de l'ancêtre le prince Martyr, dont, jeune fille, elle a porté le nom. Vous les lui ferez parvenir en les confiant sans doute "à l'Ange des prières qui n'ont pas été entendues".&lt;br /&gt;N'ayant jamais pu la convaincre tout à fait pendant sa vie des sentiments véritables qu'elle m'inspirait, j'ai, du moins, cette consolation de penser que, n'ayant pu lui faire ni bien ni plaisir en ce monde, tandis qu'elle était vivante, il me reste à servir quelque jour sa mémoire en écrivant ce que j'ai su de meilleur sur elle quand elle était dans ses jours généreux et fidèles. Certaines des lettres qu'elle m'a écrites témoignent des éclairs de sympathie qu'elle eut pour moi, quand les "mondains" comme elle disait, acharnés à nous brouiller faisaient trêve, devant la mort, la maladie ou l'apparition d'un livre ! Ainsi, quand vous serez en prières, au bord de ce néant auquel il lui plaisait de croire dans sa jeunesse, dites-lui que je viens de parcourir pour elle les allées de ce jardin où elle a passé un bref moment de son enfance. […] J'ai dit aux vieux ormes, aux noyers, aux peupliers, aux saules, que la fille des Brancovan n'est plus.[…] J'ai souffert de sa longue souffrance, souffert des doutes qui s'élevaient périodiquement dans son esprit en ce qui concernait mes sentiments pour elle, doutes alimentés par ses sycophantes femelles. Quel intérêt avaient-elles à nous diviser pour régner?" &lt;br /&gt;Le même jour, Francis Jammes écrivait :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Un jour tu vins me voir dans ce pays sauvage, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Et je devinai vite alors que c'était toi, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Car tes yeux pleins de nuit ravageaient ton visage &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Pâle comme la lune, et versaient leur émoi. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Près des mêmes rosiers qui te tendaient leurs lèvres &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;S'étend le grand silence où tu me laisses seul. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Ce soir, le rossignol qui brûlait de tes fièvres &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Mourra dans cette sphère opaque du tilleul. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Et moi, loin des amis pressés à ton cortège, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Moi jaloux du printemps qu'ils jetteront sur toi, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Je ne pourrai t'offrir que ces flocons de neige &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Où passe un chant funèbre entonné par ma voix. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Mais bientôt je prendrai, comme on fait au village &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Alors qu'on mène un deuil, lourde comme du plomb, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;La croix dont le sommet parfois touche au feuillage, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;La croix qui t'étonnait, ô fille d'Apollon &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Et je la porterai, troussé dans cette cape &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Dont ta bouche fermée a parlé si souvent, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Et que soulèvera l'orage qui s'échappe &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;D'un coeur qu'ont balayé l'injustice et le vent. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Et je la planterai, ma soeur, ma bien-aimée, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Sur le calvaire étroit dominant Hasparren, &lt;br /&gt;Afin que par-delà les monts et la vallée &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Sa douce ombre s'étende et te rejoigne au loin. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Hélène et Constantin Photiadès procédèrent alors au rassemblement et au classement des papiers divers laissés par Anna. Elle qui haïssait le bruit du papier que l'on déchire ne jetait jamais rien, et exigeait que l'on en fît autant, protestant lorsqu'elle entendait le bruit de feuillets froissés. Hélène trouva des documents divers (notes, correspondances, ébauches de poèmes) dans les tiroirs, les boîtes à chaussures, les cartons à chapeaux, et même dans la fameuse soupière de porcelaine qu'Anna avait choisi de placer sur le linteau de la cheminée de sa chambre, en face de son lit. Elle remit à Marthe Francillon-Lobre une enveloppe qui portait son nom. L'enveloppe porte ces mots, de la main de Marthe Francillon-Lobre : "Cette lettre ne m'a été remise qu'après les obsèques de la comtesse de Noailles".&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;Chère Madame Lobre, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;Je meurs dans les plus grandes souffrances humaines que seule soi-même on peut connaître; c'est l'enfer. Je suis seule; aucune main bien-aimée, aucun regard n'aide la pauvre enfant que je suis. J'ai le bonheur de mourir avant vous. Oublions tout ce qui ne fut pas les heures confiantes et éblouissantes de la sainte amitié. Je vous confie tout ce qui reste à faire pour moi. Pensez aux pauvres pastels qui sont rue La Boétie à la fantaisie de la chère Comtesse Greffulhe. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;Au nom du cher Barrès, Lorrain, usez pour ce qui est de la publication de mes livres de la femme d'Anne-Jules qui n'a parlé de vous qu'avec respect; pour tout ce qui concerne mes livres, manuscrits, photos, mises en désordre effroyable(s). &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;Chère Lobre, recueillez en votre cher coeur tout ce qui fut votre enfant suppliciée qui ne croyait pas qu'un tel martyre fût possible. Je n'ai pas tenu tranquillement votre main en mourant, ce qu'avait espéré le cher Barrès. Vous imaginez quelle agonie, quelle mort. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;Votre malheureuse amie qui attend pour après tous les soins de votre pieux souvenir. Dites à votre cher mari et à votre nièce parfaite ce que fut ma silencieuse affection. Pensez quelquefois à mon petit collier de Perlette.&amp;nbsp; Anna &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;[…] "Ne jugez pas, c'est le Jugement Dernier qui compte ; pour le monde, c'est le jugement premier!... Ils condamnent a priori". Cette phrase de l'abbé Mugnier qui pouvait s'appliquer à tant de ses contemporains, convient parfaitement à la comtesse de Noailles, qui fut à la fois adulée et haïe, et à qui la gloire réserva souvent d'amers salaires. Elle aimait la gloire - son idée fixe - rapporte Cocteau qui la connaissait bien, et le disait. Elle le disait même trop, au gré de ses ennemis que ses excès agaçaient. &lt;br /&gt;Excès poétiques parfois ("j'ai mes adjectifs"), excès d'emphase verbale et goût démesuré de la mise en scène. Anna de Noailles aimait qu'on l'écoutât, accaparait la parole, transfigurait le discours en numéro de cirque. "Elle jonglait, arpentait la corde raide, changeait de trapèze, exécutait des tours de cartes". Ses amis dirent aussi qu'elle savait écouter comme personne. Mais il fallait, pour pouvoir le dire, avoir traversé l'écran d'étincelles et les feux d'artifice. &lt;br /&gt;"Madame de Noailles", écrira Colette, "ne livrait que peu d'elle-même, en agitant autour d'elle des paroles nombreuses, comme autant de voiles qu'exigeait sa pudeur. N'aimant pas les questions, elle excellait à y répondre abondamment, avec une vivacité parfaitement évasive".&lt;br /&gt;On lui reprocha aussi de ne s'être pas renouvelée. ("Je n'ai pas su éviter l'insistance... "). La beauté de la poésie d'Anna de Noailles demeure malgré les défauts d'une oeuvre par endroits inégale. Aussi réels qu'ils soient, ses défauts n'ont jamais menacé l'éclat de son talent. Des vers inoubliables, des images étonnantes aux épithètes inattendues se sont échappés de ses mains qui savaient façonner avec une intensité et une aisance égales, l'alexandrin à la pureté racinienne, « l'Impair » que Verlaine avait aimé, ou la prose vivante. L'oeuvre de la comtesse de Noailles est aussi intemporelle que l'espoir, la souffrance et le rêve qui habitent l'âme humaine. A un journaliste qui lui demandait de définir son art, elle répondit: "Je crois que mon oeuvre s'est toujours attachée à refléter la vie".&lt;br /&gt;Anna de Noailles ne connut qu'une seule mesure, qu'elle servit en s'appliquant à ne jamais faillir. Ce fut celle que sa conscience d'écrivain, sa lucidité et son jugement exigeaient d'elle. Elle ne connaissait aucune entrave à l'appréciation de la valeur humaine et du talent où qu'ils se trouvent, pouvant admirer à la fois Jaurès et Barrès, Bernanos et Colette. Ainsi Léon Daudet s'étonnait-il qu'elle puisse à la fois vilipender les opinions politiques qu'il défendait, et louer son talent d'écrivain. &lt;br /&gt;Humaniste absolue, elle ne cessa de croire en l'homme. Revenant inlassablement sur les mêmes interrogations, avec une sincérité et une exigence impitoyables, elle choisit toujours de préférer la souffrance à l'illusion, portant au paroxysme le refus de la demi-mesure et la soif de cette plénitude, de cette joie dont d'Annunzio disait qu'elle était toujours au-delà, "toujours l'autre rive" : "La gioia è sempre l'altra riva".&lt;br /&gt;Dès l'enfance, l'âme d'Anna de Brancovan fut, pour son bonheur et pour sa souffrance, retenue prisonnière des thèmes qui allaient la hanter toute sa vie. Aussi porta-t-elle toujours sur le monde ce même regard vulnérable de la petite fille d'Amphion, qui le soir avant de s'endormir, appuyée à la fenêtre de sa chambre, offrait en silence son visage émerveillé à la nuit et se demandait en contemplant la lune :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;"Quel dieu, quel moissonneur de l'éternel été, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Avait, en s'en allant, négligemment jeté &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Cette faucille d'or dans le champ des étoiles"&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-3184697587885263524?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3184697587885263524'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3184697587885263524'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/la-correspondace-danna-de-noailles.html' title='357. La correspondance d&apos;Anna de Noailles'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/--1_HItE0LoU/Tyk3fL5Z5xI/AAAAAAAAGRw/fBf3WY9Y7vk/s72-c/higonnet+dugua.bmp' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7018508185562182834</id><published>2012-02-01T11:46:00.004+01:00</published><updated>2012-02-01T13:54:51.719+01:00</updated><title type='text'>356. Edouard Herriot : hommage à Anna de Noailles</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-DrwQdLVU78U/Tyk1ywwhwaI/AAAAAAAAGRc/SHBY97QJOVs/s1600/Edouard-Herriot.jpg" imageanchor="1" style="cssfloat: left; margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" sda="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-DrwQdLVU78U/Tyk1ywwhwaI/AAAAAAAAGRc/SHBY97QJOVs/s320/Edouard-Herriot.jpg" width="230" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;HOMMAGE A ANNA DE NOAILLES&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;par le Président Edouard Herriot, de l'Académie Française.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;in revue « Les Dialogues ». Numéro de janvier 1952&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Elle fut, elle-même, un éblouissement suivent le titre qu’elle a donné à l'un de ses recueils. Nul être n'a jamais possédé plus largement le don de l'image, la maîtrise du verbe. On peut lui appliquer les mots de l'auteur latin des Tristes : « tout ce qu’elle tentait d'écrire s'épanouissait en vers colorés comme des fleurs, pleins et savoureux comme des fruits ». Son génie poétique a capté toutes les beautés du monde : la douceur argenté des matins, la splendeur de midi doré par son grand ami le soleil, la tendresse mélancolique des soirs. Mieux que nos plus illustres lyriques, Anne de Noailles sait exalter le moindre détail de la nature : la haie d’églantiers, les baies violettes du prunellier sauvage, le corail d'une épine vinette, un archipel de coquelicots écarlates, l'élan d'un roitelet. Elle a été le chantre du verger, du jardin débordant de germes et de sèves, unie de tout son amour aux créations les plus humbles. Et quand elle avait cessé d'écrire, lorsque, muets d’adoration nous écoutions sa parole se répandre, c'était non pas même de l’éloquence mais une musique, la phrase ingénument raffinée de Mozart ou, plus simplement, la chant éperdu d’un oiseau.&lt;br /&gt;Quelles magies lui avaient fait cette âme unique, ce cœur innombrable ? D’abord par sa mère, si sincèrement artiste des influences lointaines venues de l’Orient. Petite fille elle a vu Byzance, ses minarets bleus, les eaux douces d’Asie, les tombes coiffées de turbans ; elle a respiré ce parfum de musc et de rose qui encense les rives du Bosphore. Elle a compris les paysages de la Grèce qui s’affirment par des lignes, sa terre sans ombre et ses pins verts, ses rares feuillages, d’où s’échappe un fronton de marbre ou la hanche d’une statue. Des liens précieux l’unissent aux humanistes de Crête ; j’ai songé à elle dans les vallées de l’île où de rustiques danseuses marquaient la terre de leurs cadences. Palerme l’accueille dans sa conque d’or. Elle a erré entre les buis des villas romaines. Elle a entendu le cri rauque de l’Espagne et les appels de l’Italie d’une si pressante sensualité.&lt;br /&gt;Mais, pour que son esprit s’apaise, s’il ne se fixe, il lui faut autour de ce Paris qui l’a vue naître, la France, sa patrie décisive, son meilleur amour. Il lui faut le paradis d'Amphion et son allée de platanes, son toit incliné, son lac, sa tourelle enlacée de troènes. Il lui faut la Savoie, ses châtaigniers et ses automnes de cristal. Il lui faut l'Ile de France, le pays de Sylvie. C'est à ces horizons que se culture la rattache ; elle en discerne tous les secrets, la grâce courtoise, l'harmonie mesurée, les nuances. « Mon Ile de France », écrit-elle, et, pour l'y entourer, pour lui faire compagnie, elle évoque auprès d'elle, sans exclusion, tout ce qui fait la gloire de notre pays, de La Fontaine à Rousseau, de l'ancien Régime aux grandes révolutionnaires. Car elle est trop intelligente et trop généreuse pour proscrire :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Je ne choisirai pas dans la splendeur française&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Et je veux, mon pays, tout ce que vous vouliez.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Elle a vu passer la robe en pékin bleu de Marie-Antoinette et la maigre silhouette bottée de Bonaparte. Elle aime aussi la France moderne, ce cri de délivrance que fut la Marseillaise, le fier envol du drapeau tricolore et elle ne reniera jamais l’émotion ressentie dans son adolescence à la première lecture du texte qui proclamait l’égalité des hommes dans le droit.&lt;br /&gt;La chère Anna de Noailles demeure pour nous le poète éclatant de la vie, de la vie dans toutes ses richesses, de la vie qui cherche partout un motif d'admirer. Marcel Proust qui a suivi sa carrière avec un enthousiasme passionné, qui voyait dans chacun de ses oeuvres une branche toujours plus haute d’un même arbre, a loué cette universalité de son talent, Rien d'humain ne lui fut étranger. Sa bonté se traduit en pitié pour les faibles, pour les malheureux, et, à l'occasion, pour les coupables. Elle a connu la joie, les larmes, les sanglots, et suivant ses propres termes, « l'honneur de souffrir ». Elle a aimé les héros. Courageuse, elle s'est montrée fidèle aux plus dangereuses amitiés. A tout moment, elle fut hantée par l'effroi de ne plus vivre. En ses derniers jours, elle dicte encore des poèmes. Elle s'est cabrée contre la mort. Je l'en loue pour ma part, la résignation est non pas une vertu mais un vice, une paresse, une lâcheté.&lt;br /&gt;Au sein même de son effroi, elle déclarait écrire pour les jeunes êtres qui lui succéderaient. Je veux croire que ce désir sera exaucé, que son prestigieux exemple éveillera des vocations, pourra révéler à eux-mêmes des talents dans cette France qui a tant besoin de valeurs spirituelles. Pour nous qui avons eu le privilège de l'approcher, […] pour nous qui revoyons la douceur veloutée de son regard sous la frange des cheveux couleur de nuit, nous garderons pieusement tout ce qui nous vient d’elle, ses livres, un peu de son écriture ailée, un pastel de roses azalées, et surtout, sa charmante, son ineffaçable image. oui, nous la garderons au plus profond du cœur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7018508185562182834?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7018508185562182834'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7018508185562182834'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/edouard-herriot-hommage-anna-de.html' title='356. Edouard Herriot : hommage à Anna de Noailles'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-DrwQdLVU78U/Tyk1ywwhwaI/AAAAAAAAGRc/SHBY97QJOVs/s72-c/Edouard-Herriot.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-6285336889080819457</id><published>2012-02-01T11:23:00.004+01:00</published><updated>2012-02-01T14:09:00.139+01:00</updated><title type='text'>355. Gabriel Bonnoure : à propos de la Comtesse de Noailles</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=8717780602749236299&amp;amp;postID=6285336889080819457"&gt;&lt;img border="0" height="300" sda="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-l_hZ8c9dFB0/Tyk5RSoF6XI/AAAAAAAAGSE/e9h4Uzur0E4/s400/355.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le vieil Hugo pensait sur les femmes à peu près comme Thalès de Milet :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Thalès n'était pas loin de croire que le vent &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Et l'onde avaient créé les femmes...&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Madame de Noailles vérifie cette hypothèse sur la syncrasie féminine. Sa poésie appartient à la nature liquide et aérienne. Qu'on ne cherche pas en ses livres la terre rouge de la Genèse, ni le magnétisme tellurique, ni le Feu artiste qui sculpte la forme et produit l'essence. Elle n'a même pas l'idée de cette recherche savante ou de cette ivresse magique qui font d'un Rimbaud ou d'un Baudelaire les égaux de Dante et de Milton. Sa fougue même n'est pas celle de la passion, c'est une fureur d'abondance et de coquetterie.&lt;br /&gt;Le mouvement de ses odes rappelle les vains bondissements de l'onde avec le poudroiement des gouttelettes dans le soleil : Iris dans la cascade et sous la pomme de l'arrosoir. Les lois de l'équilibre des fluides expliquent ces déferlements et ces bonaces pâmées, ces volutes brillantes « toujours recommencées », cette abondance, cette mollesse, ces échecs de la strophe qui jamais ne découragent la strophe suivante, comme la vague n'est jamais lasse d'avoir vu la vague précédente mourir sur le récif. Des adjectifs inanes se balancent comme l’écume amassée par le flot et que disperse l’aquilon. Suprême réussite de ce «style coulant» haî par Baudelaire&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Je sais que l'air est lent pendant ce mois d'azur&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Et tout tremblant d'abeilles noires&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Et que l'univers est, si liquide, si pur !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Une belle eau qu'on voudrait boire.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Négligeons le second vers versé là uniquement pour remplir la strophe jusqu'au bord. Les trois autres ouvrent la voie osmotique qui permet à l'onde de rejoindre l'onde et mêlent aux eaux amères du vieil univers l'eau parfumée de cette inspiration. Car l'eau qu'épanche la coupe de ses hymnes éclatants est toujours parfumée, par grâce coquette, par caprice feint, par tour d'enfant gâté. Pourquoi ne dirais-je pas que les abeilles sont noires puisque je suis irrésistible ? &lt;br /&gt;Si le devenir impitoyable a pour effet de faner avec rapidité la musique et l'esprit même des plus brillantes époques au point que la génération postérieure ne voit que niaiserie dans ce qui causa l'ivresse et le rire de ses aînés, un semblable destin échoit à toute poésie qui n'est pas immortellement préservée contre le temps par une grande force de conception et d'expression. Nombreux sont les poèmes de Mme de Noailles qui révèlent aujourd'hui comme un bain chimique la sottise de la sensibilité d'avant-guerre, celle des admirateurs d'Henri Bataille, celle, il faut bien le dire, de quantité de lettres de Marcel Proust, le peintre des Guermantes ayant commencé par être l'un de ses propres héros. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ah ! si, tiède d'azur, la terre occidentale&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Est paisible en été,&lt;br /&gt;Les langoureux trésors que l'Orient étale&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Brûlent de volupté.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tolède, Stamboul et les nigauds du « grand tourisme » littéraire. Si je considère ce sentiment de la Grèce et de l'Orient auquel Madame de Noailles a demandé tant de parfums, de baumes et d'éblouissements, j'y cherche en vain cette grâce dont un Chénier a su parer sa délicate Hellade. Je n’y trouve que banalité, fadeur et vulgarité roturière. Trop de vers langoureusement ourlés le long d'un Bosphore d'aquarelle, trop de rahat-loukoums vendus dans le passage des Panoramas. Notre société, hélas ! n'est plus une de ces sociétés comme on en a vu à telle époque privilégiée où l'air du temps, une certaine beauté générale pouvaient donner aux « poetae minores » l'occasion d'accéder aux honneurs de la Muse, où le commun était encore assez rare pour défrayer la poésie. Faute d'avoir su distinguer la poésie et la mode, l'auteur du « Coeur Innombrable » a versé dans un romanesque d'affiches de gare propre à flatter la précieuse sensibilité des passagers de première classe des Messageries Maritimes.&lt;br /&gt;Madame de Noailles ne sera jamais du nombre des nobles dames ayant l'intelligence d'amour. Elle n'a aucune espèce d'imagination. Ce défaut lui interdit les grandes inventions de la spiritualité, la bannit du monde idéal et surnaturel. Sa poésie est toute adhérente au fait : elle chante les ébranlements d'une sensibilité serve de la nature. C'est au ras du sol et couchée sur la Terre, gardienne des morts, qu’elle a jeté quelques beaux cris et trouvé de déchirants accents. &lt;br /&gt;A bien voir, que ferait ici l'imagination, sinon d'émousser le choc de l'irrévocable événement, de pallier le visage de la fatalité et par là d'affaiblir la source de cette éloquence insistante, acharnée, anxieuse :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Entends-moi, je reviens d'en haut, je te le dis,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Dans l'azur somptueux toute âme est solitaire &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mais la chaleur humaine est un sûr paradis ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Il n'est rien que les sens de l'homme et que la terre. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Poésie de la sensation immédiate, où rien ne concerne l'homme idéal, où tout exprime la femme vêtue de sa seule chevelure, sans défense, sans recours contre l'univers inexorable. Madame de Noailles a donc, en dépit de ses coquetteries despotiques et de ses fatuités ridicules, un mystère pathétique qu'elle atteste presque sans s'en douter. Ses premiers recueils expriment l'affinité occulte, mais apparente en Orient, de la femme et des jardins, de la femme et des végétaux. Dans les vers désespérés de ses derniers livres luisants et noirs comme le cœur de l'anémone, elle renouvelle la prodigieuse faculté de répétition, les redoublements infinis des pleureuses d'Adonis. &lt;br /&gt;Par là, cette poésie, événement parisien, finit par se découper en silhouette, sur le fond d'augustes origines. Et il n'est pas rare que çà et là, entre le flux et le reflux de ces développements et dans le flot de cette fatale éloquence, un vers se balance avec une séduisante mollesse, mélodieux comme le bonheur nu de vivre, plume d'alcyon sur l'eau bleue d'une baie sicilienne. Mai 1931&lt;br /&gt;----------------------&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;Jean Henri Gabriel Bounoure, né le 12 mai 1886 à Issoire dans le Puy-de-Dôme et mort le 23 avril 1969 à Lesconil, est un écrivain français et un critique de poésie. Salah Stétié l'a défini étant comme « l'un de ces esprits extraordinairement déliés, l'une de ces sensibilités à vif, faites de limpidité et de réserve obscure, à qui beaucoup doivent leur approche fascinée du poème. »(Source Wikipédia)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;----------------------&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-6285336889080819457?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/6285336889080819457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/6285336889080819457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/le-vieil-hugo-pensait-sur-les-femmes.html' title='355. Gabriel Bonnoure : à propos de la Comtesse de Noailles'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-l_hZ8c9dFB0/Tyk5RSoF6XI/AAAAAAAAGSE/e9h4Uzur0E4/s72-c/355.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-6753148379491416207</id><published>2012-02-01T11:13:00.004+01:00</published><updated>2012-02-01T14:04:41.377+01:00</updated><title type='text'>354. Florilège et citations</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?qh=&amp;amp;section=&amp;amp;q=old+books#/dttajn"&gt;&lt;img border="0" height="265" sda="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-cyPtJFU2RPk/Tyk4HNPTELI/AAAAAAAAGR4/3GmV78dN7u8/s400/354.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;"Seul le plaisir physique contente l'âme pleinement"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il n'est rien de réel que le rêve et l'amour"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Et la volupté n'est, peut-être, je le crois, Que l'essai de mourir ensemble"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le corps, unique lieu de rêve et de raison, Asile du désir, de l'image et des sons"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Solitude : la double solitude où sont tous les amants"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Si quelque être te plaît, ne lutte pas, aborde ce visage nouveau sur lequel est venu se poser le soleil de tes yeux ingénus"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Seul le plaisir physique contente l'âme pleinement"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Qu'importent tes défauts ? Je t'aime comme si tu n'existais pas"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je crois à l'âme, si c'est elle qui me donne cette vigueur de me rapprocher de ton coeur quand tu parais sombre et rebelle !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Quand ce soir tu t'endormiras loin de moi, pour ta triste nuit, en songe pose sur mon bras ton beau col alourdi d'ennui"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Tes doux jeux, charmants, éphémères, sont faits d'écume et d'âme amère"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le courage est ce qui remplace ce que l'on désire"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Combien de fois aurais-je dû me sentir lasse et sans courage ! Mais mon coeur n'a jamais perdu son désir pour ton beau visage"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je cesse d'écouter, d'une oreille attentive, ce frémissant secret qui soulève et ravive"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je ne veux pas mourir avant de t'avoir trouvé moins charmant"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Aucun jour je ne me suis dit que tu pouvais être mortel. Tu ressembles au paradis, à tout ce qu'on croit éternel !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"J'entends les mots que tu penses et que je n'ai pas écoutés"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Et la volupté n'est, peut-être, je le crois, que l'essai de mourir ensemble"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le corps, unique lieu de rêve et de raison, asile du désir, de l'image et des sons"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Rêve et secret d'amour : Prolongeant sa douceur étale, le jour ressemble aux autres jours; un craintif et secret amour rêve, sans ouvrir ses pétales"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Matin, j'ai tout aimé : Atténuez le feu qui trouble ma raison, que ma sagesse seule agisse sur mon coeur, et que je ne sois plus cet éternel vainqueur..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le désir d'oublier : Quand tu me plaisais tant que j'en pouvais mourir, quand je mettais l'ardeur et la paix sous ton toit, quand je riais sans joie..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La douleur d'avoir attendu : Mon coeur ne veut te faire aucun reproche des minutes que tu perdais; tu me savais vivante, moi cependant je t'attendais !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le désir triomphal : Le coeur éclaterait comme d'un son du cor s'il entrevoyait... tant de honte pour qu'un corps ne nous prive pas de sa grâce"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Que fais-tu de ta passion ? : Ne demande rien, mon amour; ne bouge pas, reste en ta place; que ta suave odeur tenace m'ombrage de son net contour"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Si je n'aimais que toi en toi : Si c'était toi par qui je rêve, toi vraiment seul, toi seulement, j'observerais tranquillement ce clair contour, cette âme brève"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Aimer, c'est de ne mentir plus : Nulle ruse n'est nécessaire quand le bras chaleureux enserre le corps fuyant qui nous a plu"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le coeur heureux l'aidait toujours : Si terrible que soit l'amour, si spontané ferme invincible, le coeur heureux l'aidait toujours... mais tu me seras invisible"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ton image où mon âme amoureuse : Non, je ne t'aime pas avec l'honneur sacré, avec l'esprit ravi ! Non, pauvre homme, je t'aime..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le mensonge est un noble secret : Un souvenir dormant cesse d'être coupable s'il consent à garder sa face stable, le mensonge est un noble secret"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La passion contient l'amour : Ne pouvant pas comprendre ce qu'on aime, on ne fait que doubler son coeur ; on est comme on voudrait que l'on fût..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"J'entends les mots que tu penses : Je ne puis savoir ce que tu penses, je t'écoute; ta voix peut se mouvoir, je poursuis mon songe et mon doute"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis plus ivre de toi ! : Je sais ma force et je raisonne, il me semble que mon amour apporte un radieux secours à ta belle et triste personne"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je t'aime : Vis sans efforts et sans débats, garde tes torts, reste toi-même, qu'importent tes défauts ? Je t'aime"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Sur ton visage aux belles peines : Un soir tu ne parlais pas, tu me regardais à peine, mes yeux erraient à petits pas sur ton visage aux belles peines"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je souffre dans mon coeur : J'attends qu'une heure sonne à quelque vague horloge; je souffre dans mon coeur indomptable où se loge..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Un désir encore ascendant : Ai-je imprudemment souhaité guérir de toi ? Quelle ignorance m'irritait contre ma souffrance !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mes jours des douleurs sans courage : Je ne t'ai pas connu dans de beaux paysages... qu'en des lieux sans beauté qu'animait ton visage"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Poème coeur en émoi : J'ai travesti, pour te complaire, ma véhémence et mon émoi en un coeur lent et sans colère"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-6753148379491416207?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/6753148379491416207'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/6753148379491416207'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/florilege-et-citations.html' title='354. Florilège et citations'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-cyPtJFU2RPk/Tyk4HNPTELI/AAAAAAAAGR4/3GmV78dN7u8/s72-c/354.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-8852229039586977870</id><published>2012-02-01T11:03:00.004+01:00</published><updated>2012-02-01T13:57:34.127+01:00</updated><title type='text'>353. Vous êtes mort un soir</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?qh=&amp;amp;section=&amp;amp;q=cimetery#/d2mugek"&gt;&lt;img border="0" height="273" sda="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-d6CBIBdnWT0/Tyk2Vx4QMfI/AAAAAAAAGRk/m9OlR-3ih78/s400/353.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Vous êtes mort un soir à l'heure où le jour cesse. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ce fut soudain. La douce et terrible paresse &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;En vous envahissant ne vous a pas vaincu. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Rien ne vous a prédit la torpeur et la tombe. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Vous eûtes le sommeil. Moi, je peine et je tombe, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Et la plus morte mort est d'avoir survécu.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-8852229039586977870?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8852229039586977870'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8852229039586977870'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/vous-etes-mort-un-soir.html' title='353. Vous êtes mort un soir'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-d6CBIBdnWT0/Tyk2Vx4QMfI/AAAAAAAAGRk/m9OlR-3ih78/s72-c/353.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-8801568505643095680</id><published>2012-02-01T11:02:00.002+01:00</published><updated>2012-02-01T17:24:42.584+01:00</updated><title type='text'>352. Voix intérieure</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=8717780602749236299&amp;amp;postID=8801568505643095680"&gt;&lt;img border="0" height="400" sda="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-WZ-WXn4MuS4/TylnJq2NbXI/AAAAAAAAGT0/FNwkC7avpeg/s400/352.jpg" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Mon ami, quels ennuis vous donnent de l'humeur ? &lt;br /&gt;Le vivre vous chagrine et le mourir vous fâche. &lt;br /&gt;Pourtant, vous n'aurez point au monde d'autre tâche &lt;br /&gt;Que d'être objet qui vit, qui jouit et qui meurt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon âme, aimez la vie, auguste, âpre ou facile, &lt;br /&gt;Aimez tout le labeur et tout l'effort humains, &lt;br /&gt;Que la vérité soit, vivace entre vos mains, &lt;br /&gt;Une lampe toujours par vos soins pleine d'huile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aimez l'oiseau, la fleur, l'odeur de la forêt, &lt;br /&gt;Le gai bourdonnement de la cité qui chante, &lt;br /&gt;Le plaisir de n'avoir pas de haine méchante, &lt;br /&gt;Pas de malicieux et ténébreux secret,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aimez la mort aussi, votre bonne patronne, &lt;br /&gt;Par qui votre désir de toutes choses croît, &lt;br /&gt;Et, comme un beau jardin qui s'éveille du froid, &lt;br /&gt;Remonte dans l'azur, reverdit et fleuronne ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L'hospitalière mort aux genoux reposants &lt;br /&gt;Dans la douceur desquels notre néant se pâme, &lt;br /&gt;Et qui vous bercera d'un geste, ma chère âme, &lt;br /&gt;Inconcevablement éternel et plaisant...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-8801568505643095680?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8801568505643095680'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8801568505643095680'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/voix-interieure.html' title='352. Voix intérieure'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-WZ-WXn4MuS4/TylnJq2NbXI/AAAAAAAAGT0/FNwkC7avpeg/s72-c/352.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7779494600626847578</id><published>2012-02-01T11:00:00.004+01:00</published><updated>2012-02-01T17:36:18.474+01:00</updated><title type='text'>351. Vivre, permanente surprise !</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-gecQR3kceRE/Tylps43T00I/AAAAAAAAGUA/i6dkISmwUAY/s1600/hope+copie.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="250" sda="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-gecQR3kceRE/Tylps43T00I/AAAAAAAAGUA/i6dkISmwUAY/s400/hope+copie.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=8717780602749236299&amp;amp;postID=7779494600626847578"&gt;Légende de l'image par son auteur : "hope"&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Vivre, permanente surprise ! &lt;br /&gt;L'amour de soi, quoi que l'on dise ! &lt;br /&gt;L'effort d'être, toujours plus haut, &lt;br /&gt;Le premier parmi les égaux. &lt;br /&gt;La vanité pour le visage, &lt;br /&gt;Pour la main, le sein, le genou, &lt;br /&gt;Tout le tendre humain paysage ! &lt;br /&gt;L'orgueil que nous avons de nous, &lt;br /&gt;Secrètement. L'honneur physique,&lt;br /&gt;Cette intérieure musique &lt;br /&gt;Par quoi nous nous guidons, et puis &lt;br /&gt;Le sol creux, les cordes, le puits&lt;br /&gt;où lourdement va disparaître &lt;br /&gt;Le corps ivre d'éternité.&lt;br /&gt;- Et l'injure de cesser d'être, &lt;br /&gt;Pire que n'avoir pas été !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7779494600626847578?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7779494600626847578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7779494600626847578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/vivre-permanente-surprise.html' title='351. Vivre, permanente surprise !'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-gecQR3kceRE/Tylps43T00I/AAAAAAAAGUA/i6dkISmwUAY/s72-c/hope+copie.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-4835894196934012590</id><published>2012-02-01T10:59:00.002+01:00</published><updated>2012-02-01T17:39:30.124+01:00</updated><title type='text'>350. Soir d'été</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=8717780602749236299&amp;amp;postID=4835894196934012590"&gt;&lt;img border="0" height="302" sda="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-q4SX_ym87vw/TylqphXdi9I/AAAAAAAAGUM/UVxiyK4rba8/s400/350+nderscorebwa.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Une tendre langueur s'étire dans l'espace ; &lt;br /&gt;Sens-tu monter vers toi l'odeur de l'herbe lasse ? &lt;br /&gt;Le vent mouillé du soir attriste le jardin ; &lt;br /&gt;L'eau frissonne et s'écaille aux vagues du bassin &lt;br /&gt;Et les choses ont l'air d'être toutes peureuses ; &lt;br /&gt;Une étrange saveur vient des tiges juteuses. &lt;br /&gt;Ta main retient la mienne, et pourtant tu sens bien &lt;br /&gt;Que le mal de mon rêve et la douceur du tien &lt;br /&gt;Nous ont fait brusquement étrangers l'un à l'autre ; &lt;br /&gt;Quel coeur inconscient et faible que le nôtre,&lt;br /&gt;Les feuilles qui jouaient dans les arbres ont froid &lt;br /&gt;Vois-les se replier et trembler, l'ombre croît, &lt;br /&gt;Ces fleurs ont un parfum aigu comme une lame... &lt;br /&gt;Le douloureux passé se lève dans mon âme, &lt;br /&gt;Et des fantômes chers marchent autour de toi. &lt;br /&gt;L'hiver était meilleur, il me semble ; pourquoi &lt;br /&gt;Faut-il que le printemps incessamment renaisse ? &lt;br /&gt;Comme elle sera simple et brève, la jeunesse !... &lt;br /&gt;Tout l'amour que l'on veut ne tient pas dans les mains ; &lt;br /&gt;Il en reste toujours aux closes du chemin. &lt;br /&gt;Viens, rentrons dans le calme obscur des chambres douces ; &lt;br /&gt;Tu vois comme l'été durement nous repousse ; &lt;br /&gt;Là-bas nous trouverons un peu de paix tous deux. &lt;br /&gt;- Mais l'odeur de l'été reste dans tes cheveux &lt;br /&gt;Et la langueur du jour en mon âme persiste :&lt;br /&gt;Où pourrions-nous aller pour nous sentir moins tristes ?...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-4835894196934012590?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4835894196934012590'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4835894196934012590'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/soir-dete.html' title='350. Soir d&apos;été'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-q4SX_ym87vw/TylqphXdi9I/AAAAAAAAGUM/UVxiyK4rba8/s72-c/350+nderscorebwa.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-8450934725048525826</id><published>2012-02-01T09:20:00.002+01:00</published><updated>2012-02-01T14:12:41.014+01:00</updated><title type='text'>349. Paroles à la lune</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=8717780602749236299&amp;amp;postID=8450934725048525826"&gt;&lt;img border="0" height="280" sda="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-cLNf2EpqOUA/Tyk6DJpUkfI/AAAAAAAAGSM/swheiJboGoI/s400/349.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;La lune, dites-nous si c'est votre plaisir, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ô lune cajoleuse !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Que les hommes se plient au gré de vos désirs &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Comme la mer houleuse,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Est-ce votre vouloir que ceux qui tout le jour &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Furent doux et tranquilles,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Succombent dans le soir au péché de l'amour &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Par les champs et les villes ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Les baisers montent-ils vers vous comme de l'eau &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Qui se volatilise,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Pour faire, à votre front vaniteux, ce halo &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Dont sa pâleur s'irise ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Est-ce pour vous séduire ou vous désennuyer, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quand vous faites la moue,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Que les hommes s'en vont se pendre ou se noyer, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;La lune aux belles joues ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Brillez-vous pour que ceux qui marchent sans souliers, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Sans joie et sans pécune,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Aient, sur les durs chemins, des rayons à leurs pieds &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Pendant vos clairs de lune ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Dans les coeurs délaissés, dans les coeurs indigents &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Qui battent par le monde,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Vous laissez-vous tomber comme un écu d'argent, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Parfois, ô lune ronde ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ô lune qui le soir venez boire aux étangs &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Et vous coucher dans l'herbe,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quel mal a pu troubler, d'un désir haletant,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Votre langueur superbe ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;C'est d'avoir vu le bouc irrévérencieux &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Et la chèvre amoureuse&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;S'unir dans la nuit claire, et réveiller les cieux&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;De leur clameur heureuse ;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;C'est d'avoir vu Daphnis s'approcher sans détour &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;De Chloé favorable...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;C'est de sentir monter cette odeur de l'amour,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ô lune inviolable !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-8450934725048525826?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8450934725048525826'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8450934725048525826'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/paroles-la-lune.html' title='349. Paroles à la lune'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-cLNf2EpqOUA/Tyk6DJpUkfI/AAAAAAAAGSM/swheiJboGoI/s72-c/349.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-4914420990859563969</id><published>2012-02-01T09:18:00.002+01:00</published><updated>2012-02-02T09:08:07.039+01:00</updated><title type='text'>348. Les saisons et l'amour</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=8717780602749236299&amp;amp;postID=4914420990859563969"&gt;&lt;img border="0" height="400" sda="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-bMp5RcAhNbc/TypEEiieeXI/AAAAAAAAGVc/6dcR4fY76IA/s400/four_seasons_by_scubapainter-d2agdtl.jpg" width="397" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Four seasons&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le gazon soleilleux est plein &lt;br /&gt;De campanules violettes, &lt;br /&gt;Le jour las et brûlé halette &lt;br /&gt;Et pend aux ailes des moulins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nature, comme une abeille, &lt;br /&gt;Est lourde de miel et d'odeur, &lt;br /&gt;Le vent se berce dans les fleurs &lt;br /&gt;Et tout l'été luisant sommeille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ô gaieté claire du matin &lt;br /&gt;Où l'âme, simple dans sa course, &lt;br /&gt;Est dansante comme une source &lt;br /&gt;Qu'ombragent des brins de plantain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De lumineuses araignées &lt;br /&gt;Glissent au long d'un fil vermeil, &lt;br /&gt;Le coeur dévide du soleil &lt;br /&gt;Dans la chaleur d'ombre baignée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ivresse des midis profonds, &lt;br /&gt;Coteaux roux où grimpent des chèvres, &lt;br /&gt;Vertige d'appuyer les lèvres &lt;br /&gt;Au vent qui vient de l'horizon ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaumières debout dans l'espace &lt;br /&gt;Au milieu des seigles ployés, &lt;br /&gt;Ayant des plants de groseilliers &lt;br /&gt;Devant la porte large et basse...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Soirs lourds où l'air est assoupi, &lt;br /&gt;Où la moisson pleine est penchante, &lt;br /&gt;Où l'âme, chaude et désirante, &lt;br /&gt;Est lasse comme les épis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plaisir des aubes de l'automne, &lt;br /&gt;Où, bondissant d'élans naïfs, &lt;br /&gt;Le coeur est comme un buisson vif &lt;br /&gt;Dont toutes les feuilles frissonnent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nuits molles de désirs humains, &lt;br /&gt;Corps qui pliez comme des saules, &lt;br /&gt;Mains qui s'attachent aux épaules, &lt;br /&gt;Yeux qui pleurent au creux des mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ô rêves des saisons heureuses, &lt;br /&gt;Temps où la lune et le soleil &lt;br /&gt;Écument en rayons vermeils &lt;br /&gt;Au bord des âmes amoureuses...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-4914420990859563969?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4914420990859563969'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4914420990859563969'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/les-saisons-et-lamour.html' title='348. Les saisons et l&apos;amour'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-bMp5RcAhNbc/TypEEiieeXI/AAAAAAAAGVc/6dcR4fY76IA/s72-c/four_seasons_by_scubapainter-d2agdtl.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-3191172850032243511</id><published>2012-02-01T09:16:00.003+01:00</published><updated>2012-02-02T09:16:40.381+01:00</updated><title type='text'>347. Les paysages - Les rêves</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=8717780602749236299&amp;amp;postID=3191172850032243511"&gt;&lt;img border="0" height="282" sda="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-XygCzU5K9NY/TypFHtvOnCI/AAAAAAAAGVo/zL9h9QL2r8o/s400/When_I_was_a_child_my_dream____by_elbardo.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;LES PAYSAGES&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les paysages froids sont des chants de Noëls, &lt;br /&gt;Et les jardins de mai de languides romances &lt;br /&gt;Qui chantent doucement les péchés véniels &lt;br /&gt;Et mènent les amants à de douces clémences... &lt;br /&gt;Les paysages froids sont des chants de Noëls.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bouquets de palmiers et les fleurs de grenades, &lt;br /&gt;Évaporant dans l'air leurs odorants flacons, &lt;br /&gt;Donnent, au soir venant, d'ardentes sérénades &lt;br /&gt;Qui retiennent longtemps les filles aux balcons... &lt;br /&gt;Les bouquets de palmiers et les fleurs de grenades !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le charme désolé du paysage roux &lt;br /&gt;Soupire un air connu des vieilles épinettes ; &lt;br /&gt;La grive se déchire aux dards tranchants des houx &lt;br /&gt;Et le corail pâlit aux épines-vinettes... &lt;br /&gt;Le charme désolé du paysage roux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le feuillage éperdu des sites romantiques, &lt;br /&gt;Où la lune dans l'eau se coule mollement, &lt;br /&gt;Élance vers le ciel en de vibrants cantiques &lt;br /&gt;Le mensonge éternel de l'amoureux serment... &lt;br /&gt;Le feuillage éperdu des sites romantiques !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le rire éclatant des paysages blonds &lt;br /&gt;Court sur l'eau des ruisseaux, dans le maïs des plaines &lt;br /&gt;Et fait tourbillonner les grappes de houblons &lt;br /&gt;Et les abeilles d'or autour des ruches pleines... &lt;br /&gt;Le rire ensoleillé des paysages blonds !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;LES REVES&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le visage de ceux qu'on n'aime pas encor &lt;br /&gt;Apparaît quelquefois aux fenêtres des rêves, &lt;br /&gt;Et va s'illuminant sur de pâles décors &lt;br /&gt;Dans un argentement de lune qui se lève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il flotte du divin aux grâces de leur corps, &lt;br /&gt;Leur regard est intense et leur bouche attentive ; &lt;br /&gt;Il semble qu'ils aient vu les jardins de la mort &lt;br /&gt;Et que plus rien en eux de réel ne survive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La furtive douceur de leur avènement &lt;br /&gt;Enjôle nos désirs à leurs vouloirs propices, &lt;br /&gt;Nous pressentons en eux d'impérieux amants &lt;br /&gt;Venus pour nous afin que le sort s'accomplisse ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ont des gestes lents, doux et silencieux, &lt;br /&gt;Notre vie uniment vers leur attente afflue :&lt;br /&gt;Il semble que les corps s'unissent par les yeux &lt;br /&gt;Et que les âmes sont des pages qu'on a lues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mystère s'exalte aux sourdines des voix, &lt;br /&gt;A l'énigme des yeux, au trouble du sourire, &lt;br /&gt;A la grande pitié qui nous vient quelquefois &lt;br /&gt;De leur regard, qui s'imprécise et se retire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont des frôlements dont on ne peut guérir, &lt;br /&gt;Où l'on se sent le coeur trop las pour se défendre, &lt;br /&gt;Où l'âme est triste ainsi qu'au moment de mourir ; &lt;br /&gt;Ce sont des unions lamentables et tendres...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ceux-là resteront, quand le rêve aura fui, &lt;br /&gt;Mystérieusement les élus du mensonge, &lt;br /&gt;Ceux à qui nous aurons, dans le secret des nuits, &lt;br /&gt;Offert nos lèvres d'ombre, ouvert nos bras de songe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-3191172850032243511?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3191172850032243511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3191172850032243511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/les-paysages-les-reves.html' title='347. Les paysages - Les rêves'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-XygCzU5K9NY/TypFHtvOnCI/AAAAAAAAGVo/zL9h9QL2r8o/s72-c/When_I_was_a_child_my_dream____by_elbardo.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-1751272230719849559</id><published>2012-02-01T09:11:00.002+01:00</published><updated>2012-02-01T14:14:41.314+01:00</updated><title type='text'>346. Les parfums</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=8717780602749236299&amp;amp;postID=1751272230719849559"&gt;&lt;img border="0" height="400" sda="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-US1yhaiB270/Tyk6o-UXivI/AAAAAAAAGSU/Mfxe6Jrn3Gc/s400/346.jpg" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Mon coeur est un palais plein de parfums flottants &lt;br /&gt;Qui s'endorment parfois aux plis de ma mémoire, &lt;br /&gt;Et le brusque réveil de leurs bouquets latents &lt;br /&gt;- Sachets glissés au coin de la profonde armoire -&lt;br /&gt;Soulève le linceul de mes plaisirs défunts &lt;br /&gt;Et délie en pleurant leurs tristes bandelettes... &lt;br /&gt;Puissance exquise, dieux évocateurs, parfums, &lt;br /&gt;Laissez fumer vers moi vos riches cassolettes !&lt;br /&gt;Parfum des fleurs d'avril, senteur des fenaisons, &lt;br /&gt;Odeur du premier feu dans les chambres humides, &lt;br /&gt;Arômes épandus dans les vieilles maisons &lt;br /&gt;Et pâmés au velours des tentures rigides ; &lt;br /&gt;Apaisante saveur qui s'échappe du four, &lt;br /&gt;Parfum qui s'alanguit aux sombres reliures, &lt;br /&gt;Souvenir effacé de notre jeune amour &lt;br /&gt;Qui s'éveille et soupire au goût des chevelures ; &lt;br /&gt;Fumet du vin qui pousse au blasphème brutal, &lt;br /&gt;Douceur du grain d'encens qui fait qu'on s'humilie, &lt;br /&gt;Arome jubilant de l'azur matinal, &lt;br /&gt;Parfums exaspérés de la terre amollie ; &lt;br /&gt;Souffle des mers chargés de varech et de sel, &lt;br /&gt;Tiède enveloppement de la grange bondée, &lt;br /&gt;Torpeur claustrale éparse aux pages du missel, &lt;br /&gt;Acre ferment du sol qui fume après l'ondée ; &lt;br /&gt;Odeur des bois à l'aube et des chauds espaliers, &lt;br /&gt;Enivrante fraîcheur qui coule des lessives, &lt;br /&gt;Baumes vivifiants aux parfums familiers, &lt;br /&gt;Vapeur du thé qui chante en montant aux solives !&lt;br /&gt;- J'ai dans mon coeur un parc où s'égarent mes maux, &lt;br /&gt;Des vases transparents où le lilas se fane, &lt;br /&gt;Un scapulaire où dort le buis des saints rameaux, &lt;br /&gt;Des flacons de poison et d'essence profane. &lt;br /&gt;Des fruits trop tôt cueillis mûrissent lentement &lt;br /&gt;En un coin retiré sur des nattes de paille, &lt;br /&gt;Et l'arome subtil de leur avortement &lt;br /&gt;Se dégage au travers d'une invisible entaille... &lt;br /&gt;- Et mon fixe regard qui veille dans la nuit &lt;br /&gt;Sait un caveau secret que la myrrhe parfume, &lt;br /&gt;Où mon passé plaintif, pâlissant et réduit, &lt;br /&gt;Est un amas de cendre encor chaude qui fume. &lt;br /&gt;- Je vais buvant l'haleine et les fluidités &lt;br /&gt;Des odorants frissons que le vent éparpille, &lt;br /&gt;Et j'ai fait de mon coeur, aux pieds des voluptés, &lt;br /&gt;Un vase d'Orient où brûle une pastille...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-1751272230719849559?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1751272230719849559'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1751272230719849559'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/les-parfums.html' title='346. Les parfums'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-US1yhaiB270/Tyk6o-UXivI/AAAAAAAAGSU/Mfxe6Jrn3Gc/s72-c/346.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-8494874059192837639</id><published>2012-02-01T09:09:00.002+01:00</published><updated>2012-02-01T18:04:40.428+01:00</updated><title type='text'>345. Le jardin et la maison - Le pays</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=8717780602749236299&amp;amp;postID=8494874059192837639"&gt;&lt;img border="0" height="400" sda="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-XpVXwCTwbBA/TylwL_RiqNI/AAAAAAAAGU4/Pz0BInlGPXU/s400/b80bcf0437eb04119c5e6fba461c6b3c.jpg" width="360" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;strong&gt;LE JARDIN ET LA MAISON&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Voici l'heure où le pré, les arbres et les fleurs &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Dans l'air dolent et doux soupirent leurs odeurs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Les baies du lierre obscur où l'ombre se recueille &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Sentant venir le soir se couchent dans leurs feuilles,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Le jet d'eau du jardin, qui monte et redescend, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Fait dans le bassin clair son bruit rafraîchissant ;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;La paisible maison respire au jour qui baisse &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Les petits orangers fleurissant dans leurs caisses.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Le feuillage qui boit les vapeurs de l'étang &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Lassé des feux du jour s'apaise et se détend.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Peu à peu la maison entr'ouvre ses fenêtres &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Où tout le soir vivant et parfumé pénètre,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Et comme elle, penché sur l'horizon, mon coeur &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;S'emplit d'ombre, de paix, de rêve et de fraîcheur...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;em&gt;LE PAYS&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ma France, quand on a nourri son coeur latin &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Du lait de votre Gaule, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quand on a pris sa vie en vous, comme le thym, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;La fougère et le saule,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quand on a bien aimé vos forêts et vos eaux, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;L'odeur de vos feuillages, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;La couleur de vos jours, le chant de vos oiseaux, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Dès l'aube de son âge,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quand amoureux du goût de vos bonnes saisons &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Chaudes comme la laine,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;On a fixé son âme et bâti sa maison &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Au bord de votre Seine,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quand on n'a jamais vu se lever le soleil &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ni la lune renaître&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ailleurs que sur vos champs, que sur vos blés vermeils, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Vos chênes et vos hêtres,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quand jaloux de goûter le vin de vos pressoirs ; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Vos fruits et vos châtaignes, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;On a bien médité dans la paix de vos soirs &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Les livres de Montaigne,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quand pendant vos étés luisants, où les lézards &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Sont verts comme des fèves, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;On a senti fleurir les chansons de Ronsard &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Au jardin de son rêve,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quand on a respiré les automnes sereins &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Où coulent vos résines,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quand on a senti vivre et pleurer dans son sein &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Le coeur de Jean Racine,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quand votre nom, miroir de toute vérité, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Émeut comme un visage, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Alors on a conclu avec votre beauté &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Un si fort mariage&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Que l'on ne sait plus bien, quand l'azur de votre oeil &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Sur le monde flamboie,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Si c'est dans sa tendresse ou bien dans son orgueil &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Qu'on a le plus de joie...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-8494874059192837639?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8494874059192837639'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8494874059192837639'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/le-jardin-et-la-maison-le-pays.html' title='345. Le jardin et la maison - Le pays'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-XpVXwCTwbBA/TylwL_RiqNI/AAAAAAAAGU4/Pz0BInlGPXU/s72-c/b80bcf0437eb04119c5e6fba461c6b3c.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-1874970186018010387</id><published>2012-02-01T09:04:00.003+01:00</published><updated>2012-02-01T14:17:15.220+01:00</updated><title type='text'>344. La nuit lorsque je dors</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=8717780602749236299&amp;amp;postID=1874970186018010387"&gt;&lt;img border="0" height="400" sda="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-nstwgcO2FOc/Tyk7PFikcUI/AAAAAAAAGSc/Dc1PD_pWXgk/s400/344.jpg" width="278" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;La nuit, lorsque je dors et qu'un ciel inutile &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Arrondit sur le monde une vaine beauté, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quand les hautes maisons obscures de la ville &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ont la paix des tombeaux d'où le souffle est ôté,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Il n'est plus, morts dissous, d'inique différence &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Entre mon front sans âme et vos corps abolis, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Et la même suprême et morne tolérance &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Apparente au néant le silence des lits !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-1874970186018010387?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1874970186018010387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1874970186018010387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/la-nuit-lorsque-je-dors.html' title='344. La nuit lorsque je dors'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-nstwgcO2FOc/Tyk7PFikcUI/AAAAAAAAGSc/Dc1PD_pWXgk/s72-c/344.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-2846088998662311872</id><published>2012-02-01T09:02:00.002+01:00</published><updated>2012-02-01T18:18:45.990+01:00</updated><title type='text'>343. La conscience</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-CirUM9dG94U/Tylz4pdnb3I/AAAAAAAAGVE/F2YOqDu08J8/s1600/Leman_Lake_by_Rresende.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" sda="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-CirUM9dG94U/Tylz4pdnb3I/AAAAAAAAGVE/F2YOqDu08J8/s400/Leman_Lake_by_Rresende.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Incorruptible azur, déesse lumineuse, &lt;br /&gt;Puisque vous avez bien voulu me visiter, &lt;br /&gt;Je remettrai mon coeur entre vos mains soigneuses &lt;br /&gt;Pour que vous le guidiez, par les nuits ténébreuses, &lt;br /&gt;Au chemin de l'exacte et claire vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant que vous vinssiez, ma grande camarade, &lt;br /&gt;Ma vie était encore, à son tendre levant, &lt;br /&gt;Amoureuse d'éclat, de lustre et de parade &lt;br /&gt;Comme un cygne qui fuit l'eau sage de la rade &lt;br /&gt;Pour monter sur la mer et danser dans le vent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'essaim voluptueux des heures turbulentes &lt;br /&gt;Venait, en bondissant, à moi comme un chevreuil ; &lt;br /&gt;J'ai détourné mes yeux de leur foule galante, &lt;br /&gt;Et j'ai guéri pour vous mon âme violente &lt;br /&gt;Du péché de colère et du péché d'orgueil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous serez dans mon coeur comme une forteresse &lt;br /&gt;Et je serai l'archer qui veille dans la tour, &lt;br /&gt;Vous serez au pays profond de ma tendresse, &lt;br /&gt;Entre les jardins verts de mes fines ivresses, &lt;br /&gt;La route de soleil sans ombre et sans détour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ô vous dont la pudeur est peureuse et fragile, &lt;br /&gt;Vous serez dans mon coeur belle comme un lac bleu,&lt;br /&gt;Et vous verrez passer sur votre onde tranquille, &lt;br /&gt;Pareils à des pigeons dont la blancheur défile, &lt;br /&gt;Mes désirs obstinés, vaillants et scrupuleux...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-2846088998662311872?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2846088998662311872'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2846088998662311872'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/la-conscience.html' title='343. La conscience'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-CirUM9dG94U/Tylz4pdnb3I/AAAAAAAAGVE/F2YOqDu08J8/s72-c/Leman_Lake_by_Rresende.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-1466467005216812031</id><published>2012-02-01T09:00:00.004+01:00</published><updated>2012-02-01T18:26:39.902+01:00</updated><title type='text'>342. La chaude chanson</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=8717780602749236299&amp;amp;postID=1466467005216812031"&gt;&lt;img border="0" height="400" sda="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-WcpjNqmUgio/Tyl1rWrRhDI/AAAAAAAAGVQ/eWLoWnUDqh0/s400/Guitare_5_by_Melodie1994.png" width="302" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La guitare amoureuse et l'ardente chanson &lt;br /&gt;Pleurent de volupté, de langueur et de force &lt;br /&gt;Sous l'arbre où le soleil dore l'herbe et l'écorce, &lt;br /&gt;Et devant le mur bas et chaud de la maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Semblables à des fleurs qui tremblent sur leur tige, &lt;br /&gt;Les désirs ondoyants se balancent au vent, &lt;br /&gt;Et l'âme qui s'en vient soupirant et rêvant &lt;br /&gt;Se sent mourir d'espoir, d'attente et de vertige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah ! quelle pâmoison de l'azur tendre et clair ! &lt;br /&gt;Respirez bien, mon coeur, dans la chaude rafale, &lt;br /&gt;La musique qui fait le cri vif des cigales, &lt;br /&gt;Et la chanson qui va comme un pollen sur l'air...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-1466467005216812031?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1466467005216812031'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1466467005216812031'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/la-chaude-chanson.html' title='342. La chaude chanson'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-WcpjNqmUgio/Tyl1rWrRhDI/AAAAAAAAGVQ/eWLoWnUDqh0/s72-c/Guitare_5_by_Melodie1994.png' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-4812501684701802819</id><published>2012-02-01T08:59:00.004+01:00</published><updated>2012-02-01T14:34:37.198+01:00</updated><title type='text'>341. L'orgueil</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=8717780602749236299&amp;amp;postID=4812501684701802819"&gt;&lt;img border="0" height="400" sda="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-pouss7Ksy6U/Tyk_QUrN8NI/AAAAAAAAGTQ/JkHd2RPKgRM/s400/341.png" width="267" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Bel orgueil qui logez au sein des âmes hautes &lt;br /&gt;Et qui soufflez ainsi que le vent dans les tours, &lt;br /&gt;Afin qu'aujourd'hui soit sans détresse et sans fautes, &lt;br /&gt;Bandez mon coeur penchant contre l'ombre et l'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faites que mon coeur soit héroïque et vivace &lt;br /&gt;Et porte sans plier le poids des yeux humains, &lt;br /&gt;Mettez votre clarté paisible sur ma face &lt;br /&gt;Et votre force rude et chaude dans mes mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demeurez, bel orgueil, afin que je connaisse, &lt;br /&gt;En ce jour où je sens défaillir mes genoux &lt;br /&gt;Et mon âme mourir de rêve et de faiblesse, &lt;br /&gt;L'auguste isolement de me mêler à vous...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-4812501684701802819?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4812501684701802819'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4812501684701802819'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/lorgueil.html' title='341. L&apos;orgueil'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-pouss7Ksy6U/Tyk_QUrN8NI/AAAAAAAAGTQ/JkHd2RPKgRM/s72-c/341.png' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-2362765811805473086</id><published>2012-02-01T08:57:00.002+01:00</published><updated>2012-02-01T17:47:37.087+01:00</updated><title type='text'>340. L'innocence</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=8717780602749236299&amp;amp;postID=2362765811805473086"&gt;&lt;img border="0" height="267" sda="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-LeW-5xDcPLg/TylsGEecdVI/AAAAAAAAGUY/3eW8mH4PJdg/s400/Is_This_Love_by_Marinshe.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Si tu veux nous ferons notre maison si belle &lt;br /&gt;Que nous y resterons les étés et l'hiver ! &lt;br /&gt;Nous verrons alentour fluer l'eau qui dégèle, &lt;br /&gt;Et les arbres jaunis y redevenir verts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jours harmonieux et les saisons heureuses &lt;br /&gt;Passeront sur le bord lumineux du chemin, &lt;br /&gt;Comme de beaux enfants dont les bandes rieuses &lt;br /&gt;S'enlacent en jouant et se tiennent les mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un rosier montera devant notre fenêtre &lt;br /&gt;Pour baptiser le jour de rosée et d'odeur ; &lt;br /&gt;Les dociles troupeaux, qu'un enfant mène paître, &lt;br /&gt;Répandront sur les champs leur paisible candeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le frivole soleil et la lune pensive &lt;br /&gt;Qui s'enroulent au tronc lisse des peupliers &lt;br /&gt;Refléteront en nous leur âme lasse ou vive &lt;br /&gt;Selon les clairs midis et les soirs familiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ferons notre coeur si simple et si crédule &lt;br /&gt;Que les esprits charmants des contes d'autrefois &lt;br /&gt;Reviendront habiter dans les vieilles pendules &lt;br /&gt;Avec des airs secrets, affairés et courtois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant les soirs d'hiver, pour mieux sentir la flamme, &lt;br /&gt;Nous tâcherons d'avoir un peu froid tous les deux, &lt;br /&gt;Et de grandes clartés nous danseront dans l'âme &lt;br /&gt;A la lueur du bois qui semblera joyeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Émus de la douceur que le printemps apporte, &lt;br /&gt;Nous ferons en avril des rêves plus troublants. &lt;br /&gt;- Et l'Amour sagement jouera sur notre porte &lt;br /&gt;Et comptera les jours avec des cailloux blancs...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-2362765811805473086?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2362765811805473086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2362765811805473086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/linnocence.html' title='340. L&apos;innocence'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-LeW-5xDcPLg/TylsGEecdVI/AAAAAAAAGUY/3eW8mH4PJdg/s72-c/Is_This_Love_by_Marinshe.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-2103348225979780605</id><published>2012-02-01T08:55:00.004+01:00</published><updated>2012-02-01T14:42:06.195+01:00</updated><title type='text'>339. L'automne</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=8717780602749236299&amp;amp;postID=2103348225979780605"&gt;&lt;img border="0" height="300" sda="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-Bk0zypecU2w/TylA6j_ht3I/AAAAAAAAGTo/rtpS3EF146k/s400/339.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Voici venu le froid radieux de septembre :&lt;br /&gt;Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ; &lt;br /&gt;Mais la maison a l'air sévère, ce matin, &lt;br /&gt;Et le laisse dehors qui sanglote au jardin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme toutes les voix de l'été se sont tues !&lt;br /&gt;Pourquoi ne met-on pas de mantes aux statues ? &lt;br /&gt;Tout est transi, tout tremble et tout a peur ; je crois &lt;br /&gt;Que la bise grelotte et que l'eau même a froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les feuilles dans le vent courent comme des folles ; &lt;br /&gt;Elles voudraient aller où les oiseaux s'envolent, &lt;br /&gt;Mais le vent les reprend et barre leur chemin &lt;br /&gt;Elles iront mourir sur les étangs demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le silence est léger et calme ; par minute &lt;br /&gt;Le vent passe au travers comme un joueur de flûte, &lt;br /&gt;Et puis tout redevient encor silencieux, &lt;br /&gt;Et l'Amour qui jouait sous la bonté des cieux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'en revient pour chauffer devant le feu qui flambe &lt;br /&gt;Ses mains pleines de froid et ses frileuses jambes, &lt;br /&gt;Et la vieille maison qu'il va transfigurer &lt;br /&gt;Tressaille et s'attendrit de le sentir entrer...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-2103348225979780605?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2103348225979780605'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2103348225979780605'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/lautomne.html' title='339. L&apos;automne'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Bk0zypecU2w/TylA6j_ht3I/AAAAAAAAGTo/rtpS3EF146k/s72-c/339.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-8877064810630350306</id><published>2012-02-01T08:54:00.002+01:00</published><updated>2012-02-01T17:57:34.513+01:00</updated><title type='text'>338. L'ardeur</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=8717780602749236299&amp;amp;postID=8877064810630350306"&gt;&lt;img border="0" height="400" sda="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-Es6A5zsmoYQ/Tylusyl8-fI/AAAAAAAAGUk/0l-8iTsrp4Y/s400/a_dream_within_a_dream__by_nirelleth-d29qtsp.jpg" width="305" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Rire ou pleurer, mais que le coeur &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Soit plein de parfums comme un vase, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Et contienne jusqu'à l'extase &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;La force vive ou la langueur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Avoir la douleur ou la joie, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Pourvu que le coeur soit profond &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Comme un arbre où des ailes font &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Trembler le feuillage qui ploie ;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;S'en aller pensant ou rêvant, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Mais que le coeur donne sa sève &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Et que l'âme chante et se lève &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Comme une vague dans le vent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Que le coeur s'éclaire ou se voile, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Qu'il soit sombre ou vif tour à tour, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Mais que son ombre et que son jour &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Aient le soleil ou les étoiles...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-8877064810630350306?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8877064810630350306'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8877064810630350306'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/lardeur.html' title='338. L&apos;ardeur'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Es6A5zsmoYQ/Tylusyl8-fI/AAAAAAAAGUk/0l-8iTsrp4Y/s72-c/a_dream_within_a_dream__by_nirelleth-d29qtsp.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7661074602548789112</id><published>2012-02-01T08:51:00.002+01:00</published><updated>2012-02-01T14:37:48.795+01:00</updated><title type='text'>337. Dissuasion</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=8717780602749236299&amp;amp;postID=7661074602548789112"&gt;&lt;img border="0" height="400" sda="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-IbaNQ_O91Rg/TylADVYPmLI/AAAAAAAAGTY/HNJSdPDHCcw/s400/337.jpg" width="267" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Fermez discrètement les vitres sur la rue &lt;br /&gt;Et laissez retomber les rideaux alentour, &lt;br /&gt;Pour que le grondement de la ville bourrue &lt;br /&gt;Ne vienne pas heurter notre fragile amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre tendresse n'est ni vive ni fatale, &lt;br /&gt;Nous aurions très bien pu ne nous choisir jamais ; &lt;br /&gt;Je vous ai plu par l'art de ma douceur égale, &lt;br /&gt;Et c'est votre tristesse amère que j'aimais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La peine de nos coeurs est trop pareille, et telle &lt;br /&gt;Que nous nous mêlerions sans nous renouveler :&lt;br /&gt;Évitons le mensonge et la brève étincelle &lt;br /&gt;D'un désir qui nous luit sans pouvoir nous brûler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie a mal gardé ce que nous lui donnâmes, &lt;br /&gt;Rien du confus passé ne peut se ressaisir ; &lt;br /&gt;Nous aurions tous les deux trop pitié de nos âmes, &lt;br /&gt;Après l'oubli léger et fuyant du plaisir :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car nous entendrions sangloter notre enfance &lt;br /&gt;Pleine de maux secrets, toujours inapaisés, &lt;br /&gt;Que ne rachète pas, dans sa munificence, &lt;br /&gt;La réparation tardive des baisers...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7661074602548789112?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7661074602548789112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7661074602548789112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/dissuasion.html' title='337. Dissuasion'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-IbaNQ_O91Rg/TylADVYPmLI/AAAAAAAAGTY/HNJSdPDHCcw/s72-c/337.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-6802351139136260015</id><published>2012-02-01T08:49:00.002+01:00</published><updated>2012-02-01T14:21:22.616+01:00</updated><title type='text'>336. Bitto</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=8717780602749236299&amp;amp;postID=6802351139136260015"&gt;&lt;img border="0" height="400" sda="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-Fz8Ny-RDnSg/Tyk8MAep0TI/AAAAAAAAGSk/PoXTso2axn4/s400/336.jpg" width="266" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le bourdonnant été, doré comme du miel, &lt;br /&gt;Parfumé de citrons, de résine et de menthe, &lt;br /&gt;Balance au vent sucré son rêve sensuel &lt;br /&gt;Et baigne son visage au clair de l'eau dormante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pesants papillons ont alangui les fleurs, &lt;br /&gt;Le cytise odorant et la belle mélisse &lt;br /&gt;Infusent doucement dans la grande chaleur, &lt;br /&gt;Le soleil joue et luit sur les écorces lisses ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les branches des sureaux et des figuiers mûris &lt;br /&gt;S'emplissent du remous des abeilles fidèles... &lt;br /&gt;Comme le jour est gai, comme la plaine rit !&lt;br /&gt;Les prés chauds et roussis crépitent d'un bruit d'ailes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici qu'on voit venir, le soleil sur les yeux, &lt;br /&gt;La petite Bittô, la danseuse aux crotales ; &lt;br /&gt;La blancheur du chemin plaît à ses pieds joyeux &lt;br /&gt;Que la poussière brûle au travers des sandales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son voile est de lin vert comme un nouveau raisin, &lt;br /&gt;Sa robe est attachée à son épaule frêle, &lt;br /&gt;La beauté du matin enorgueillit son sein &lt;br /&gt;Et son coeur est content comme une sauterelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses boîtes de parfums et son petit miroir &lt;br /&gt;Font un bruit de cailloux au fond de sa corbeille ; &lt;br /&gt;Elle danse en marchant et s'amuse de voir &lt;br /&gt;Des bords de chaque fleur s'envoler des abeilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah ! Bittô, quel désir mène tes pieds distraits&lt;br /&gt;Aux dangereux sentiers de la campagne ardente ? &lt;br /&gt;D'invisibles Érôs habitent les forêts, &lt;br /&gt;Et des poisons subtils montent du coeur des plantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retourne te mêler aux travaux du matin, &lt;br /&gt;Car l'heure de midi promptement s'achemine, &lt;br /&gt;Ou bien va regarder dans ton petit jardin &lt;br /&gt;Si la nuit a mûri les vertes aubergines...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, rieuse et nouant ses deux mains à son cou, &lt;br /&gt;Bittô n'écoute pas les prudentes paroles ; &lt;br /&gt;Le vent joueur s'enroule autour de ses genoux &lt;br /&gt;Et fait un bruit soyeux comme un ruban qui vole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le baume végétal qui flotte dans l'air bleu &lt;br /&gt;Enduit d'un miel léger son âme complaisante &lt;br /&gt;Elle vient, au travers des épis onduleux, &lt;br /&gt;S'asseoir près d'un étang où rêve l'eau luisante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avides de s'unir au glorieux été, &lt;br /&gt;La pivoine touffue et l'anémone rose &lt;br /&gt;Se pâment de désir et semblent rejeter &lt;br /&gt;Le lâche vêtement des corolles décloses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Quelle silencieuse et palpitante ardeur &lt;br /&gt;Rôde autour de vos pieds, vous guette et vous accueille, &lt;br /&gt;Bittô ? Le soleil gonfle et mûrit votre coeur ; &lt;br /&gt;Votre coeur est tremblant comme un buisson de feuilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du flanc de la colline où le cassis bleuit, &lt;br /&gt;Voici Criton qui vient faire boire ses chèvres &lt;br /&gt;A l'étang où Bittô, sous la feuille qui luit, &lt;br /&gt;S'amuse à retenir l'eau vive entre ses lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'est approché d'elle, il lui dit : " Ma Bittô,&lt;br /&gt;Prends ce fromage, blanc et rond comme la lune, &lt;br /&gt;La noix que j'ai sculptée au bout de mon couteau &lt;br /&gt;Et le panier de jonc où je mettais mes prunes. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lui fait de hardis et timides serments, &lt;br /&gt;Il l'entoure, il la presse, il tient ses mains, il joue... &lt;br /&gt;- Et Bittô, déjà lasse et faible infiniment, &lt;br /&gt;Se couche dans ses bras et lui baise la joue...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...]Comme elle est grave et pâle après l'âpre union !&lt;br /&gt;- Ô vous dont la pudeur tristement fut surprise, &lt;br /&gt;Tendre corps plein de trouble et de confusion, &lt;br /&gt;Bittô, je vous dirai votre grande méprise :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rude et lourd baiser dont parlent les chansons &lt;br /&gt;Ne guérit pas le mal dont vous étiez atteinte ; &lt;br /&gt;Votre langueur venait de la verte saison, &lt;br /&gt;Du parfum des mûriers et des chauds térébinthes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pensant vous délasser d'un tourment inconnu &lt;br /&gt;Qui vous venait des champs, des feuilles, de la terre, &lt;br /&gt;Vous avez sans prudence attaché vos bras nus &lt;br /&gt;Au cou du chevrier dont l'étreinte est amère ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amoureuse du jour vivant et de clarté, &lt;br /&gt;Vous avez cru pouvoir apaiser sur sa bouche, &lt;br /&gt;Diseuse de mensonge et de frivolités, &lt;br /&gt;Votre désir de l'air, des fleurs, de l'eau farouche ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sentant que votre coeur, si lourd et si dolent, &lt;br /&gt;Pesait à votre sein comme un nid aux ramures, &lt;br /&gt;Vous avez cru qu'aux mains du berger violent &lt;br /&gt;Il pourrait s'effeuiller comme une rose mûre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ! Bittô, quelle ardeur et quelle volupté &lt;br /&gt;Auraient donc pu guérir votre malaise insigne ? &lt;br /&gt;- L'amant que vous vouliez, c'était le tendre Été&lt;br /&gt;Saturé d'aromate et de l'odeur des vignes !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-6802351139136260015?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/6802351139136260015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/6802351139136260015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/bitto.html' title='336. Bitto'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-Fz8Ny-RDnSg/Tyk8MAep0TI/AAAAAAAAGSk/PoXTso2axn4/s72-c/336.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7612264231752459628</id><published>2012-02-01T08:42:00.003+01:00</published><updated>2012-02-01T14:23:53.937+01:00</updated><title type='text'>335. Emmanuel Berl : Anna de Noailles</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-FYt4gweq3Ik/Tyk81yBHaqI/AAAAAAAAGSs/v_ifgT_X5p0/s1600/335_+Emmanuel_Berl.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" sda="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-FYt4gweq3Ik/Tyk81yBHaqI/AAAAAAAAGSs/v_ifgT_X5p0/s320/335_+Emmanuel_Berl.jpg" width="220" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Le destin devait me gratifier à la même époque d'un autre côté - la bienveillance inespérée et imméritée d’Anna de Noailles envers moi. Notre époque ne peut que mal se représenter ce qu'a pu être la gloire d'Anna de Noailles dans le Paris de 1910, enclin au superlatif. Les premiers livres de vers de la Comtesse avaient été, d'emblée, rangés entre ceux de Musset et ceux de Victor Hugo. Cette princesse grecque, à qui le mariage avait donné un nom français illustre, paraissait descendre tout droit du Parnasse avec le trépied de la Pythie pour prononcer ses oracles. Émerveillement d'autant plus doux que la Comtesse avait un visage plus séduisant, dévoré par ses admirables yeux sur les paupières desquels tombait la frange de ses cheveux noirs.&lt;br /&gt;A tous ces prestiges, elle joignait celui d'une éloquence dont je n'ai pas connu l'égale au cours de ma vie. Inspirée, quand elle parlait, comme Sarah Bernhardt quand elle jouait, elle provoquait le même respect, chacun l'écoutant en silence quels que fussent les circonstances, les heures et les lieux. Pour elle, la poésie restait la compagne du discours, idée qui scandalisa nos modernes mallarméens, mais qui avait pourtant été celle de Ronsard, de Hugo et même de Lautréamont.&lt;br /&gt;Je n'avais vraiment aucun droit à l'amitié de cette grande dame, autour de laquelle se pressaient les personnages les plus illustres. Je n'en ai tiré aucun orgueil, persuadé que je la tenais de mon cousin Henri Franck. Il l'avait aimée, elle aussi ; elle avait envers les morts la piété fervente et inquiète d’Antigone. J'ai pensé qu’elle avait cru accomplir un devoir en daignant supporter ma présence.&lt;br /&gt;La Comtesse voulut bien m'emmener à Munich, faire avec elle la rude cure de wagnérisme que la mode, alors, imposait. Le cérémonial faisait commencer le spectacle à six heures et demie, et durer jusqu'à onze heures. Il comportait un entracte assez long pour que le public pût se restaurer au foyer, d'où il était rappelé, rudement par les trompettes qui faisaient sentir aux oublieux le caractère sacré du moment.&lt;br /&gt;La Comtesse dédaignait ce foyer regorgeant de choucroute, qui ne rassurait pas sa méfiance des tréponèmes et autres poisons. On allait donc souper, après la spectacle, dans les restaurants qui voulaient bien apporter à Anna de Noailles les grandes bassines d'eau bouillante où elle désinfectait nos assiettes et nos couverts. Quand un serveur manifestait une certaine surprise, elle se dansait sur ses ergots, lui lançant : « Ich bin die berühmte Gräfin von Noailles ! »&lt;br /&gt;Nos journées étaient dédiées à l'Art. Après le déjeuner, il nous fallait « aller voir les chef-d'œuvre » comme elle disait avec résignation ; et les chefs-d'œuvre nous laissaient à peine le temps de nous habiller pour retourner au théâtre.&lt;br /&gt;Toute ma génération disqualifiait Wagner, dont on avait abusé contre elle. Anna de Noailles était partagée entre l'ennui que pouvait lui causer « Parsifal » et le respect d'un maître dont son enfance avait connu les effarants triomphes. Elle était un peu plus respectueuse que moi, et me savait gré de l'être un peu moins qu’elle.&lt;br /&gt;Mme de Noailles se revanchait de ses devoirs en dardant sur toutes les personnes connues et inconnues les regarde terribles annonciateurs de ces caricature décisives qu’elle proférait sans baisser la voix, sans se soucier de ses victimes : « Voyez ce monsieur qui a l'air d'un coupe-cigare », et elle montrait du doigt le malheureux tout affligé de cette parenté. Nous rentrions tard. Vers midi, j'allais demander à Sarah, sa confidente, des nouvelles de la Comtesse. Je la retrouvais en bas vers trois heures, et on recommençait à osciller entre les voies du Beau et l'ennui des pensums.&lt;br /&gt;L'année suivante, elle a permis que je l'accompagne à Lausanne. C'était alors la mode d'y faire je ne sais quelle cure. La Comtesse avait un médecin qui se nommait Calame, et qu’elle appelait le Père des Calamités. L'après-midi, elle m'emmenait en promenade sur les collines, dans les bois qui surplombent Lausanne et prodiguent tant de points de vue sur le Léman. &lt;br /&gt;Quand je me rappelle ces randonnées, j'ai quelque peine a comprendre que je n'aie pas été amoureux d'elle. Tout y invitait, depuis ses boucles noires jusqu'aux paysages de Vevey sur lesquels flottait toujours l'ombre de Jean-Jacques Rousseau. Je poussais la sottise jusqu'à lui parler des jeunes filles entre lesquelles mon cœur avait balancé. Elle me dit : « Comment pouvez-vous être amoureux de ces petits monstres gros de tout le mal qu’elles feront pendant cinquante ans ! » Elle avait trop raison. En quête d'une mère, j'aurais mieux fait de me tourner vers elle, quoiqu'elle n'eût pas passé trente-cinq ans, que vers les gamines d'où devait surgir Sylvia ; mais, toute ma vie, il m'a été difficile de passer du respect au désir.&lt;br /&gt;En 1913, Anna de Noailles devait pousser la gentillesse jusqu’à me chercher en voiture à Evian, pour me mener à Amphion. J'étais ému de la voir dans le beau jardin qu’elle avait tant chanté. Elle m'y a présenté à sa mère, et j'ai eu la grande joie d'entendre Mme de Brancovan jouer au piano Schubert et Chopin. Sans effort apparent, elle m'émouvait plus que n'avait pu faire le plus grand orchestre de Munich. Je n'ai pas entendu Paderewski qui logeait face à Amphion, à Morges, mais je ne pense pas qu'il ait pu être plus touchant que ne l'était Madame de Brancovan dans ses morceaux préférés. &lt;br /&gt;Devant elle, dans son jardin, Anna de Noailles redevenait par instants la petite fille avec laquelle j'aurais pu parler sans être intimidé. Mais bientôt l'éloquence reprenait son jaillissement et faisait refleurir mon angoisse de mal comprendre, de mal répondre, de ne pas me rappeler ses formules décisives et fugaces.&lt;br /&gt;Un de ces étés qui précédèrent celui où je devais rencontrer Sylvia et découvrir Thamar, mon oncle Alfred Berl me mena aux lacs italiens, au Tyrol, à Cortina, puis à Venise. Le charme de ce voyage fut encore accru vers la fin par la compagnie de Blandine Ollivier et de ses parents. Cette petite-fille de Liszt avait hérité de lui ses doigts interminables. Elle était alors pleine d'ardeur devant les tableaux et les palais vénitiens. Nous nous sommes retrouvés, je m'en souviens, le jour où, découvrant Giotto à l'Arena, je décidai de ne plus voir un tableau à Venise pour que rien ne se surimpose aux images de l’Arena, que j'ai conservées encore fraîches, après plus de soixante ans…….&lt;br /&gt;C'était mon second séjour à Venise. Aucune ville ne m'a fait une impression aussi forte, sauf peut-être Leningrad. J'y ai déambulé, les livrer, de Ruskin à la main, ignorant que ce même Ruskin me mènerait plus tard à Proust. Je n'ai jamais trouvé Venise mélancolique. Au contraire, il me semble que la place Saint-Marc est une des plus gaies, en ce monde, et l'église Saint-Marc elle-même, comme a dit Madame de Noailles, « sensible aux péchés plus qu'à l'oraison » . C'est un merveilleux endroit pour jouir des couleurs et des formes; mais il n'invite guère à prier. Comme tout Venise, sans doute parce que crispée sur les eaux qui menacent de la submerger, elle se cramponne à la terre, comme se cramponnent à la vie les agonisants qui n'acceptent pas de mourir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Lire aussi le message 108&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7612264231752459628?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7612264231752459628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7612264231752459628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/emmanuel-berl-anna-de-noailles.html' title='335. Emmanuel Berl : Anna de Noailles'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-FYt4gweq3Ik/Tyk81yBHaqI/AAAAAAAAGSs/v_ifgT_X5p0/s72-c/335_+Emmanuel_Berl.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-2014213705261016601</id><published>2012-02-01T08:37:00.001+01:00</published><updated>2012-02-01T14:25:46.348+01:00</updated><title type='text'>334. Maurice Barrès : lettre à Anna de Noailles</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-_Y5UFCO-MWA/Tyk9QiPUiiI/AAAAAAAAGS0/nEGXz8gE378/s1600/334.+Maurice_Barres.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" sda="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-_Y5UFCO-MWA/Tyk9QiPUiiI/AAAAAAAAGS0/nEGXz8gE378/s400/334.+Maurice_Barres.jpg" width="297" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A Madame la comtesse de Noailles née Princesse de Brancovan. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Si j’aime un peu l’humanité,&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;c’est qu’elle renferme&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;quelques êtres de cette sorte,&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;que d’ailleurs elle écrase soigneusement.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Madame,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quittant le rivage où respirèrent Iphigénie et Antigone, quel délice de trouver au front d'une jeune vivante les glaces flexibles et l'étincelle de l'Ionie ! C'est que, jadis, vous avez vécu dans l'Érechthéion avec les jeunes filles qu'on nommait « les porteuses de rosée » On vous entrevoit, dans la procession, qui tenez de vos deux mains le voile d'Athéna ; et les jeunes gens de Platon vous ont appelée : ma sœur. &lt;br /&gt;Quand les Acropoles cessèrent de porter leurs fruits particuliers et redevinrent des rochers stériles auprès de la mer, vous ne vous êtes pas couchée dans le sable des morts avec les figurines d’argile. Vous avez vécu dans Byzance, d'où, votre ancêtre nous apporta le trésor des lettres antiques. Toute la suite des voyageurs ont vu les jeunes Phanariotes chanter, danser et pleurer sous les vergers de la mer Noire. Mais votre nom paternel évoque l'effort des vieilles races pour s'affranchir de la Babel ottomane. Obscurs frissons, fièvres royales, quel beau livre on pourrait écrire avec l'histoire d'une goutte de sang grec !&lt;br /&gt;Hier enfin, vous êtes venue, du Danube comme Ronsard, et de Byzance comme Chénier, nous offrir toute vive, mais attendrie par des siècles d'exil, cette délicatesse grecque dont les archéologues ne nous donnent qu'une idée languissante. Vos poèmes remplissent de plaisir nos débutants et nos maîtres. On s'émerveille du mariage d'un jeune cœur païen avec nos paysages. Un jardin que vous regardez en a plus de parfum et d'éclat ; il devient tel que furent, avant votre migration, j'imagine, les îles de l'Archipel. Les réminiscences involontaires qui soutiennent votre génie nous aident à comprendre les mystères de l'inspiration, et l'on voit dans votre âme, comme dans une ruche de verre, se composer les lourds rayons dorés. &lt;br /&gt;Vous paraissez obéir docilement aux propositions de l'heure : votre fantaisie bondit avec une sûreté joyeuse sur la minute qui passe, ou bien vous cédez à votre inclination comme une herbe qui ploie au bord du chemin, mais vous demeurez toujours une avisée petite-fille d'Ulysse. Quand je lis vos romans, je songe parfois aux ruses des héros grecs. Il semble qu'un divinité champêtre se soit déguisée en Parisienne pour observer, avez un détachement cruel, le petit manège des femmes. Les princesses de Racine, quand elles rencontrent vos héroïnes dans un bois sacré de 1'Ile-de-France, on les voit rougir et sourire ; elles ne veulent pas vous suivre, elles vous reconnaissent pourtant.&lt;br /&gt;Ainsi, Madame, ce n'est pas sans sujet que j'ai désiré inscrire votre jeune gloire sur la première page de ce voyage à Sparte. Elle place sous l'invocation de la poésie un livre qui pourrait parfois sembler irrévérent à l'égard des belles choses. On ne me traitera pas de barbare, si vous me permettez de mettre à vos pieds mon admiration respectueuse. Maurice Barrès.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-2014213705261016601?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2014213705261016601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2014213705261016601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/334-maurice-barres-lettre-anna-de.html' title='334. Maurice Barrès : lettre à Anna de Noailles'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-_Y5UFCO-MWA/Tyk9QiPUiiI/AAAAAAAAGS0/nEGXz8gE378/s72-c/334.+Maurice_Barres.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-1026106700623856669</id><published>2012-02-01T08:12:00.004+01:00</published><updated>2012-02-01T14:29:28.230+01:00</updated><title type='text'>333. A l'Académie Royale de Belgique</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-IDbv3LZzwaM/Tyk9s-SR3-I/AAAAAAAAGS8/G6OWx1dsCFQ/s1600/333+academie+belgique.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="238" sda="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-IDbv3LZzwaM/Tyk9s-SR3-I/AAAAAAAAGS8/G6OWx1dsCFQ/s400/333+academie+belgique.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Colette reçoit la Comtesse de Noailles à l’Académie royale de Belgique ( extraits)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;------------------------------&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Sire, Madame, Messieurs, &lt;br /&gt;Je savais déjà toute l'émotion que je ressentirais à me trouver, au coeur de cette journée, pour moi mémorable, parmi vous, appelée par vous. Mais, usant d'un surcroît de générosité et de grâce, un des membres éminents de votre Compagnie […] semble avoir voulu arrêter mon élan de juste modestie; il n'a fait qu'augmenter ma confusion autant que ma fervente gratitude, et c'est d'un coeur plus touché encore que je vous remercie de m'associer à votre tâche, et de m'avoir choisie pour siéger dans une assemblée qui réunit les esprits les plus accomplis.&lt;br /&gt;Tout ce que je voudrais dire sur la langue française, sur cette expression ordonnée et limpide de la pensée contemporaine, sur ce miroir de l'Europe pensante, il n'en est pas un de vous, Messieurs, qui ne le dirait avec plus de compétence, plus de science et avec une autorité absolue.&lt;br /&gt;Mais, comme parle Maeterlinck lorsqu'il veut consoler un insuffisant destin, "on peut toujours aimer" C'est le sentiment d'aimer qui nous unit aujourd'hui, et par mon amour pour cette émanation et cette fixation progressive de l'âme qu'est le langage natal, je me sens moins indigne de l'honneur que vous me faites.&lt;br /&gt;Le langage natal, climat de la pensée, hors de qui nul ne respire amplement et ne ressemble plus à soi-même ! Tout ce qui est tient son existence du verbe. En vain la nature et les mondes nous proposeraient-ils leur splendeur ou leur énigme, et la musique ses divins nuages de sonorité, tout serait éphémère, sans contact et sans amitié, si la parole n'assignait à l'univers comme à l'âme sa logique et son destin. Tout ce qu'absorbe l'esprit humain, il l'exhale par le langage ; tout propos, qu'il s'attache à l'exactitude des sciences austères ou qu'il s'envole avec l'aigle lyrique, pourrait nous offrir un même aspect d'hymne inspiré, libérant l'homme de la profusion des recherches, des certitudes et du rêve.&lt;br /&gt;La langue d'un peuple est donc entièrement créatrice de ses enfants; elle leur impose une vision, une audition du monde auprès de quoi les plus beaux chants étrangers sont des hôtes vénérés, accueillis au foyer familial, qui pourront charmer, enseigner, ravir, mais qui ne convertiront pas le coeur. Nul ne prophétise qu'en sa langue natale. Ce fut le destin de la langue française d'avoir, par la vie neuve et diverse que lui communiquaient perpétuellement ses fils, et par le don de claire perception, cette qualité auguste d'annonciatrice. « On voit le caractère des peuples et le génie de leur langue marcher d'un pas égal, et l'un est toujours garant de l'autre », écrivait Rivarol. […] &lt;br /&gt;Messieurs, bien des années avant 1914, lorsqu'avec ma sœur, par qui je m'allie à votre nation même, je parcourais les belles routes blondes, bordées de noirs sapins, qui nous menaient de Chimay en France et nous ramenaient de France en Belgique, je lui disais, au moment où nous franchissions ce ruban de terre qui sépare les patries : « Ce n'est pas une frontière". &lt;br /&gt;J'exprimais par ces tendres mots cet état de continuité que présentait, à mes yeux, le paisible, le solide et poétique aspect de nos deux pays, plus pareil au cours égal d'une onde sans mélange qu'à cette jonction même des fleuves où une eau couleur de jade rejoint une eau azurée. &lt;br /&gt;Michelet, que soulève de frénésie votre âme robuste, trempée de force et de joie, exulte d'amitié aux confins de nos deux contrées, et, consentant à oublier soudain qu'il préfère tout ce qu'il aime, il choisit dans son universel amour et s'écrie : "le tourbillon de la vie nationale est au nord ! Combien cela est vrai dans cette Belgique si orgueilleuse de ses antiques franchises, de son esprit de liberté ; où passe le souffle épique des soldats de l'An II ; qui innove, et aussitôt s'organise, et qui, dans cette dernière guerre, de son coeur protégeant le nôtre, nous assura la victoire. Compensant par l'idée, la hardiesse et le courage tout désastre cependant qu'un feu impie anéantissait chez elle les asiles sacrés des livres, elle sauva le patrimoine de la pensée française. Cette Académie, Messieurs, est fondée sur la Victoire que remportèrent les jeunes hommes belges; aussi pourrions-nous la nommer à jamais : fille de la Victoire. Mais l'énergie, la fierté irascible, la sublime honnêteté de l'âme, elle n'est pas seulement dans le noble ouragan de la vie nationale, elle est aussi dans la splendeur du rêve de ses réalisations.&lt;br /&gt;Messieurs, quand tout ce qui respire et luit se défait, veut s'arracher à la terre ou se dissoudre en elle, vos artistes incomparables ont retenu et conservé la vie, ses gestes, sa couleur, son souffle ; c'est de ce prodigue acharnement à perpétuer l'éphémère par l'impérissable que se réclame Baudelaire quand, présentant à un juge céleste ce vivace butin prélevé sur la mort, il s'écrie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Et c'est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Que nous puissions donner de notre dignité &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Et vient mourir au bord de voire éternité... &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pays de gloire, disions-nous de la Belgique, mais aussi pays des serments généreux avec ses donateurs ; pays de l'équité avec ses juges, de la prospérité avec ses marchands; du labeur minutieux et parfait avec ses imprimeries novatrices […] pays de grâce mystique aussi avec ses béguinages fresques vivantes et remuantes d'un Fra Angelico que n'aurait pas troublé la turbulence hors d'haleine de l'Annonciation. Qui n'a visité avec ravissement ces étroites cellules laiteuses, ces petits paradis terrestres bien semés, sarclés, fleuris, où Marthe aurait choisi la meilleure part, car :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La vie humble, aux travaux ennuyeux et faciles, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Est une oeuvre de choix qui veut beaucoup d'amour. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pays de la lumière, dirons-nous encore de la Belgique, d'une lumière plus attirante qu'en d'autres climats, par son secret, ses promesses, ses intervalles, et dont Auguste Rodin parlait avec enchantement. Je conserve dans mon souvenir cette phrase d'un de ses entretiens : "A vingt ans, me dit-il, je rêvais d'aller en Grèce, j'avais hâte de contempler la suprême beauté antique, les vestiges ineffables, le ciel de saphir, le soleil d'Antigone. Le destin ne m'y conduisit pas ; il me dirigea vers une petite ville de Belgique, durement dessinée dans l'atmosphère comme une gravure sur bois. J'y suis resté sept ans. Il pleuvait presque tous les jours. C'était absolument beau"&lt;br /&gt;Vous le voyez, Messieurs, je ne pouvais m'arracher à la contemplation de votre pays, alors que notre tâche est de nous entretenir de la langue française. Quel amical orgueil pour nous tous, ici, de songer que nous pouvons parler d'elle, sans que rien n'en soit divisé pour faire votre part et la nôtre !&lt;br /&gt;Soyons fiers ensemble de songer que notre langue fut conseillère des plus grands génies de l'humanité. C'est elle qu'entendirent, à partir d'une certaine heure, les cerveaux divins de toutes les nations. Elle est, cette langue française, un moment de la pensée de Dante. Par Michel de Montaigne, elle est l'amie et la compagne de Shakespeare. Par Diderot et les Encyclopédistes, elle instruisit le jeune Goethe, qui devait un jour demander : "Pourquoi, puisque les Romains, quand ils avaient quelque chose d'important à dire s'exprimaient en grec, ne nous exprimerions-nous pas, quelquefois, en français ?"&lt;br /&gt;Par Rousseau, elle exalta la générosité de la nature, participa au génie de Kant, et fit pénétrer son évangile de la sensibilité au coeur des grands écrivains russes. Par Voltaire, elle s'étendit en tous sens ; devint la mesure d'unité de la sagesse humaine; aérienne rafale, elle glane tout, ramasse tout, ramène tout, et, traversant le génie et le coeur de cet universel Voltaire, elle distribue de nouveau au noble et raisonnable appétit du monde.&lt;br /&gt;De même que le chant perlé de la harpe apaisait Saül dans ses transes, elle consola Nietzsche mourant. Privée de sonorités qui lui donneraient de faciles mélodies, dépouillée des vapeurs qui lui organiseraient d'éclatants orages, la. langue française fait songer à ces violons fins et nets qui se posent sur le coeur de l'homme et tendent leurs cordes sous ses doigts. De là, cette réversibilité de l'expression et de l'âme. Si la voix, comme l'ont reconnu les témoins de la parole de Jeanne d'Arc, est un des mystères dont le pouvoir est le plus agissant, cette voix vaut tout entière par les harmonies qui l'animent et qui se modèlent elles-mêmes sur l'esprit.&lt;br /&gt;Dès l'origine, les chansons héroïques de la France sont chevaleresques, nourries de sentiments d'honneur, de compassion, d'amour. C'est tout un code de la dignité humaine, dont ne se sont jamais écartées les races sur qui veillait cette déesse sévère aux siens, à ceux qu'elle aime, indulgente à ceux qu'elle plaint. Les paroles nobles, pondérées, magnanimes, on les retrouve dans toutes les proclamations qui témoignèrent pendant la guerre du sentiment de nos deux nations. Quand, par une instructive malice, les Belges apposèrent dans la ville d'Aix-la-Chapelle, en novembre 1918, une affiche où se trouvaient inscrits de durs commandements, si durs qu'un Français n'y pouvait croire, nous ne nous trompions pas ; ils avaient spirituellement étalé les ordres que les armées ennemies avaient infligés aux villes de la Belgique ; une heure après, ils y substituèrent leurs propres règlements, tout empreints de libéralisme et d'humanité. Qu'ils soient honorés pour cela !&lt;br /&gt;Nietzsche, que je cite encore parce qu'il fut un des disciples lyriques et nostalgiques de la mesure française, écrit : "Le véritable orgueilleux est celui qui ne supporte pas qu'on humilie un homme devant lui".&lt;br /&gt;Noble langue française, qui, de même que le chant des flûtes, selon la légende, bâtissait les villes antiques, a construit des nations et des hommes ! Personne vivante aux mille aspects, figure véritable de la liberté, vocabulaire de la justice, formule de la miséricorde, c'est elle qui, par son histoire aventureuse, pleine de gloire et de science, par sa Révolution, par ses soldats sans haine, imposa au monde le droit d'être libre !&lt;br /&gt;Si active, si efficace, elle est en même temps la plus paisible, la plus docile, la plus patiente de toutes les langues. Tout chef-d'oeuvre étranger s'y peut refléter sans craindre d'y rencontrer une onde opaque ou le pli des flots mobiles.&lt;br /&gt;Messieurs, il me tarde d'appeler parmi nous les ombres de vos grands poètes dont l'absence fait peser sur notre ,assemblée un deuil dont ne nous console pas leur immortalité. Ombre charmante de Rodenbach, rêveur aux yeux lucides, visage à la fois brumeux et doré, chantre élégant d'un crépuscule qui ne l'atteignit pas ! Ce poète de la langueur et des reflets nous fait songer à ce beau lac d'amour dans Bruges, où glisse la neige silencieuse des cygnes,&lt;br /&gt;Et puis, nous entendons chanter et s'évanouir le merveilleux Van Lerberghe, qui composa cette Chanson d'Eve, toute ruisselante de liquides arpèges, et qui, lui aussi, s'arrête soudain, après cette ondée d'argent, comme la capricieuse et mélancolique pluie de l'été. Plus haut encore, nous voyons Verhaeren. Tour à tour forgeron véhément du verbe ou tisserand délicat, ce grand ouvrier de la terre et des cités dut souvent sentir se poser sur lui, du haut des nuées où s'élevaient les sommets de son âme, la bénédiction du travailleur céleste qui vint chez vous chercher la quiétude et l'amitié: Victor Hugo.&lt;br /&gt;Miracle de la dentelle ou prodige du fer, turbulence ou transparence, la poésie beige est aussi la sœur des plus beaux chants de Verlaine qui, lorsqu'il fut votre hôte malheureux, puisa chez vous une si grande grâce poétique qu'il fut dans sa claustration comme ces jeunes hommes de l'Ecriture qu'une rosée mystérieuse aidait à supporter les, feux du brasier. Alors qu'on s'attendait à son silence, à son accablement, que fit-il chez vous ? Il chanta. Il chanta, cet emmuré, votre ciel, un arbre et son bercement de palme, la palpitation empressée des trains, et sa jeunesse, et ses regrets, regrets de poète si consolés par la mélodie, par leur innocence et leur orgueil ingénu, qu'ils ne sont jamais des remords ! Ce ravissement que causait la Belgique à un pauvre homme divin, il vous en témoigna sa reconnaissance par des vers purs et touchants :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;J'ai naguère habité le meilleur des châteaux &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Dans le plus fin pays d'eau vive et de coteaux :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Quatre tours s'élevaient sur le front d'autant d'ailes, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Et j'ai longtemps, longtemps habité l'une d'elles.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le mur, étant de brique extérieurement, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Luisait, rouge, au soleil de ce site dormant...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Une chambre bien close, une table, une chaise, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un lit strict où l'on pût dormir juste à son aise, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Du jour suffisamment et de l'espace assez, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tel fut mon lot durant les longs mois là passés.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Et je n'ai jamais plaint ni les mois ni l'espace,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ni le reste, et du point de vue où je me place, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Maintenant que voici le monde de retour, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ah ! vraiment, j'ai regret aux deux ans de la tour !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'il me soit permis, Messieurs, glissant ma voix dans le sillage musical de ce grand poète, de vous parler un peu de moi. Fille de l'Orient, mais née sous le ciel de France, j'eus dès mon enfance, alors que reposaient en moi ces forces grecques et latines dont j'étais sûre quelles me seraient fidèles, la nostalgie de vos contrées.&lt;br /&gt;Comme le sapin d'Henri Heine rêvait au palmier du sud, je fus cette palme qui songe au sapin du nord ; c'est par votre pays, messieurs, que je connus la forêt, ce domaine de la poésie, lieu musical où siègent les ouragans, archanges aux ailes repliées dans leurs jours du plein été, peuple tumultueux des airs dès qu'ils font se mouvoir les hauts pins, les hêtres, les mélèzes, et déchaînent ces puissantes symphonies aériennes auxquelles on ne peut comparer que la puissance de l'inspiration dans le coeur des hommes.&lt;br /&gt;Oui, l'inspiration poétique, avec un souffle subit, son impatience intrépide et ce gémissement balancé des cimes, ressemble à ces arbres bouleversés, mâts attachés au sol, qui rêvent à l'aventure des navigations, et voudraient s'élancer, aidés de l'aide bombée des voiles, sur ces flots réjouissants auxquels nous désaltèrent vos illustres peintures maritimes.&lt;br /&gt;Messieurs. je garderai des heures passées aujourd'hui avec vous un souvenir qui ajoute à ma vie. Pour la première fois je vous vois ici réunis, et pourtant je vous reconnais. Il me semble que votre magnifique Verhaeren, que j'admire tant et qui m'aimait, me répète tout à coup ces quatre vers, si sensibles, et pour moi si exacts :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Plus rien de vous n'est étranger&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Au coeur ému de ma mémoire. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;On ne sait quoi de péremptoire&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Entre nous tous s'est échangé. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-1w0UIdQnG-s/Tyk-HbraSHI/AAAAAAAAGTE/1J_0-k8Bap8/s1600/colette_page_col_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" sda="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-1w0UIdQnG-s/Tyk-HbraSHI/AAAAAAAAGTE/1J_0-k8Bap8/s400/colette_page_col_1.jpg" width="366" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;------------------------&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-1026106700623856669?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1026106700623856669'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1026106700623856669'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/02/lacademie-royale-be-belgique.html' title='333. A l&apos;Académie Royale de Belgique'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-IDbv3LZzwaM/Tyk9s-SR3-I/AAAAAAAAGS8/G6OWx1dsCFQ/s72-c/333+academie+belgique.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-2000425884197553980</id><published>2012-01-03T11:02:00.005+01:00</published><updated>2012-01-03T11:37:36.453+01:00</updated><title type='text'>332. Une pièce rare, très rare ....</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-6twxFYeGK5I/TwLQv7NW4TI/AAAAAAAAGQg/r16POUo9_Mg/s1600/Medaille+Verso+02.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" rea="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-6twxFYeGK5I/TwLQv7NW4TI/AAAAAAAAGQg/r16POUo9_Mg/s320/Medaille+Verso+02.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-GlkOrgjj5TI/TwLQy-RgiGI/AAAAAAAAGQo/v2Z-fPLYNss/s1600/Medaille+Verso+01.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="212" rea="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-GlkOrgjj5TI/TwLQy-RgiGI/AAAAAAAAGQo/v2Z-fPLYNss/s320/Medaille+Verso+01.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-L_wYyeTTBmo/TwLQ1BQEg8I/AAAAAAAAGQw/Zp4q3anLguY/s1600/Medaille+Recto.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="212" rea="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-L_wYyeTTBmo/TwLQ1BQEg8I/AAAAAAAAGQw/Zp4q3anLguY/s320/Medaille+Recto.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L'un de mes visiteurs, Monsieur Pierre D, résidant dans le département de l'Oise mais ayant des attaches familiales à Thonon, a eu la très délicate attention de me remettre cette médaille, sans doute assez rare, gravée en 1890, à l'occasion des fêtes nautiques de Thonon-les-Bains le 27 juillet, "&lt;em&gt;en témoignage de reconnaissance à Madame la Princesse Bassaraba de Brancovan"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: red;"&gt;-------------------&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: red;"&gt;Remarques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: red;"&gt;1. Je propose deux reproductions du revers de cette médaille, afin de permettre&amp;nbsp;la meilleure&amp;nbsp;lecture possible de la dédicace.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: red;"&gt;2. Cliquez sur les images pour les agrandir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: red;"&gt;3. La reproduction de ces documents est libre, sous réserve de mentionner la source.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: red;"&gt;-------------------&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-2000425884197553980?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2000425884197553980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2000425884197553980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2012/01/une-piece-rare-tres-rare.html' title='332. Une pièce rare, très rare ....'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-6twxFYeGK5I/TwLQv7NW4TI/AAAAAAAAGQg/r16POUo9_Mg/s72-c/Medaille+Verso+02.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-281808460085984515</id><published>2011-11-07T10:40:00.016+01:00</published><updated>2011-11-17T09:13:59.223+01:00</updated><title type='text'>331. Table des messages 001 à 330</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?qh=&amp;amp;section=&amp;amp;q=library#/d1wvvij"&gt;&lt;img border="0" height="262" ida="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-ZysoX_70-Aw/Tre0FzA6ddI/AAAAAAAAGN0/hjkf9rGQVCU/s400/Library_by_Serdarakman.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;- Ci-après, un récapitulatif alphabétique des 330 messages publiés avec leur numéro dans le blog.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;- Les oeuvres d'Anna de Noailles apparaissent en gras.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;- Une très large place est accordée aux 130 poèmes du&amp;nbsp;recueil "Les vivants et les Morts" (1907-1913). Ces poèmes sont repérés par la mention VM, à la suite du numéro.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-ag9h3J6Rl3Q/TroraAz3jlI/AAAAAAAAGN8/srynlPlTTiY/s1600/imagesCAH6D0CT.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="5" ida="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-ag9h3J6Rl3Q/TroraAz3jlI/AAAAAAAAGN8/srynlPlTTiY/s320/imagesCAH6D0CT.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Anna de Noailles : bibliographie : 005 &lt;br /&gt;Anna de Noailles : entre prose et poésie : 292-298&lt;br /&gt;Anna de Noailles par François Mauriac : 063-066&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A la nuit&amp;nbsp; : 054&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A Mistral&amp;nbsp; : 265 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A Palerme, au jardin Tasca :&amp;nbsp;213 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;A propos d'Anna de Noailles : 011&lt;br /&gt;A propos des poèmes 28, 29 : 030&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A propos du lac Léman : 156&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;A propos du poème "Les paradis" : 160&lt;br /&gt;A. de Noailles et Jean Rostand : 049-050&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Agrigente : 214 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ainsi les jours légers : 053 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ainsi les jours ont fui : 200 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ainsi les jours s'en vont : 228 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Amphion : la villa Bassaraba : 034&lt;br /&gt;Amphion : le monument Anna de Noailles : 045&lt;br /&gt;Anna de Noailles : biographie : 004&lt;br /&gt;Anna de Noailles : blog en anglais : 052&lt;br /&gt;Anna de Noailles : quatre portraits : 042&lt;br /&gt;Anna de Noailles : un timbre-poste : 068&lt;br /&gt;Anna de Noailles à Amphion : 035-037&lt;br /&gt;Anna de Noailles à Evian : 018-020&lt;br /&gt;Anna de Noailles et Amphion : 118&lt;br /&gt;Anna de Noailles et la revue "Annales" : 116&lt;br /&gt;Anna de Noailles et le jardin : 128-130&lt;br /&gt;Anna de Noailles et Rabindranath Tagore : 115&lt;br /&gt;Anna de Noailles par elle-même : 043&lt;br /&gt;Anna de Noailles par Rodin : 061&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Arles : 236 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Au pays de Rousseau : 231 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Automne : 234 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Avoir tout accueilli : 181 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-----------------------------------&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bénissez cette nuit ! : 187 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bonté de l'univers que je croyais éteinte : 233 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-----------------------------------&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cantique : 180 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce matin clair et vif : 246 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est après les moments : 028&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est là que dort mon cœur : 100&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ceux qui n'ont respiré : 239 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chaleur des nuits d'été : 235 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chant Dionysien : 153 &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Citations : 090-099&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cloches vénitiennes : 224 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Colette évoque Anna de Noailles : 107&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Comme le temps est court : 198 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Comme vous accablez vos préférés : 255 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Correspondance : 081&lt;br /&gt;-----------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dans l'azur antique 208 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dédicace du roman "Le couple nu" : 016&lt;br /&gt;Dédicace et Citations : 044&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Destin imprévisible : 197 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Deux esprits détachés : 164&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deux êtres luttent dans mon cœur : 124&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Deux poèmes en anglais : 132&lt;br /&gt;----------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elévation : 263 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Emilio Terry : le jardin d'Amphion : 067&lt;br /&gt;Emmanuel Berl évoque Anna de Noailles : 108&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En ces jours déchirants : 264 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En écoutant Schumann : 185 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Etranger qui viendra : 002&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Etude de l'imaginaire dans l'oeuvre d'A de N. : 136-141&lt;br /&gt;Evian : le lycée Anna de Noailles : 014&lt;br /&gt;Evian, au temps de la Comtesse de Noailles : 017&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Exaltation : 027&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;-----------------------&lt;br /&gt;Gallica. BNF. Anna de Noailles : 083&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;----------------------------&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hélas, il pleut sur toi : 271 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Henri Heine : 248 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Henry Bordeaux évoque Anna de Noailles : 070&lt;br /&gt;------------------------&lt;br /&gt;Ignacio Zuloaga : 069&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il fera longtemps clair ce soir : 290&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il n'est pas un instant : 056&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il paraît que la mort : 273 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;In Nature's Praise : 021&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;--------------------------------&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'ai revu la nature : 257 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'ai tant révé par vous : 071 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'ai vu à ta confuse : 176 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je dormais, je m'éveille : 076 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je marchais près de vous : 177 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je me défends de toi : 103 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je n'ai vu qu'un instant : 227&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je ne me réjouis de rien : 196 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je ne puis pas comprendre : 193 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je ne veux pas savoir s'il fait clair : 280 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je respire et tu dors à présent : 281 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je sais que rien n'est plus : 261 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je suis fière de tout : 256 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je t'aime et cependant : 184 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je vis, je pense et l'ombre : 260 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je vivais. Mon regard, comme un peuple : 284 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je vous avais donné : 173 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Jean Cocteau évoque Anna de Noailles : 109&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'espère de mourir : 074 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jeunesse : 025&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;------------------------&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La cité natale : 055&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La Comtesse de Noailles : 001&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La constance : 205 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La côte est de feux bleus : 157&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La course dans l'azur : 080&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La douleur : 170 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La Jeunesse : 024&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La journée heureuse : 058&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La langueur des voyages : 241 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La messe de l'aurore à Venise : 222 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La mort dit à l'homme : 046&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La mort du poète : 051&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La mort fervente : 047&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La musique de Chopin : 182 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La musique et la nuit : 204 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La Nature et l'Homme : 023&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La nue est radieuse : 191 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La nuit flotte : 237 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La nuit rapproche mieux : 277 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La passion : 192 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La pensée alanguie 289&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La poésie d'Anna de Noailles : 110&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La prière : 249 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La prière devant le soleil : 279&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La promesse : 146&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La prose de Madame de Noailles : 079&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La solitude : 252 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La table de travail d'Anna de Noailles : 012&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La tempête : 189 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La terre : 242 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La tombe d'Anna de Noailles à Publier : 007-008&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La tristesse dans le parc : 059&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La vie profonde : 104&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'abime : 270 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'air brûle, la chaude magie : 217 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'amitié : 072 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'auberge d'Agrigente : 215 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le baiser : 120&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le chant du printemps : 172 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le ciel bleu du milieu du jour : 240 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le coeur - La chaude chanson - Azur : 125&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le désert des soirs : 210 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le destin du poète : 262 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le jardin perfide : 159&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le jardin votif Anna de Noailles : 299-309&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le livre de ma vie : 165-169&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le monde intérieur : 195 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le monument votif à Amphion : 009-010&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le paradis, c'est vous : 082&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le port de Palerme : 211 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le premier chagrin : 147&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le prince de Brancovan : 032-033&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le printemps du Rhin ( Strasbourg) : 245 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le retour au lac Léman : 105 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le souvenir des morts :&amp;nbsp;275 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le temps de vivre : 078&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le vélocipède du prince de Brancovan : 111&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le verger : 151&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'empreinte : 022&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'enchantement de la Sicile : 216 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les climats : 206&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les espaces infinis : 288&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les innocentes ou la sagesse des femmes : 161&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les journées romaines : 150 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les manes de Napoléon : 257 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les morts : 269 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les nuits de Baden : 247 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les paradis d'Anna de Noailles : 135&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les rives romanesques : 230 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les soirs de Catane : 212 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les soirs du monde : 207 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les soldats sur la route : 190 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les vivants se sont tus : 274 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'espace nocturne : 259 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Lettre à Maurice Barrès : 015&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'évasion : 238 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lever au soleil : 158&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'hiver : 057&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'honneur de souffrir : 133-134&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'île des folles à Venise : 152 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'image : 101&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'inquiet désir : 126&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'insatisfaction et l'isolement : 162&lt;br /&gt;L'oeuvre d'Anna de Noailles : 003&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'offrande à la nature : 013&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;---------------------------&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Malgré mes bras tendus : 282 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Manuscrit de la Comtesse de Noailles : 117&lt;br /&gt;Marcel Proust : à propos des "Eblouissements" : 084-089&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Midi sonne au clocher de la tour sarrasine : 226 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon Dieu ! Je sais ce qu'il faut : &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;254 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon dieu, je ne sais rien : 251 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon Dieu, je sais qu'il faut : 285&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Musique pour les jardins de Lombardie : 218 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Notre amour : 029&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-----------------------------&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nous étions de très petits enfants : 148&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nous n'avions plus besoin de parler : 175 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nuit vénitienne : 223 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nuit voluptueuse : 062&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-----------------------------&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;O Dieu mystérieux ! : 268 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ô lumineux matin ! : 154&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;O mon ami, sois mon tombeau ! : 202 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;O mon ami, souffrez ! : 174 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;O monde ! Nous passons ! : 250 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Octobre et son odeur : 229 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Offrande : 286&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;On étouffait d'angoisse atroce : 258 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;On ne peut rien vouloir : 048 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;--------------------------------&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Palerme s'endormait : 209 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pastels de la comtesse de Noailles : 031&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Plainte : 106&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Poème de l'Amour : 310-330&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Puisque j'ai su par toi : 272 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Puisqu'il faut que la mort : 283 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Puisqu'il faut que l'on vive : 278 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;---------------------------&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qu'ai-je à faire de vous ? : 186 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Que m'importe aujourd'hui : 075 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;---------------------------&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Regrets : 287&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Retour à Amphion : 163&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Rivages contemplés : 243 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;---------------------------&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Seigneur, pourquoi l'amour ? : 171 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si je n'aimais que toi : 127&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si vous parliez Seigneur : 253 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sirocco à Venise : 225 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Soir de Rome : 077&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Soir sur la terrasse : 201 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Sur Anna de Noailles : un ouvrage en anglais : 123&lt;br /&gt;Sur le fil d'Archal : Anna de Noailles : 112-113&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Syracuse : 149 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;---------------------------------&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;* Table des 01-60 : 060&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;* Table des documents 001-290 : 291&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;* Table des&amp;nbsp;documents : 001-130 : 131&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;--------------------------------&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;T'aimer et quand le jour timide : 179 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tel l'arbre de corail : 178 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tendresse : 194 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ton absence est partout : 276 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tout semble libéré : 188 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu ressembles à la musique : 183 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu t'éloignes cher être : 073 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu vis, je bois l'azur : 006 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tumulte : 142-144&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;------------------------------&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un abondant amour : 203 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un automne à Venise : 220 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un jour, on avait tant souffert : 102 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Un ouvrage de référence : 038-041&lt;br /&gt;Un poème à écouter : "Enfance" : 119&lt;br /&gt;Un portrait de la comtesse de Noailles : 114&lt;br /&gt;Un portrait inconnu de la comtesse de Noailles : 121-122&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un soir à Londres : 244 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un soir à Vérone : 219 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un soir en Flandre : 232 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Un témoignage : Angèle Paoli : 026&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une île : 145&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;------------------------------&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Va prier dans Saint-Marc : 221 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vers écrits sur les champs de bataille d'Alsace : 266 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous emplissez ma vie : 199 VM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous que jamais : 155&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-if_N0MNqP4o/TrotDqtR31I/AAAAAAAAGOU/mx8yIdCgcaQ/s1600/imagesCAS0M484.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ida="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-if_N0MNqP4o/TrotDqtR31I/AAAAAAAAGOU/mx8yIdCgcaQ/s1600/imagesCAS0M484.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-281808460085984515?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/281808460085984515'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/281808460085984515'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/11/table-des-messages-001.html' title='331. Table des messages 001 à 330'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-ZysoX_70-Aw/Tre0FzA6ddI/AAAAAAAAGN0/hjkf9rGQVCU/s72-c/Library_by_Serdarakman.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-8405347463749713000</id><published>2011-10-27T15:11:00.012+02:00</published><updated>2011-10-27T15:26:57.072+02:00</updated><title type='text'>330. Poème de l'Amour : introduction</title><content type='html'>&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;"À l’amitié, sentiment divin par qui, selon la présence ou l’absence, nous sommes vivants ou tués, je dédie ces poèmes d’imagination sur l’amour, passion cruelle et vaine".&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Anna de Noailles.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-eqMDdS5yXs4/TqlZ4vYBc7I/AAAAAAAAGNk/sDI6SReQFrc/s1600/The_poetry_of_the_air_by_Kiiiiiiiiii.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="395" ida="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-eqMDdS5yXs4/TqlZ4vYBc7I/AAAAAAAAGNk/sDI6SReQFrc/s400/The_poetry_of_the_air_by_Kiiiiiiiiii.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Messages 310 à 329 ci-après&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: je propose à mes lecteurs une sélection de 20 poèmes extraits de ce superbe recueil. "Le Poème de L’Amour" a été publié en 1924.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?q=poetry&amp;amp;order=9&amp;amp;offset=48#/da63ff"&gt;&lt;img border="0" height="320" ida="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-3UTxLQzSi4U/TqlaTNy8i1I/AAAAAAAAGNs/F5tjdIfXH3E/s320/Poetry_by_zebr.jpg" width="259" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;*********************&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-8405347463749713000?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8405347463749713000'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8405347463749713000'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/330-poeme-de-lamour.html' title='330. Poème de l&apos;Amour : introduction'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-eqMDdS5yXs4/TqlZ4vYBc7I/AAAAAAAAGNk/sDI6SReQFrc/s72-c/The_poetry_of_the_air_by_Kiiiiiiiiii.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-3724679459617562512</id><published>2011-10-27T15:08:00.001+02:00</published><updated>2011-10-27T15:08:38.593+02:00</updated><title type='text'>329. Poème de l'Amour. 20</title><content type='html'>&lt;strong&gt;20. CLXXIV&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hasard et les jours passent d'un pied rapide,&lt;br /&gt;On ne sait ce qui vient ni ce qui va cesser;&lt;br /&gt;La place où bat mon coeur peut soudain être aride,&lt;br /&gt;La chance est brève, hélas! et tu n'es pas pressé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tu ne te dis pas, sous les cieux monotones&lt;br /&gt;Où tout est triste, amer, médiocre, décevant:&lt;br /&gt;« J'irai vers cette femme en ce matin d'automne,&lt;br /&gt;« J'aborderai ces yeux plus larges que le vent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J’aborderai ce coeur qui n'a pas eu la crainte&lt;br /&gt;« De confier ses vœux, ses plaintes et ses pleurs.&lt;br /&gt;« Visage démuni sans réserve et sans feinte,&lt;br /&gt;« Où le trop vif amour insinuait sa peur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Puisqu'elle m'a tout dit, bien qu'étant grave et fière,&lt;br /&gt;« Je pourrai demeurer simple et silencieux;&lt;br /&gt;« Et faire un don naïf, à cette âme plénière,&lt;br /&gt;« Des secrètes beautés qu'elle voit dans mes yeux;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je la devine bien, et je n'ai pas eu même&lt;br /&gt;« À chercher quel était son épuisant souci:&lt;br /&gt;« Sa voix m'a tristement annoncé qu'elle m'aime,&lt;br /&gt;« Comme on dit que l'on meurt et que c'est bien ainsi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Jamais le coeur puissant qui pâlit son visage&lt;br /&gt;« N'a tenté de goûter sur le mien son repos;&lt;br /&gt;« M'aimant, elle s'éloigne, et son front net et sage&lt;br /&gt;« Renferme le courage isolé des héros !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Puissante et délicate, usant de tendre ruse,&lt;br /&gt;« Elle va sans faiblir vers un but périlleux;&lt;br /&gt;« Malgré son pas joyeux, jamais rien ne l'amuse&lt;br /&gt;« Que le tragique espoir que l'on a d'être heureux ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non tu ne te dis pas: j'allégerai sa peine,&lt;br /&gt;Je ne laisserai pas languir ce coeur de feu,&lt;br /&gt;J'apporterai le lot de ma tendresse humaine&lt;br /&gt;À ce doux corps surpris de ne pas être deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non tu ne te dis pas: que puis-je craindre, en somme,&lt;br /&gt;Puisque rien ne me nuit en son plaintif désir ?&lt;br /&gt;Cette compagne insigne et songeuse des hommes,&lt;br /&gt;Serai-je la seule âme à ne pas l'accueillir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le globe sans joie où deux races existent,&lt;br /&gt;Celle des morts, hélas ! et celle des vivants,&lt;br /&gt;As-tu vraiment voulu rendre toujours plus triste&lt;br /&gt;Le coeur le plus rêveur et le moins décevant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Viens, parfum! Viens, chaleur! Azur! Air! Nourriture !&lt;br /&gt;Amour, répands sur moi l'unique illusion,&lt;br /&gt;Puisque l'indifférente et moqueuse Nature&lt;br /&gt;Protège les humains pendant la passion !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-3724679459617562512?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3724679459617562512'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3724679459617562512'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/329-poeme-de-lamour-20.html' title='329. Poème de l&apos;Amour. 20'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-848632880349195131</id><published>2011-10-27T15:05:00.000+02:00</published><updated>2011-10-27T15:05:39.978+02:00</updated><title type='text'>328. Poème de l'Amour. 19</title><content type='html'>&lt;strong&gt;19. CLXXII&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque tu ne seras, dans quelque humble retraite,&lt;br /&gt;Qu'un homme vieux et fatigué;&lt;br /&gt;Lorsque sera terni le charme que te prête&lt;br /&gt;Ton beau sourire triste et gai;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand ton œil studieux dont la langueur observe,&lt;br /&gt;Et même semble discuter,&lt;br /&gt;N'aura plus sa rêveuse et vigilante verve,&lt;br /&gt;Et son bleu calice éclaté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand nul ne fera plus tinter à ton oreille&lt;br /&gt;L'éloge que tu réclamais,&lt;br /&gt;Songe, ô futur cadavre, éphémère merveille,&lt;br /&gt;Avec quel excès je t'aimais !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelle à ton orgueil, s'il souffre et s'inquiète,&lt;br /&gt;Que c'est moi-même, et non pas toi,&lt;br /&gt;Qui voulus, rapprochant sournoisement nos têtes,&lt;br /&gt;Ce baiser tendre, humide et droit,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet unique baiser qui met en équilibre&lt;br /&gt;Deux visages encore errants,&lt;br /&gt;Et qui ne m'a jamais plus permis d'être libre,&lt;br /&gt;En mon coeur vivace et mourant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-848632880349195131?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/848632880349195131'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/848632880349195131'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/328-poeme-de-lamour-19.html' title='328. Poème de l&apos;Amour. 19'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7585093428263623010</id><published>2011-10-27T15:04:00.001+02:00</published><updated>2011-10-27T15:04:13.993+02:00</updated><title type='text'>327. Poème de l'Amour. 18</title><content type='html'>&lt;strong&gt;18. CLXI&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je croyais que l'amour c'était toi seul. J'entends&lt;br /&gt;Soudain l'étrange et pur silence du printemps !&lt;br /&gt;Le soir n'arrive point à l'heure coutumière:&lt;br /&gt;Ce doux prolongement de rêveuse lumière&lt;br /&gt;Est comme un messager qui dans le drame accourt&lt;br /&gt;Et puis d'abord se tait. - Je croyais que l'amour&lt;br /&gt;C'était toi seul, avec, serrés sur ton visage,&lt;br /&gt;La musique, les cieux, les climats, les voyages.&lt;br /&gt;Mais plus énigmatique, et plus réelle aussi,&lt;br /&gt;Le doigt levé, ainsi que, Saint Jean, de Vinci,&lt;br /&gt;Écoutant je ne sais quelle immense nouvelle,&lt;br /&gt;L'heure, qui se maintient et lentement chancelle,&lt;br /&gt;Me fixe d'un regard où les siècles ont mis&lt;br /&gt;Le secret fraternel à mon esprit promis...&lt;br /&gt;Le vent s'essaye et tombe. Au loin un chien aboie.&lt;br /&gt;Toi qui fus la douleur dont j'avais fait ma joie,&lt;br /&gt;Toi par qui je portais, mendiant, un trésor,&lt;br /&gt;Qui fus mon choix soudain et pourtant mon effort,&lt;br /&gt;Toi que mon coeur vantait, en appelant sa chance&lt;br /&gt;Cette ardente, servile, oppressante souffrance&lt;br /&gt;De sentir tout mon être entravé par ton corps,&lt;br /&gt;Toi qui fus mon salut et mon péril extrême,&lt;br /&gt;Se, pourrait-il ce soir que, plus fort que toi-même,&lt;br /&gt;L'éternel univers fût vraiment ce que j'aime ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;CLXX&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce que nous aimons est déjà sous la terre,&lt;br /&gt;Un éphémère effort conduit encor nos jours,&lt;br /&gt;Mais, déçue à jamais par l'ingrate atmosphère,&lt;br /&gt;Pour mon regard il n'est de loi ni de mystère;&lt;br /&gt;Peut-être êtes-vous là, pourtant, tenace Amour ?&lt;br /&gt;Tout rêve et tout espoir s'écroulent dans des tombes;&lt;br /&gt;Toute animation s'affaisse dans le sol;&lt;br /&gt;Printemps passionné, caresses des colombes,&lt;br /&gt;Tendre essor des parfums, appel du rossignol,&lt;br /&gt;Incoercible élan d'un visage vers l'autre,&lt;br /&gt;Chaude haleine créant un humain paradis,&lt;br /&gt;Sainte présomption d'être ces deux apôtres&lt;br /&gt;Graves, dont l'un s'abreuve à ce que l'autre dit,&lt;br /&gt;Terrible instinct d'amour qui combattez le nôtre,&lt;br /&gt;Quand l'immense douleur nous a tout interdit,&lt;br /&gt;Malgré votre besoin de prolonger la race&lt;br /&gt;Vous n'êtes qu'un instant vifs au-dessus des morts;&lt;br /&gt;Vous usez chaque jour les âmes et les corps,&lt;br /&gt;Rien de tout ce qui vit ne laissera de traces;&lt;br /&gt;Mais alors vous venez sourdement vous poser&lt;br /&gt;Comme un ordre pressant sur la plus triste face:&lt;br /&gt;Méprisable et divin miracle du baiser !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7585093428263623010?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7585093428263623010'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7585093428263623010'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/327-poeme-de-lamour-18.html' title='327. Poème de l&apos;Amour. 18'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7784082518771363608</id><published>2011-10-27T15:01:00.000+02:00</published><updated>2011-10-27T15:01:38.811+02:00</updated><title type='text'>326. Poème de l'Amour. 17</title><content type='html'>&lt;strong&gt;17. CLIII&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudra bien pourtant que le jour vienne, un jour,&lt;br /&gt;Où je ne pourrai plus t'aimer,&lt;br /&gt;Où mon coeur sera dur, mon esprit sombre et sourd,&lt;br /&gt;Ma main froide et mes yeux fermés!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet inutile effort pour ne pas te quitter,&lt;br /&gt;Ce vain espoir de vivre encor,&lt;br /&gt;L'horreur de déserter ma place à ton côté,&lt;br /&gt;C'est cela, rien d'autre, la mort !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est plus cette angoisse et ce scandale altier.&lt;br /&gt;De sombrer dans un noir séjour,&lt;br /&gt;De ne plus se sentir robuste et de moitié&lt;br /&gt;Dans tous les mouvements du jour !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est plus ce regret et ce décent orgueil&lt;br /&gt;D'adresser aux cieux constellés&lt;br /&gt;L'adieu méditatif et stupéfait d'un œil&lt;br /&gt;Qui fut à leurs astres mêlé,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais n'être plus, parmi les humains inconnus,&lt;br /&gt;Qui vont chacun à leur labeur,&lt;br /&gt;La main forte et fidèle où tes doigts ont tenu,&lt;br /&gt;Le sein où s'est posé ton coeur;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'être plus le secret qui dit: C'est moi qui prends&lt;br /&gt;Ce qui te tourmente et te nuit;&lt;br /&gt;N'être plus ce désir anxieux et souffrant&lt;br /&gt;Qui songe à ton sommeil, la nuit;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'être plus ce brasier, qui tient ses feux couverts,&lt;br /&gt;Dont parfois tu n'as pas besoin !&lt;br /&gt;Hais qui saurait t'offrir un brûlant univers,&lt;br /&gt;Si tes vœux réclamaient ce soin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'avoir plus, - ayant tout acquis et possédé,&lt;br /&gt;Cette tâche, modeste enfin,&lt;br /&gt;De pouvoir, sans emphase, être prête à t'aider&lt;br /&gt;Quand ton esprit a soif et faim,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà ce qui m'effraie et comble de douleur&lt;br /&gt;Une âme à présent sans fierté.&lt;br /&gt;Car j'ai vraiment rendu de suffisants honneurs&lt;br /&gt;Aux cieux inhumains de l'été !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7784082518771363608?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7784082518771363608'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7784082518771363608'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/326-poeme-de-lamour-17.html' title='326. Poème de l&apos;Amour. 17'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-401610402820992750</id><published>2011-10-27T14:57:00.001+02:00</published><updated>2011-10-27T14:57:55.282+02:00</updated><title type='text'>325. Poème de l'Amour. 16</title><content type='html'>&lt;strong&gt;16. CL&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelque nonchalance,&lt;br /&gt;Peut-être quelque pauvreté&lt;br /&gt;Dans ton amour plein de silence;&lt;br /&gt;Je le sens cette nuit d'été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'espace étoilé qui nous lie&lt;br /&gt;Par ses zéphyrs et son odeur&lt;br /&gt;Ressemble plus à ma folie&lt;br /&gt;Qu'à ta noble et simple pudeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu penses à toi en vivant,&lt;br /&gt;Tout ton être en toi persévère;&lt;br /&gt;Moi par l'arôme et par le vent&lt;br /&gt;Je rejoins les sublimes sphères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'infini qui respire et luit&lt;br /&gt;S'accorderait avec mon être&lt;br /&gt;Si le ciel pouvait me connaître&lt;br /&gt;Et si j'appartenais à lui !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais toi, sans même que tu saches&lt;br /&gt;D'où me vient ma triste fureur,&lt;br /&gt;D'où vient que mon désir s'attache&lt;br /&gt;À ta vive et sourde pâleur,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu vis tranquillement, content&lt;br /&gt;De sentir ton esprit à l'aise&lt;br /&gt;Parmi tous mes soins, et pourtant&lt;br /&gt;Je n'aime pas que tu me plaises !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'aime pas ce dévouement&lt;br /&gt;Que suscite en moi quelque charme&lt;br /&gt;De ta voix; de tes mouvements,&lt;br /&gt;Toutes tes innocentes armes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le jour où je t'aimai&lt;br /&gt;Ma fierté s'irrite et réclame,&lt;br /&gt;Je ne me pardonne jamais&lt;br /&gt;Cette reddition de l'âme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Àh ! laisse-moi te fuir, afin&lt;br /&gt;De te retrouver en moi-même,&lt;br /&gt;Selon ma soif, selon ma faim,&lt;br /&gt;Et suffisant pour que je t'aime !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-401610402820992750?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/401610402820992750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/401610402820992750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/325-poeme-de-lamour-16.html' title='325. Poème de l&apos;Amour. 16'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7092916727100851908</id><published>2011-10-27T14:54:00.001+02:00</published><updated>2011-10-27T14:54:57.267+02:00</updated><title type='text'>324. Poème de l'Amour. 15</title><content type='html'>&lt;strong&gt;15. CXLII&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne reconnais pas ta personne présente&lt;br /&gt;Tant mon rêve dut en souffrir;&lt;br /&gt;Ton visage est soudain, sous mes yeux qu'il enchante,&lt;br /&gt;Étrange et long à parcourir;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'être que l'on contemple et celui qu'on médite&lt;br /&gt;N'ont pas de semblables pouvoirs;&lt;br /&gt;L'éloignement restreint, estompe, efface, hésite.&lt;br /&gt;Il est douloureux de te voir!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne puis ignorer, naïf porteur de grâces,&lt;br /&gt;Les fines flèches sans détour&lt;br /&gt;Qui, d'un trajet brillant, viennent frapper toujours&lt;br /&gt;Mon esprit à la même place!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te regarde, et c'est par ton précis éclat&lt;br /&gt;Que je sens la faible puissance&lt;br /&gt;De ne te résumer que quand tu n'es plus là,&lt;br /&gt;Et de ne posséder vraiment que ton absence !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;CXLIV &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne veux pas souffrir du doute,&lt;br /&gt;Ni que tu m'épargnes, ni même&lt;br /&gt;Que, concevant combien je t'aime,&lt;br /&gt;Tu m'accompagnes sur ma route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quels efforts pourraient comprimer&lt;br /&gt;Ton ennui, ton désir, tes vœux ?&lt;br /&gt;Si quelqu'un te plaît, va l'aimer !&lt;br /&gt;Aborde ces yeux, ces cheveux,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dévaste ce nouveau visage,&lt;br /&gt;Goûte ce coeur riant ou sage,&lt;br /&gt;Cours vers ton allègre espérance !&lt;br /&gt;Tu connaîtras la différence&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la feinte et de la paresse&lt;br /&gt;D'avec mon incessante ivresse !&lt;br /&gt;Un jour j'aurai ta préférence.&lt;br /&gt;Il n'est pour moi d'autre rivale&lt;br /&gt;Qu'une ardeur à la mienne égale !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'importe à mon coeur qui t'imprègne&lt;br /&gt;De sa tendre et secrète rage&lt;br /&gt;Qu'une femme que je dédaigne&lt;br /&gt;Puisse te plaire davantage !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7092916727100851908?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7092916727100851908'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7092916727100851908'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/324-poeme-de-lamour-15.html' title='324. Poème de l&apos;Amour. 15'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-2168330364721654806</id><published>2011-10-27T14:49:00.002+02:00</published><updated>2011-10-27T14:50:25.432+02:00</updated><title type='text'>323. Poème de l'Amour. 14</title><content type='html'>&lt;strong&gt;14. CXXXIV &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne souffre pas; tu vois, je suis pourtant moi-même,&lt;br /&gt;Malgré les multiples aspects.&lt;br /&gt;Tu cherchais le repos ? Peut-être que tu m'aimes&lt;br /&gt;Pour cette absence de ta paix !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concevais-tu vraiment que le bonheur existe ?&lt;br /&gt;Que l'on donne un ordre au destin ?&lt;br /&gt;N'avais-tu donc jamais, d'un œil lucide et triste,&lt;br /&gt;Vu le lent retour des matins ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'immense ouragan où combattent les choses,&lt;br /&gt;Poursuivais-tu d'autres loisirs&lt;br /&gt;Que ces instants secrets où le désir compose&lt;br /&gt;Un baume d'âme et de plaisir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'amour n'est pas un don qui rend plaisante et stable,&lt;br /&gt;La vie aux sursauts coutumiers;&lt;br /&gt;Il fait mieux mesurer l'immensité des sables,&lt;br /&gt;Le puits distant sous les palmiers !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les travaux des humains, comme ceux des abeilles,&lt;br /&gt;Vaquent aux soins de la cité,&lt;br /&gt;Mais tout l'effort profond ne rêve et ne conseille&lt;br /&gt;Que l'apaisante volupté;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est elle la chétive et complète patrie&lt;br /&gt;Dont l'être est sans cesse exilé;&lt;br /&gt;Acceptons que le sort protège et contrarie&lt;br /&gt;Un vœu toujours renouvelé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Acceptons que demain, comme aujourd'hui, demeure&lt;br /&gt;Un jour d'espoir et de chagrin;&lt;br /&gt;Il est beau de goûter le plaisir souverain&lt;br /&gt;Dans l'étroit calice d'une heure !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je refuse de croire à des jours aplanis&lt;br /&gt;Où pour nous deux l'injuste chance&lt;br /&gt;Arrêterait soudain, dans le temps infini,&lt;br /&gt;L'oscillement de ses balances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes j'eusse voulu charger d'un gai bonheur&lt;br /&gt;Ma méditative caresse,&lt;br /&gt;Mais peut-être ai-je mieux apparenté nos cœurs&lt;br /&gt;Si je t'ai donné la tristesse...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-2168330364721654806?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2168330364721654806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2168330364721654806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/323-eloge-de-lamour-14.html' title='323. Poème de l&apos;Amour. 14'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7486171694971975884</id><published>2011-10-27T12:50:00.000+02:00</published><updated>2011-10-27T12:50:41.823+02:00</updated><title type='text'>322. Poème de l'Amour; 13</title><content type='html'>&lt;strong&gt;13. CXX&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'orgueil est l'ennemi constant&lt;br /&gt;De l'amour et de ses largesses;&lt;br /&gt;Fort comme la vie, il attend&lt;br /&gt;Que l'on retourne à sa noblesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il veille sur tout l'abandon,&lt;br /&gt;Sur tout le divin esclavage;&lt;br /&gt;Il n'accorde pas son pardon&lt;br /&gt;Au clair flamboiement des visages,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux visages lavés de pleurs,&lt;br /&gt;À ces larmes froides et rondes&lt;br /&gt;Qui ne sont pas de la douleur,&lt;br /&gt;Mais l'éblouissement du monde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, il est dur de quitter&lt;br /&gt;Cet orgueil prudent, fort et triste,&lt;br /&gt;Qui, repoussant la volupté,&lt;br /&gt;Fait croire à l'âme qu'elle existe;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à cause de cet effort&lt;br /&gt;Par qui tout l'être se surmonte,&lt;br /&gt;Par ce consentement de mort,&lt;br /&gt;Il est beau d'accepter la honte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais ne plus rien tenir&lt;br /&gt;Que de ton affable puissance,&lt;br /&gt;Ne respirer, ne me nourrir&lt;br /&gt;Qu'au doux gré de ta complaisance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'il serait bon, ce dénuement,&lt;br /&gt;Au coeur royal que l'on détrône,&lt;br /&gt;Et qui vécut trop fièrement !&lt;br /&gt;Être sans pain, sans vêtement,&lt;br /&gt;Et dans un tendre abaissement&lt;br /&gt;En recevoir de toi l'aumône...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;CXXIV&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je suis ivre de tourment,&lt;br /&gt;Gisant malade au fond du gouffre,&lt;br /&gt;Je ne me meurs pas faiblement,&lt;br /&gt;C’est par ma force que je souffre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par tant de force, et par l’essai&lt;br /&gt;De calmer l’âme belliqueuse !&lt;br /&gt;Qui peut comprendre cet excès ?&lt;br /&gt;La douleur, c'est ce que l’on sait,&lt;br /&gt;La douleur n'est pas partageuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est notre savoir secret,&lt;br /&gt;Notre silence, quoi qu'on fasse;&lt;br /&gt;Si nos cris remplissaient l’espace,&lt;br /&gt;Personne encore ne saurait;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La douleur, c'est le point de rage&lt;br /&gt;Où le sort le plus redouté&lt;br /&gt;Vient défier notre courage&lt;br /&gt;La douleur, c'est la volonté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La volonté des cœurs sans bornes,&lt;br /&gt;Bondissants comme des taureaux,&lt;br /&gt;Qui, le front dur, le regard morne,&lt;br /&gt;L'épée ancrée entre les cornes,&lt;br /&gt;Sont étonnés de souffrir trop !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ô volonté simple et féroce,&lt;br /&gt;Que tout méprise et veut dompter,&lt;br /&gt;Toi qui connais la gloire atroce&lt;br /&gt;De ne pouvoir pas accepter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est toi l'horreur et la noblesse&lt;br /&gt;Du désir qui, triste, assagi,&lt;br /&gt;Ne saigne plus quand tout le blesse,&lt;br /&gt;Et qui se tait quand il rugit !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7486171694971975884?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7486171694971975884'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7486171694971975884'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/322-poeme-de-lamour-13.html' title='322. Poème de l&apos;Amour; 13'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-8647162541574579798</id><published>2011-10-27T08:21:00.001+02:00</published><updated>2011-10-27T08:22:38.939+02:00</updated><title type='text'>321. Poème de l'Amour. 12</title><content type='html'>&lt;strong&gt;12. C &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quoi veux-tu songer ? À toi. Songeons à toi.&lt;br /&gt;Non, je ne juge pas ton amer caractère;&lt;br /&gt;Rien de ton coeur serré ne me parait étroit&lt;br /&gt;Si sur toi j'ai plié mon amour de la terre,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon amour des humains, de l'infini, des cieux,&lt;br /&gt;Ma facile allégresse à répandre ma vie,&lt;br /&gt;À rejoindre d'un bond, par les ailes des yeux,&lt;br /&gt;L'éther qui m'appartient et dont tous ont envie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'y a-t-il de plus sûr et de meilleur que toi,&lt;br /&gt;Ou, du moins, que l'amour brisant que tu m'inspires ?&lt;br /&gt;- Le souci, les regrets, la mort sous tous les toits,&lt;br /&gt;L'ambition qui râle et l'ennui qui soupire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi je suis à l'abri ! Je n'ai, pour me tuer,&lt;br /&gt;Pour me faire languir, pour créer ma détresse,&lt;br /&gt;Que l'anxieux regard dans tes yeux situé,&lt;br /&gt;Que l'accablant désert où souvent tu me laisses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est assez ! Ah ! c'est trop ! Ou bien c'est suffisant !&lt;br /&gt;Ces suprêmes chagrins m'ont d'autres maux guérie;&lt;br /&gt;Et quelquefois je sens se réjouir mon sang&lt;br /&gt;Quand tu ris comme l'eau dans la fraîche prairie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;CXVI&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour où je ne pus comprendre&lt;br /&gt;Ton esprit qui songeait au loin,&lt;br /&gt;Je me sentis soudain moins tendre,&lt;br /&gt;Et peut-être je t'aimais moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te voyais petit, l'espace&lt;br /&gt;Me reconquérait peu à, peu,&lt;br /&gt;Je regardais ces calmes cieux&lt;br /&gt;Où jamais rien ne m'embarrasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors tu mis sur mon coeur&lt;br /&gt;Ton beau visage sans réplique,&lt;br /&gt;Et je respirai ton odeur&lt;br /&gt;Inconsciente et tyrannique;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans plus d'alarme et de fierté,&lt;br /&gt;J'absorbais avec gravité&lt;br /&gt;Ton âme innocente et physique,&lt;br /&gt;Plus ample pour moi que le ciel;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Senteur suave, âpre, vermeille,&lt;br /&gt;Tiède aveu confidentiel&lt;br /&gt;D'un corps qui songe ou qui sommeille,&lt;br /&gt;C'est toi la grâce nonpareille !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi sourd le parfum du miel&lt;br /&gt;De l'humble maison des abeilles...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-8647162541574579798?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8647162541574579798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8647162541574579798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/321-poeme-de-lamour-12.html' title='321. Poème de l&apos;Amour. 12'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-5293313699610240681</id><published>2011-10-26T14:16:00.001+02:00</published><updated>2011-10-26T14:17:01.886+02:00</updated><title type='text'>320. Poème de l'Amour. 11</title><content type='html'>&lt;strong&gt;11. LXXXVIII&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vers que je t'écris ne sont pas d'Orient,&lt;br /&gt;Je ne t'ai pas connu dans de beaux paysages,&lt;br /&gt;Je ne t'ai vu mobile, anxieux ou riant,&lt;br /&gt;Qu'en des lieux sans beauté qu'animait ton visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le tragique humain je l'ai dit simplement,&lt;br /&gt;Comme est simple ta voix, comme est simple ton geste,&lt;br /&gt;Comme est simple, malgré son fastueux tourment,&lt;br /&gt;Mon invincible esprit que ton oeil rend modeste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon front méditatif, et qui porte le poids&lt;br /&gt;De sentir s'emmêler à mes pensers les astres,&lt;br /&gt;Te bénit pour avoir appris auprès de toi&lt;br /&gt;Le rêve resserré et les humbles désastres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si ton innocent et rayonnant aspect&lt;br /&gt;Ne m'avait longuement imposé son mirage,&lt;br /&gt;Je n'aurais pas la vive et misérable paix&lt;br /&gt;Qui préserve mes jours des douleurs sans courage...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;XCIV&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t'aimais par les yeux, je puis&lt;br /&gt;Me détourner de ton visage,&lt;br /&gt;Te parler sans boire à ce puits&lt;br /&gt;De ton regard vibrant et sage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t'accosterai comme font&lt;br /&gt;Les prêtres avec les abbesses;&lt;br /&gt;Plus rien ne trouble et ne confond&lt;br /&gt;Une paupière qui s'abaisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si terrible que soit l'amour,&lt;br /&gt;Si spontané, ferme, invincible,&lt;br /&gt;Le coeur heureux l'aidait toujours...&lt;br /&gt;Mais tu me seras invisible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grave, je porterai le deuil,&lt;br /&gt;Que nul hormis toi ne soupçonne,&lt;br /&gt;De dédaigner sur ta personne&lt;br /&gt;L'injuste beauté de ton œil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand ta voix engageante et tiède&lt;br /&gt;Voudra reprendre le chemin&lt;br /&gt;De mon coeur, qui te vint en aide&lt;br /&gt;Avec la douceur de mes mains,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurai cet aspect d'infortune&lt;br /&gt;Qui surprend et fait hésiter;&lt;br /&gt;Tu pourras, sombre iniquité,&lt;br /&gt;Croire enfin que tu m'importunes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment me nuirait désormais&lt;br /&gt;Ton fin et vivant paysage&lt;br /&gt;Si mes yeux n'abordent jamais&lt;br /&gt;Son délicat coloriage ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si jamais je ne me repais&lt;br /&gt;De la nourriture irritante&lt;br /&gt;Par quoi je détruisais ma paix ?&lt;br /&gt;Si plus rien en toi ne me tente ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et qu'étais-tu, toi que j'ai craint&lt;br /&gt;Plus que toute mort et tout blâme,&lt;br /&gt;Si ton charme succombe au frein&lt;br /&gt;Du noble souci de mon âme ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-5293313699610240681?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/5293313699610240681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/5293313699610240681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/320-poeme-de-lamour-11.html' title='320. Poème de l&apos;Amour. 11'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-6055872846118582638</id><published>2011-10-26T14:12:00.001+02:00</published><updated>2011-10-26T14:13:42.820+02:00</updated><title type='text'>319. Poème de l'Amour. 10</title><content type='html'>&lt;strong&gt;10. LXX&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pareils à l'Océan qui dans sa force trouble&lt;br /&gt;Contient un orage inconnu,&lt;br /&gt;Tes yeux de sombre azur sont pleins de lueurs doubles,&lt;br /&gt;Jamais ils ne me semblent nus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne connais pas bien ces lieux de ma misère&lt;br /&gt;Et de ma longue attention;&lt;br /&gt;Ainsi que sur la lande aux chardons aigus, j'erre,&lt;br /&gt;Me blessant aux déceptions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas! J'étais puissante, attentive, précise,&lt;br /&gt;Mais où toucher ton coeur amer ?&lt;br /&gt;À présent je ressemble à ces femmes assises&lt;br /&gt;Guettant les barques sur la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'attends qu'une heure sonne à quelque vague horloge,&lt;br /&gt;Que je ne sais où situer;&lt;br /&gt;Je souffre dans mon coeur indomptable où se loge&lt;br /&gt;L'espoir, que tu ne peux tuer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, cher esprit où s'ébattent des ailes,&lt;br /&gt;J'aime mieux ne jamais connaître les nouvelles&lt;br /&gt;Que renferme ton front têtu,&lt;br /&gt;J'appréhende le mot par qui le coeur chancelle...&lt;br /&gt;Merci de t'être toujours tu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LXXXIV&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est pas vrai qu'on soit orgueilleux d'aimer tant,&lt;br /&gt;Et que d'un œil d'aigle on regarde&lt;br /&gt;Les passants affairés, indifférents, contents,&lt;br /&gt;Noyés de lumière blafarde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est pas vrai qu'un grave et poignardant amour&lt;br /&gt;Isole noblement le rêve;&lt;br /&gt;Nul ne dit les combats dont l'assaille sans trêve&lt;br /&gt;Le désir, conflit sombre et sourd !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est pas vrai que l'âme altière et transportée&lt;br /&gt;Bénisse son cruel fardeau.&lt;br /&gt;Même si l'on paraît éblouie et hantée,&lt;br /&gt;L'on ne vit qu'en courbant le dos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment se réjouir d'avoir livré sa chance&lt;br /&gt;À l'étranger vague et secret&lt;br /&gt;Qui, selon sa rieuse ou grave nonchalance,&lt;br /&gt;Nous emmêle à son sort distrait ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah! pouvoir n'aimer pas celui qu'on aime ! N'être&lt;br /&gt;Pas l'esclave d'un beau vivant !&lt;br /&gt;Vivre libre, espérer, choisir, vouloir, connaître !&lt;br /&gt;Fendre l'azur comme le vent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne pas être liée avec de durs cordages,&lt;br /&gt;Secs et fermés comme des poings,&lt;br /&gt;Au charme inévitable et fortuit d'un visage,&lt;br /&gt;Qu'on eût pu ne rencontrer point !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'avoir pas transféré sa digne solitude,&lt;br /&gt;Unique et nombreuse à la fois,&lt;br /&gt;Dans un corps dont les yeux, la voix, la lassitude&lt;br /&gt;Semblent sacrés ou bien narquois !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne pas être obligée à constater sans cesse&lt;br /&gt;Que rien ne nous est plus soumis,&lt;br /&gt;Et que, ne nous laissant qu'une atroce paresse,&lt;br /&gt;Notre coeur bat dans l'ennemi !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-6055872846118582638?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/6055872846118582638'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/6055872846118582638'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/319-poeme-de-lamour-10.html' title='319. Poème de l&apos;Amour. 10'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-567203749344261038</id><published>2011-10-26T14:07:00.002+02:00</published><updated>2011-10-26T14:17:37.266+02:00</updated><title type='text'>318. Poème de l'Amour. 09</title><content type='html'>&lt;strong&gt;9. L&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand l'argentine nuit se répand dans l'espace,&lt;br /&gt;Quand l'homme sans soleil rentre dans ses maisons,&lt;br /&gt;La terre fait monter à sa calme surface,&lt;br /&gt;Ainsi qu'une amoureuse et secrète saison,&lt;br /&gt;Le tumulte animal, délicat et vorace,&lt;br /&gt;Qui semble avoir brisé de célestes prisons&lt;br /&gt;Ou déchiré les rets d'une invisible nasse...&lt;br /&gt;Comme un clair ricochet d'étoile sur les eaux,&lt;br /&gt;Dont les lueurs seraient faiblement inégales,&lt;br /&gt;Un crapaud, retiré dans la paix des roseaux,&lt;br /&gt;Fait gonfler et crever entre de courts repos&lt;br /&gt;Ses deux bulles d'air musicales...&lt;br /&gt;Invisibles, menus et pourtant solennels,&lt;br /&gt;Les insectes, l'oiseau, les aromes s'emparent&lt;br /&gt;De l'ombre, où leur éclat est confidentiel;&lt;br /&gt;Ce grand fourmillement d'érotiques appels&lt;br /&gt;S'entasse dans l'éther et pourtant se sépare,&lt;br /&gt;Comme si le plaisir restait toujours avare&lt;br /&gt;De son rêve exigu joint à l'universel;&lt;br /&gt;Si l'homme vient rêver parmi ces grands cantiques,&lt;br /&gt;Quand l'animal désir, comme un sachet plus lourd,&lt;br /&gt;Se suspend à la nuit, plus ample que les jours,&lt;br /&gt;Et lui livre l'aveu exultant et pudique&lt;br /&gt;De ses chants de métal, nets et mélancoliques,&lt;br /&gt;Il demeure étonné, dans sa grandeur mystique,&lt;br /&gt;D'avoir tous les pensers sans avoir tout l'amour !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-567203749344261038?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/567203749344261038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/567203749344261038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/318-poeme-de-lamour-9.html' title='318. Poème de l&apos;Amour. 09'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-1996163573528560003</id><published>2011-10-26T14:06:00.001+02:00</published><updated>2011-10-26T14:13:12.786+02:00</updated><title type='text'>317. Poème de l'Amour. 08</title><content type='html'>&lt;strong&gt;8. XLVI&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est peut-être pas le tribut que réclame&lt;br /&gt;Un coeur profond et délicat,&lt;br /&gt;Cet amour allongé qui vient comme une lame&lt;br /&gt;Frapper la rive avec fracas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne pouvant pas comprendre et juger ce qu'on aime,&lt;br /&gt;On ne fait que doubler son coeur;&lt;br /&gt;On est comme on voudrait que l'on fût pour soi-même;&lt;br /&gt;Mais l'abondance a ses erreurs !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne livrons pas à ceux qu'un faible élan contente&lt;br /&gt;L'univers que nous possédons;&lt;br /&gt;Transmettre, en exultant, l'espace qui nous hante&lt;br /&gt;Est un fardeau autant qu'un don.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La passion contient l'amour avec la hargne,&lt;br /&gt;Et son orage est maladroit&lt;br /&gt;Peut-être faudrait-il que parfois l'on épargne&lt;br /&gt;Les cœurs étonnés d'être étroits !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déguisons la fierté de nous sentir prodigues;&lt;br /&gt;Que pèse notre orgueil du feu&lt;br /&gt;Devant la pauvreté de notre être qui brigue&lt;br /&gt;La faveur d'obtenir un peu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devenons attentifs à ces âmes choisies&lt;br /&gt;Que l'on goûte à travers leurs corps&lt;br /&gt;Contraignons, en souffrant, l'altière fantaisie,&lt;br /&gt;Aimer moins est si fort encor !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est pas, pour nouer une divine attache,&lt;br /&gt;Que ces excès mal assainis.&lt;br /&gt;Mais vraiment, se peut-il qu'auparavant l'on sache&lt;br /&gt;Que l'on blesse par l'infini ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-1996163573528560003?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1996163573528560003'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1996163573528560003'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/317-poeme-de-lamour-8.html' title='317. Poème de l&apos;Amour. 08'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-2742220155611099989</id><published>2011-10-26T14:03:00.001+02:00</published><updated>2011-10-26T14:12:58.483+02:00</updated><title type='text'>316. Poème de l'Amour. 07</title><content type='html'>&lt;strong&gt;7. XLI&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je bénis le sommeil, lui seul peut déformer&lt;br /&gt;Par sa ténèbre étroite, habile et travailleuse,&lt;br /&gt;Les traits de ton image où mon âme amoureuse,&lt;br /&gt;Sachant tous tes défauts, ne voit rien à blâmer!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'endors agitée, et, pareille aux voyages,&lt;br /&gt;Débordante d'espoirs, d'attente, de projets;&lt;br /&gt;Et puis, à mon réveil, engourdie encor, j'ai&lt;br /&gt;La douceur de trouver ma raison lasse et sage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne souhaite rien; fidèle à mes soucis&lt;br /&gt;Je songe tendrement à la tombe loyale&lt;br /&gt;Où, descendue enfin dans la paix sans rivale,&lt;br /&gt;J'oublierai les désirs dont j'ai souffert ici;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je ne cherche pas à me tromper moi-même&lt;br /&gt;Sur le dur sentiment que tu m'as inspiré;&lt;br /&gt;Non, je ne t'aime pas avec l'honneur sacré,&lt;br /&gt;Avec l'esprit ravi! Non, pauvre homme, je t'aime...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si ton hésitant, faible et modique orgueil&lt;br /&gt;Ne peut s'accommoder de l'animale flamme,&lt;br /&gt;Moi, du moins, j'eus le droit de voir périr des âmes&lt;br /&gt;Pour les lèvres, les bras, les noirs cheveux et l'oeil!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;XLIV &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mots sans qu'on les craigne ont d'effrayants pouvoirs,&lt;br /&gt;Ils sont les bâtisseurs hasardeux des pensées,&lt;br /&gt;L'âme la plus puissante est parfois dépassée&lt;br /&gt;Par ces rêves actifs que l'on voit se mouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissons se balancer dans leur ombre décente&lt;br /&gt;L'excessive tristesse et l'excessif besoin!&lt;br /&gt;Confions le secret ou la hâte oppressante&lt;br /&gt;Au silence sacré qui ne les livre point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un souvenir dormant cesse d'être coupable,&lt;br /&gt;Tout ce qui n'est pas dit est innocent et vrai;&lt;br /&gt;S'il consent à garder sa face sombre et stable&lt;br /&gt;Le mensonge lui-même est un noble secret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ô Vérité tentante et qu'il faut qu'on esquive,&lt;br /&gt;Monacale pudeur, effort, renoncement,&lt;br /&gt;Sainteté des torrents retenant leur eau vive,&lt;br /&gt;Solitude du coeur et de la voix qui ment !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tendresse de la main qui parcourt et qui lisse&lt;br /&gt;La vie atténuée et calme des cheveux,&lt;br /&gt;Tandis que le désir se prive du délice&lt;br /&gt;De déchaîner l'orage éloquent des aveux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résolution pure, auguste et difficile&lt;br /&gt;De n'accaparer pas l'esprit avec le corps,&lt;br /&gt;De rester étrangers, pour que le plus fragile&lt;br /&gt;Ne soit pas prisonnier de l'ineffable accord !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Feintise d'être heureux en dehors de l'ivresse,&lt;br /&gt;Accommodation aux paisibles instants:&lt;br /&gt;Plus que les cris, les pleurs, les secours, les caresses,&lt;br /&gt;Vous êtes le mérite insondable et constant !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-2742220155611099989?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2742220155611099989'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2742220155611099989'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/316-poeme-de-lamour-7.html' title='316. Poème de l&apos;Amour. 07'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7100369834033267927</id><published>2011-10-26T14:00:00.001+02:00</published><updated>2011-10-26T14:12:45.397+02:00</updated><title type='text'>315. Poème de l'Amour. 06</title><content type='html'>&lt;strong&gt;6. XXXIX &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je n'aimais que toi en toi&lt;br /&gt;Je guérirais de ton visage,&lt;br /&gt;Je guérirais bien de ta voix&lt;br /&gt;Qui m'émeut comme lorsqu'on voit,&lt;br /&gt;Dans le nocturne paysage,&lt;br /&gt;La lune énigmatique et sage,&lt;br /&gt;Qui nous étonne chaque fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si c'était toi par qui je rêve,&lt;br /&gt;Toi vraiment seul, toi seulement,&lt;br /&gt;J'observerais tranquillement&lt;br /&gt;Ce clair contour, cette âme brève&lt;br /&gt;Qui te commence et qui t'achève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à cause de nos regards,&lt;br /&gt;À cause de l'insaisissable,&lt;br /&gt;À cause de tous les hasards,&lt;br /&gt;Je suis parmi toi haute et stable&lt;br /&gt;Comme le palmier dans les sables;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes désormais égaux,&lt;br /&gt;Tout nous joint, rien ne nous sépare,&lt;br /&gt;Je te choisis si je compare;&lt;br /&gt;C'est toi le riche et moi l'avare,&lt;br /&gt;C'est toi le chant et moi l'écho,&lt;br /&gt;Et t'ayant comblé de moi-même,&lt;br /&gt;Ô visage par qui je meurs,&lt;br /&gt;Rêves, désirs, parfums, rumeurs,&lt;br /&gt;Est-ce toi ou bien moi que j'aime ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7100369834033267927?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7100369834033267927'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7100369834033267927'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/315-poeme-de-lamour-6.html' title='315. Poème de l&apos;Amour. 06'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-6899535518643434656</id><published>2011-10-24T14:07:00.002+02:00</published><updated>2011-10-26T13:58:11.910+02:00</updated><title type='text'>314. Poème de l'Amour. 05</title><content type='html'>&lt;strong&gt;5. XXXIV &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps n'a pas toujours une égale valeur,&lt;br /&gt;Tu cours et je suis immobile,&lt;br /&gt;Je t'attends; cela met quelque chose en mon coeur&lt;br /&gt;De frénétique et de débile !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'entame avec l'instant un infime combat&lt;br /&gt;Que départage le silence.&lt;br /&gt;L'heure, qui tout d'abord semblait me parler bas,&lt;br /&gt;Frappe soudain à coups de lance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle semble savoir, et garder son secret,&lt;br /&gt;Le destin se confie à elle;&lt;br /&gt;On ne pénètre pas dans cette ample forêt&lt;br /&gt;Où rien n'est promis ni fidèle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque la passion, en son sauvage trot,&lt;br /&gt;Gaspille sa richesse amère,&lt;br /&gt;Révérons ces instants de la vie éphémère&lt;br /&gt;Dont chacun nous semblait de trop !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attendre: épuisement sanglant de l'espérance,&lt;br /&gt;Tentative vers le hasard,&lt;br /&gt;Hâte qui se prolonge, indécise souffrance&lt;br /&gt;De savoir s'il est tôt ou tard !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impatience juste, exigeante et soumise,&lt;br /&gt;À qui manque, pour bien lutter,&lt;br /&gt;Le pouvoir défendu de refaire à sa guise&lt;br /&gt;L'univers puissant et buté !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, mon coeur ne veut te faire aucun reproche&lt;br /&gt;Des minutes que tu perdais;&lt;br /&gt;Tu me savais vivante, active, sûre et proche,&lt;br /&gt;Moi, cependant, je t'attendais !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans doute la démente et subite tristesse&lt;br /&gt;Qui se mêle aux jeux éperdus&lt;br /&gt;Est le profond sanglot refoulé que nous laisse&lt;br /&gt;La douleur d'avoir attendu !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-6899535518643434656?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/6899535518643434656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/6899535518643434656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/314-poeme-de-lamour-16.html' title='314. Poème de l&apos;Amour. 05'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-1271155558872612935</id><published>2011-10-24T14:01:00.002+02:00</published><updated>2011-10-26T13:55:56.701+02:00</updated><title type='text'>313. Poème de l'Amour. 04</title><content type='html'>&lt;strong&gt;4. XXVI &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Matin, j'ai tout aimé, et j'ai tout trop aimé;&lt;br /&gt;À l'heure où les humains vous demandent la force&lt;br /&gt;Pour aborder la vie accommodante ou torse,&lt;br /&gt;Rendez mon coeur pesant, calme et demi-fermé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les humains au réveil ont besoin qu'on les hèle,&lt;br /&gt;Mais mon esprit aigu n'a connu que l'excès;&lt;br /&gt;Je serais tel qu'eux tous, Matin ! s'il vous plaisait&lt;br /&gt;De laisser quelquefois se reposer mon zèle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est par mon étendue et mon élan sans frein&lt;br /&gt;Que mon être, cherchant ses frères, les dépasse,&lt;br /&gt;Et que je suis toujours montante dans l'espace&lt;br /&gt;Comme le cri du coq et l'ouragan marin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'univers chaque jour fit appel à ma vie,&lt;br /&gt;J'ai répondu sans cesse à son désir puissant&lt;br /&gt;Mais faites qu'en ce jour candide et fleurissant&lt;br /&gt;Je demeure sans vœux, sans voix et sans envie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Atténuez le feu qui trouble ma raison,&lt;br /&gt;Que ma sagesse seule agisse sur mon coeur,&lt;br /&gt;Et que je ne sois plus cet éternel vainqueur&lt;br /&gt;Qui, marchant le premier, sans prudence et sans peur,&lt;br /&gt;Loin des chemins tracés, des labours, des maisons,&lt;br /&gt;Semble un dieu délaissé, debout sur l'horizon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;XXXII &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand tu me plaisais tant que j'en pouvais mourir,&lt;br /&gt;Quand je mettais l'ardeur et la paix sous ton toit,&lt;br /&gt;Quand je riais sans joie et souffrais sans gémir,&lt;br /&gt;Afin d'être un climat constant autour de toi;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand ma calme, obstinée et fière déraison&lt;br /&gt;Te confondait avec le puissant univers,&lt;br /&gt;Si bien que mon esprit te voyait sombre ou clair&lt;br /&gt;Selon les ciels d'azur ou les froides saisons,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pressentais déjà qu'il me faudrait guérir&lt;br /&gt;Du choix suave et dur de ton être sans feu,&lt;br /&gt;J'attendais cet instant où l'on voit dépérir&lt;br /&gt;L'enchantement sacré d'avoir eu ce qu'on veut:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Instant éblouissant et qui vaut d'expier,&lt;br /&gt;Où, rusé, résolu, puissant, ingénieux,&lt;br /&gt;L'invincible désir s'empare des beaux pieds,&lt;br /&gt;Et comme un thyrse en fleur s'enroule jusqu'aux yeux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être ton esprit à mon âme lié&lt;br /&gt;Se plaisait-il parmi nos contraintes sans fin,&lt;br /&gt;Tu n'avais pas ma soif, tu n'avais pas ma faim,&lt;br /&gt;Mais moi, je travaillais au désir d'oublier !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes tu garderas de m'avoir fait rêver&lt;br /&gt;Un prestige divin qui hantera ton cooeur,&lt;br /&gt;Mais moi, l'esprit toujours par l'ardeur soulevé,&lt;br /&gt;Et qu'aurait fait souffrir même un constant bonheur,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne cesserai pas de contempler sur toi,&lt;br /&gt;Qui me fus imposant plus qu'un temple et qu'un dieu,&lt;br /&gt;L'arbitraire déclin du soleil de tes yeux&lt;br /&gt;Et la cessation paisible de ma foi !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-1271155558872612935?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1271155558872612935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1271155558872612935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/313-poeme-de-lamour-17.html' title='313. Poème de l&apos;Amour. 04'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-3846146585525399593</id><published>2011-10-24T13:56:00.002+02:00</published><updated>2011-10-26T13:52:03.570+02:00</updated><title type='text'>312. Poème de l'Amour. 03.</title><content type='html'>&lt;strong&gt;3. XXIII&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'attends pas de la Nature&lt;br /&gt;Qu'elle ajoute à mon coeur fougueux&lt;br /&gt;Par sa lumière et sa verdure,&lt;br /&gt;Et pourtant le printemps m'émeut:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces mille petits paysages&lt;br /&gt;Que forment les arbres légers&lt;br /&gt;Gonflés d'un transparent feuillage&lt;br /&gt;M'arrêtent et me font songer&lt;br /&gt;Je songe, et je vois que ton être,&lt;br /&gt;Que je n'entourais que d'amour,&lt;br /&gt;Me touche bien quand le pénètre&lt;br /&gt;Le subit éclat des beaux jours !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous cet azur tu ne ressembles&lt;br /&gt;Plus à toi seul, mais à mes voeux,&lt;br /&gt;À ce grand coeur aventureux,&lt;br /&gt;Aux voyages qu'on fait ensemble,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux villes où l'on est soudain&lt;br /&gt;Rapprochés par le romanesque,&lt;br /&gt;Où la tristesse et l'ennui presque&lt;br /&gt;Exaltent le suave instinct.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine que la musique,&lt;br /&gt;La chaleur, la soif, les dangers,&lt;br /&gt;Rendraient le plaisir frénétique&lt;br /&gt;Dans la maison des étrangers !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne serait pas nécessaire&lt;br /&gt;Que tu comprisses ces besoins,&lt;br /&gt;Tu pourrais languir et te taire,&lt;br /&gt;Dans l'amour l'un seul a des soins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si je ne dois te connaître&lt;br /&gt;Que dans un indolent séjour,&lt;br /&gt;Loin des palais où les fenêtres.&lt;br /&gt;Montrent les palmiers dans les cours,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin de ces rives chaleureuses&lt;br /&gt;Où, les nuits, les âmes rêvant&lt;br /&gt;Prennent, dans l'ardeur amoureuse,&lt;br /&gt;Les cieux constellés pour divan,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si jamais, - bonheur de naguère,&lt;br /&gt;Enfance! Attente! Volupté! -&lt;br /&gt;Nous ne goûtons la joie vulgaire&lt;br /&gt;Et tendre, dans les soirs d'été,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De voir que flamboie et fait rage&lt;br /&gt;La foire dans un petit bourg,&lt;br /&gt;Et que le cirque et son tapage&lt;br /&gt;Viennent s'immiscer dans l'amour,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me bornerai à ta vie,&lt;br /&gt;Aux limites de tes souhaits,&lt;br /&gt;Repoussant le dieu qui convie&lt;br /&gt;À fuir la tendresse et la paix.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-3846146585525399593?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3846146585525399593'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3846146585525399593'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/312-poeme-de-lamour-18.html' title='312. Poème de l&apos;Amour. 03.'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-6355980433088777478</id><published>2011-10-24T13:46:00.004+02:00</published><updated>2011-10-24T14:15:53.544+02:00</updated><title type='text'>311. Poème de l'Amour. 02</title><content type='html'>&lt;strong&gt;2. XIV&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jadis je me sentais unique,&lt;br /&gt;Je vivais sous mes propres lois.&lt;br /&gt;Aujourd'hui j'échange avec toi&lt;br /&gt;La vie orageuse et mystique.&lt;br /&gt;Songe, à ce transfert magnifique !&lt;br /&gt;Par ce tendre appauvrissement&lt;br /&gt;Je n'ai plus rien qui soit vraiment&lt;br /&gt;Ma solitude et ma défense;&lt;br /&gt;Et même quand la nuit commence,&lt;br /&gt;Solitaire, avec le fardeau&lt;br /&gt;De ta vague et pesante absence,&lt;br /&gt;Le glissant enchevêtrement&lt;br /&gt;Des sombres cheveux sur mon dos&lt;br /&gt;N'appartient plus à mon repos,&lt;br /&gt;Mais me rattache à toi. - Je pense&lt;br /&gt;À ta suave bienfaisance,&lt;br /&gt;Quand tu jettes à demi-mot,&lt;br /&gt;À travers la grâce et l'offense,&lt;br /&gt;Sur mon coeur bandé de sanglots,&lt;br /&gt;Un chant moins long que mon écho...&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;XIX&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pluie est cette nuit d'été&lt;br /&gt;En marche à travers le feuillage;&lt;br /&gt;On perçoit son léger tapage&lt;br /&gt;Pointu, dansant et velouté.&lt;br /&gt;- Mon coeur rêve avec fixité,&lt;br /&gt;Et déborde de ton image !&lt;br /&gt;J'entends, sur mon balcon étroit,&lt;br /&gt;Tomber par groupe deux et trois&lt;br /&gt;De ces belles larmes timides.&lt;br /&gt;Ainsi rouleraient de mes yeux&lt;br /&gt;Des perles de cristal humide,&lt;br /&gt;Si soudain bon, silencieux,&lt;br /&gt;Dissipant la vive tristesse&lt;br /&gt;Que me causent l'âme et le corps,&lt;br /&gt;Tu me livrais avec paresse&lt;br /&gt;(Car j'accepte tes maladresses,&lt;br /&gt;Ô toi pour qui tout est effort !)&lt;br /&gt;Ce baiser par quoi je m'endors...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-6355980433088777478?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/6355980433088777478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/6355980433088777478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/19.html' title='311. Poème de l&apos;Amour. 02'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-4361304466172837719</id><published>2011-10-24T10:22:00.003+02:00</published><updated>2011-10-24T14:12:57.387+02:00</updated><title type='text'>310. Poème de l'Amour. 01</title><content type='html'>&lt;strong&gt;1. III&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais bien qu'on départage&lt;br /&gt;Le double vœu qui me combat:&lt;br /&gt;- Je souhaite ne vivre pas,&lt;br /&gt;Mais je veux revoir ton visage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, la mort est le seul lieu&lt;br /&gt;Qui convienne à ce corps trop triste,&lt;br /&gt;Mais il faut encor que j'existe:&lt;br /&gt;Je ne peux pas quitter tes yeux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'espace, le ciel, la nature&lt;br /&gt;Me plaisent moins que le tombeau;&lt;br /&gt;Je n'aime plus nulle aventure,&lt;br /&gt;Mais savoir que tu vis est beau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Savoir que tu vis, être sûre,&lt;br /&gt;D'être seule à le savoir tant !&lt;br /&gt;Dois-je te faire la blessure&lt;br /&gt;De te rendre moins existant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui veux-tu qui jamais respire&lt;br /&gt;Ton être avec tant de grandeur ?&lt;br /&gt;Et songe que tu me fais peur,&lt;br /&gt;À moi, la meilleure et la pire !...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;IV&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand mon esprit fringant, et pourtant aux abois,&lt;br /&gt;A tout le jour souffert de sa force prodigue,&lt;br /&gt;L'heure lasse du soir vient m'imposer son poids;&lt;br /&gt;Merci pour la fatigue !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être que la peur, l'orgueil, l'ambition&lt;br /&gt;Peuvent, par leur angoisse aride et hors d'haleine,&lt;br /&gt;Recouvrir un instant ma triste passion;&lt;br /&gt;Merci pour l'autre peine !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rétrécissant sur toi le confus infini,&lt;br /&gt;Je ne situais plus que ton coeur dans l'espace;&lt;br /&gt;Le sombre oubli des nuits te rend ta juste place;&lt;br /&gt;Le sommeil soit béni !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, abandonnée à ma hantise unique,&lt;br /&gt;J'ignore que le corps a ses humbles malheurs,&lt;br /&gt;Mais la souffrance alors m'aborde, ample et tragique;&lt;br /&gt;Merci pour la douleur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'octroyant plus au temps ses bornes reposantes,&lt;br /&gt;Tant le désir rêveur m'offre ses océans,&lt;br /&gt;Tu me désapprenais la mort; elle est présente;&lt;br /&gt;Merci pour le néant...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-4361304466172837719?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4361304466172837719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4361304466172837719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/10/poeme-de-lamour-20.html' title='310. Poème de l&apos;Amour. 01'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-2170673503426063490</id><published>2011-09-16T18:36:00.002+02:00</published><updated>2011-09-16T18:38:04.641+02:00</updated><title type='text'>309. Le jardin votif Anna de Noailles : présentation</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-A5trje3fJYE/TnN48kdGQzI/AAAAAAAAGNg/TsrTDfCzO_8/s1600/mon_noailles.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="241" rba="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-A5trje3fJYE/TnN48kdGQzI/AAAAAAAAGNg/TsrTDfCzO_8/s400/mon_noailles.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;En 1938, cinq années après la mort d'Anna de Noailles, une association des amis de la poétessse fera édifier dans un jardin attenant à la villa Bassaraba, à Amphion, près d'Evian, un monument votif conçu par l'architecte Emilio Terry.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;-----------------------------------&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;Je propose à mes lecteurs une série de photographies (10 messages : 308 à 299) présentant ce monument et le jardin qui l'abrite. Ces images ont été réalisées en juillet 2011.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;----------------------------------&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos d'Emilio Terry : &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Emilio_Terry"&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Emilio_Terry&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-2170673503426063490?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2170673503426063490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2170673503426063490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/09/309-le-jardin-votif-anna-de-noailles.html' title='309. Le jardin votif Anna de Noailles : présentation'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-A5trje3fJYE/TnN48kdGQzI/AAAAAAAAGNg/TsrTDfCzO_8/s72-c/mon_noailles.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-659326422573201791</id><published>2011-09-16T18:21:00.001+02:00</published><updated>2011-09-16T18:22:33.941+02:00</updated><title type='text'>308. Le jardin votif Anna de Noailles. 1</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-ssVKYFF5_HI/TnN3UxYZY_I/AAAAAAAAGNY/6wKoLCHk3mQ/s1600/MVN+01A.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-ssVKYFF5_HI/TnN3UxYZY_I/AAAAAAAAGNY/6wKoLCHk3mQ/s400/MVN+01A.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-7Ws6ZMwngvo/TnN3X_pwnXI/AAAAAAAAGNc/C7PAbAzcLhk/s1600/MVN+01B.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-7Ws6ZMwngvo/TnN3X_pwnXI/AAAAAAAAGNc/C7PAbAzcLhk/s400/MVN+01B.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-659326422573201791?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/659326422573201791'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/659326422573201791'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/09/308-le-jardin-votif-anna-de-noailles-9.html' title='308. Le jardin votif Anna de Noailles. 1'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-ssVKYFF5_HI/TnN3UxYZY_I/AAAAAAAAGNY/6wKoLCHk3mQ/s72-c/MVN+01A.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7005158320351377331</id><published>2011-09-16T18:19:00.003+02:00</published><updated>2011-09-16T18:22:17.694+02:00</updated><title type='text'>307. Le jardin votif Anna de Noailles. 2</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-h4dN21i3O2c/TnN3CMWSdsI/AAAAAAAAGNQ/-GvHMG2gwOk/s1600/MVN+02B.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-h4dN21i3O2c/TnN3CMWSdsI/AAAAAAAAGNQ/-GvHMG2gwOk/s400/MVN+02B.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-D9PW9JomX9U/TnN3EOwCaUI/AAAAAAAAGNU/NOdmt4j_97Y/s1600/MVN+02A.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-D9PW9JomX9U/TnN3EOwCaUI/AAAAAAAAGNU/NOdmt4j_97Y/s400/MVN+02A.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7005158320351377331?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7005158320351377331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7005158320351377331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/09/307-le-jardin-votif-anna-de-noailles-8.html' title='307. Le jardin votif Anna de Noailles. 2'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-h4dN21i3O2c/TnN3CMWSdsI/AAAAAAAAGNQ/-GvHMG2gwOk/s72-c/MVN+02B.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7612205845075649708</id><published>2011-09-16T18:18:00.001+02:00</published><updated>2011-09-16T18:22:02.044+02:00</updated><title type='text'>306. Le jardin votif Anna de Noailles. 3</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-VgTikKb3S1I/TnN2udKaOKI/AAAAAAAAGNI/0C99A41H2bI/s1600/MVN+03B.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-VgTikKb3S1I/TnN2udKaOKI/AAAAAAAAGNI/0C99A41H2bI/s400/MVN+03B.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-lyY7REPMVSE/TnN2wEvoDDI/AAAAAAAAGNM/FLOUIl7Ru2w/s1600/MVN+03A.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-lyY7REPMVSE/TnN2wEvoDDI/AAAAAAAAGNM/FLOUIl7Ru2w/s400/MVN+03A.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7612205845075649708?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7612205845075649708'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7612205845075649708'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/09/306-le-jardin-votif-anna-de-noailles-7.html' title='306. Le jardin votif Anna de Noailles. 3'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-VgTikKb3S1I/TnN2udKaOKI/AAAAAAAAGNI/0C99A41H2bI/s72-c/MVN+03B.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7443729060819405833</id><published>2011-09-16T18:17:00.001+02:00</published><updated>2011-09-16T18:21:38.992+02:00</updated><title type='text'>305. Le jardin votif Anna de Noailles. 4</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-bWLlm6SzMaY/TnN2Yv-0IPI/AAAAAAAAGNA/cJ7MOInPwD4/s1600/MVN+04A.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-bWLlm6SzMaY/TnN2Yv-0IPI/AAAAAAAAGNA/cJ7MOInPwD4/s400/MVN+04A.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-b9Og4Y0PDcI/TnN2a7T_agI/AAAAAAAAGNE/zqvKK84MlSE/s1600/MVN+04B.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-b9Og4Y0PDcI/TnN2a7T_agI/AAAAAAAAGNE/zqvKK84MlSE/s400/MVN+04B.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7443729060819405833?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7443729060819405833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7443729060819405833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/09/305-le-jardin-votif-anna-de-noailles-6.html' title='305. Le jardin votif Anna de Noailles. 4'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-bWLlm6SzMaY/TnN2Yv-0IPI/AAAAAAAAGNA/cJ7MOInPwD4/s72-c/MVN+04A.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-685806263047881098</id><published>2011-09-16T18:15:00.000+02:00</published><updated>2011-09-16T18:15:22.340+02:00</updated><title type='text'>304. Le jardin votif Anna de Noailles. 5</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-0jePYDytChU/TnN1-rPWdoI/AAAAAAAAGM4/xQTDxK1PJEs/s1600/MVN+05+A.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-0jePYDytChU/TnN1-rPWdoI/AAAAAAAAGM4/xQTDxK1PJEs/s400/MVN+05+A.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-wxrHPUI55Ng/TnN2BXjTg1I/AAAAAAAAGM8/lGTM-AjFKdw/s1600/MVN+05B.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-wxrHPUI55Ng/TnN2BXjTg1I/AAAAAAAAGM8/lGTM-AjFKdw/s400/MVN+05B.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-685806263047881098?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/685806263047881098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/685806263047881098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/09/304-le-jardin-votif-anna-de-noailles-5.html' title='304. Le jardin votif Anna de Noailles. 5'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-0jePYDytChU/TnN1-rPWdoI/AAAAAAAAGM4/xQTDxK1PJEs/s72-c/MVN+05+A.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-4141023831017325529</id><published>2011-09-16T18:13:00.002+02:00</published><updated>2011-09-16T18:13:59.252+02:00</updated><title type='text'>303. Le jardin votif Anna de Noailles. 6</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-KeKupReMXdw/TnN1p1scyGI/AAAAAAAAGMw/I9ewTvF0wUI/s1600/MVN+06+A.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-KeKupReMXdw/TnN1p1scyGI/AAAAAAAAGMw/I9ewTvF0wUI/s400/MVN+06+A.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-m2UM9Akrap4/TnN1sSgrMVI/AAAAAAAAGM0/ylpGqKupgYs/s1600/MVN+06+B.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-m2UM9Akrap4/TnN1sSgrMVI/AAAAAAAAGM0/ylpGqKupgYs/s400/MVN+06+B.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-4141023831017325529?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4141023831017325529'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4141023831017325529'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/09/303-le-jardin-votif-anna-de-noailles-6.html' title='303. Le jardin votif Anna de Noailles. 6'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-KeKupReMXdw/TnN1p1scyGI/AAAAAAAAGMw/I9ewTvF0wUI/s72-c/MVN+06+A.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-8852812514304090764</id><published>2011-09-16T18:12:00.000+02:00</published><updated>2011-09-16T18:12:41.124+02:00</updated><title type='text'>302. Le jardin votif Anna de Noailles. 7</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-YoNG_O3m1Fk/TnN1UgEE9nI/AAAAAAAAGMo/qfR5AWIzn50/s1600/MVN+07+A.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-YoNG_O3m1Fk/TnN1UgEE9nI/AAAAAAAAGMo/qfR5AWIzn50/s400/MVN+07+A.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-XFz_qWUYNVM/TnN1Xfj54LI/AAAAAAAAGMs/Vf1aC9Wel-s/s1600/MVN+07+B.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-XFz_qWUYNVM/TnN1Xfj54LI/AAAAAAAAGMs/Vf1aC9Wel-s/s400/MVN+07+B.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-8852812514304090764?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8852812514304090764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8852812514304090764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/09/302-le-jardin-votif-anna-de-noailles-7.html' title='302. Le jardin votif Anna de Noailles. 7'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-YoNG_O3m1Fk/TnN1UgEE9nI/AAAAAAAAGMo/qfR5AWIzn50/s72-c/MVN+07+A.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-4834213771062867214</id><published>2011-09-16T18:05:00.002+02:00</published><updated>2011-09-16T18:10:42.473+02:00</updated><title type='text'>301. Le jardin votif Anna de Noailles. 8</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-Cxrwsw_pSSw/TnNywLrCaqI/AAAAAAAAGMY/57teChJi-_M/s1600/MVN+08+A.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-Cxrwsw_pSSw/TnNywLrCaqI/AAAAAAAAGMY/57teChJi-_M/s400/MVN+08+A.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-ZwP8qw3qAKc/TnNy0gwYeNI/AAAAAAAAGMc/OqMOrUDeTAk/s1600/MVN+08+B.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-ZwP8qw3qAKc/TnNy0gwYeNI/AAAAAAAAGMc/OqMOrUDeTAk/s400/MVN+08+B.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-L4msIAS__3M/TnNy3uJQQnI/AAAAAAAAGMg/lWxRHqq1Lbg/s1600/MVN+08+C.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-L4msIAS__3M/TnNy3uJQQnI/AAAAAAAAGMg/lWxRHqq1Lbg/s400/MVN+08+C.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Au centre du monument la colonne sur laquelle sont gravés les vers immortels, malheureusement aujourd'hui presque illisibles:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #660000;"&gt;&lt;strong&gt;Etranger qui viendra lorsque je serai morte,&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #660000;"&gt;&lt;strong&gt;Contempler mon lac genevois,&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #660000;"&gt;&lt;strong&gt;Laisse, que ma ferveur dès à présent t'exhorte&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #660000;"&gt;&lt;strong&gt;A bien aimer ce que je vois&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-U3SPxt17Cd8/TnN0TDvB7sI/AAAAAAAAGMk/CORHL4y-kdM/s1600/03.w.MonVot.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-U3SPxt17Cd8/TnN0TDvB7sI/AAAAAAAAGMk/CORHL4y-kdM/s400/03.w.MonVot.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;La colonne, photographiée par l'auteur en 1965. A cette époque, le texte&amp;nbsp;était parfaitement lisible.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-4834213771062867214?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4834213771062867214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4834213771062867214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/09/301-le-jardin-votif-anna-de-noailles-8.html' title='301. Le jardin votif Anna de Noailles. 8'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Cxrwsw_pSSw/TnNywLrCaqI/AAAAAAAAGMY/57teChJi-_M/s72-c/MVN+08+A.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-1865923246734449737</id><published>2011-09-16T17:59:00.000+02:00</published><updated>2011-09-16T17:59:45.125+02:00</updated><title type='text'>300. Le jardin votif Anna de Noailles. 9</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-d9kAUiiYEug/TnNxrxAw10I/AAAAAAAAGMM/JgudwI3IH_8/s1600/MVN+09+A.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-d9kAUiiYEug/TnNxrxAw10I/AAAAAAAAGMM/JgudwI3IH_8/s400/MVN+09+A.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-38ly6ICRp28/TnNxvhjBNwI/AAAAAAAAGMQ/MVufDVn8zi4/s1600/MVN+09+B.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-38ly6ICRp28/TnNxvhjBNwI/AAAAAAAAGMQ/MVufDVn8zi4/s400/MVN+09+B.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Ov5cLdMxUr8/TnNxyuxMAEI/AAAAAAAAGMU/ZnOqHdaZTwg/s1600/MVN+09+C.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-Ov5cLdMxUr8/TnNxyuxMAEI/AAAAAAAAGMU/ZnOqHdaZTwg/s400/MVN+09+C.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;A l'est vers montreux, en face vers Lausanne, à l'ouest vers Genève,&amp;nbsp;les rivage du lac léman, devant le monument votif d'Amphion&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-1865923246734449737?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1865923246734449737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1865923246734449737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/09/300-le-jardin-votif-anna-de-noailles-9.html' title='300. Le jardin votif Anna de Noailles. 9'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-d9kAUiiYEug/TnNxrxAw10I/AAAAAAAAGMM/JgudwI3IH_8/s72-c/MVN+09+A.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-8691344545785659893</id><published>2011-09-16T17:53:00.001+02:00</published><updated>2011-09-16T18:39:24.284+02:00</updated><title type='text'>299. Le jardin votif Anna de Noailles. 10</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-AmqL8d_pkkQ/TnNvm5-o5JI/AAAAAAAAGMA/fORZmO3pMTc/s1600/MVN+10+B.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-AmqL8d_pkkQ/TnNvm5-o5JI/AAAAAAAAGMA/fORZmO3pMTc/s400/MVN+10+B.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-jkfyoRlvsG8/TnNvqwmUU1I/AAAAAAAAGME/8WQ90zb2Dq4/s1600/MVN+10+A.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" rba="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-jkfyoRlvsG8/TnNvqwmUU1I/AAAAAAAAGME/8WQ90zb2Dq4/s400/MVN+10+A.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Tout à côté du jardin votif créé en hommage à la Comtesse de Noailles se trouve la villa Bassaraba où vécut la poètesse durant ses séjours au bord du lac. C'est aujourd'hui une propriété privée dont l'accès est interdit.&lt;br /&gt;Ci-dessous, une vue de la villa en 1910.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-V_N8V7cfaJQ/TnNwephxQmI/AAAAAAAAGMI/3Bo62qW0Dv8/s1600/bessaraba.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="248" rba="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-V_N8V7cfaJQ/TnNwephxQmI/AAAAAAAAGMI/3Bo62qW0Dv8/s400/bessaraba.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-8691344545785659893?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8691344545785659893'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8691344545785659893'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/09/299-le-jardin-votif-anna-de-noailles-10.html' title='299. Le jardin votif Anna de Noailles. 10'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-AmqL8d_pkkQ/TnNvm5-o5JI/AAAAAAAAGMA/fORZmO3pMTc/s72-c/MVN+10+B.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-3013395647108310069</id><published>2011-05-28T09:26:00.011+02:00</published><updated>2011-06-03T09:11:59.618+02:00</updated><title type='text'>298. Anna de Noailles : entre prose et poésie. 1/7</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-a8fy3ilIyIo/TeCjhu31qyI/AAAAAAAAGIk/_WmQv2gpphw/s1600/Pr%25C3%25A9sentation1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://3.bp.blogspot.com/-a8fy3ilIyIo/TeCjhu31qyI/AAAAAAAAGIk/_WmQv2gpphw/s400/Pr%25C3%25A9sentation1.jpg" t8="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: #274e13; font-size: large;"&gt;"Anna de Noailles : entre prose et poésie"&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;&lt;em&gt;Thèse de Doctorat de Marie-Lise ALLARD&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;&lt;em&gt;Université de Franche-Comté à Besançon&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;&lt;em&gt;Directeur de Thèse : Mr Bruno CURATOLO&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;Thèse soutenue en Novembre 2010&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: #20124d;"&gt;Présentation et extraits : messages 298 à 292 ci-après&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Sse2n_pwdfY/TeC0qduygNI/AAAAAAAAGIs/-3qmty8IPpo/s1600/vignette-numerique-xl.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="195" src="http://4.bp.blogspot.com/-Sse2n_pwdfY/TeC0qduygNI/AAAAAAAAGIs/-3qmty8IPpo/s200/vignette-numerique-xl.jpg" t8="true" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;span style="color: #990000;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;strong&gt;Pour contacter l'auteur&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; :&lt;/span&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="mailto:mlafleur2003@yahoo.fr"&gt;&lt;strong&gt;mlafleur2003@yahoo.fr&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-3013395647108310069?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3013395647108310069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3013395647108310069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/05/298-anna-de-noailles-entre-prose-et.html' title='298. Anna de Noailles : entre prose et poésie. 1/7'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-a8fy3ilIyIo/TeCjhu31qyI/AAAAAAAAGIk/_WmQv2gpphw/s72-c/Pr%25C3%25A9sentation1.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-3616856653279781718</id><published>2011-05-28T09:25:00.004+02:00</published><updated>2011-05-28T10:42:35.670+02:00</updated><title type='text'>297. Anna de Noailles : entre prose et poésie. 2/7</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-rx_azCSX-pM/S21uRuoWcHI/AAAAAAAAE9I/9K48mppKJos/s1600/Diapositive2.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://2.bp.blogspot.com/-rx_azCSX-pM/S21uRuoWcHI/AAAAAAAAE9I/9K48mppKJos/s400/Diapositive2.JPG" t8="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;Présentation générale par l'auteur&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon intérêt pour Anna de Noailles et pour son œuvre remonte à une dizaine d'années et commença fortuitement. En flânant dans les rayonnages d’une boutique de vieux livres pour passer le temps, je lisais distraitement les titres de quelques volumes usés. L'un d'eux retint mon attention : &lt;br /&gt;"L’Honneur de souffrir Comtesse de Noailles – prix 20 francs – Les Cahiers verts 69". &lt;br /&gt;J’achetai ce livre sans savoir vraiment pourquoi car cet auteur ne m’évoquait rien de précis, sans pour autant m’être inconnu. Mais quel titre&amp;nbsp;saisisssant et étrange ! &lt;br /&gt;Dix ans se sont écoulés depuis cette rencontre qui fut le point de départ d’un long cheminement dans l’œuvre d’Anna de Noailles. Ce personnage fascinant et ses écrits sont devenus mes compagnons quotidiens et, parfois, il fut mon unique secours et mon seul but.&lt;br /&gt;A ce moment-là, je recherchais un sujet de mémoire pour valider ma quatrième année d'études en lettres modernes : je décidai de le consacrer à Anna de Noailles et Marcel Proust que je connaissais mieux. &lt;br /&gt;Depuis, je n'ai jamais cessé d’approfondir ma connaissance de son œuvre. Après l'obtention de ma maîtrise, je continuais ce parcours en vue d’une thèse. Suite à ce premier parallèle avec Proust, j’abordais leurs écrits sur l'art dans le cadre de mon DEA. L'étape suivante s'avéra plus difficile : il fallut convaincre les instances universitaires de l'intérêt et de la portée des textes noailliens et ce fut une tâche ardue ! &lt;br /&gt;En effet, de nombreux ouvrages de Noailles n'étaient plus disponibles et pas encore numérisés par la Bibliothèque nationale ou non libres de droits. Il a fallu aussi prouver que le personnage en lui-même méritait qu'on le redécouvrît au-delà des clichés qui, eux, avaient persistés. J’ai fini par obtenir gain de cause. Peu expérimentée et peu assurée à mes débuts, je ne regrettais pas ma persévérance et ma volonté de présenter des études visant à réhabiliter la poétesse et son œuvre. Enfin, en choisissant de réaliser des analyses précises et fournies sur la prose d'Anna de Noailles, je comblais un manque dans ce domaine : il n'existait pas de travail global sur ce sujet. &lt;br /&gt;Par cette longue étude, j’ai souhaité redonner à Anna de Noailles une plus juste place dans notre littérature actuelle et par-delà, rendre hommage à une femme et une œuvre exceptionnelles. Aujourd'hui, j’aimerais que mes travaux sortent du giron universitaire pour que chacun puisse approcher la beauté de l’univers noaillien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie-Lise ALLARD&lt;br /&gt;&lt;a href="mailto:mlafleur2003@yahoo.fr"&gt;mlafleur2003@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-3616856653279781718?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3616856653279781718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3616856653279781718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/05/297-anna-de-noailles-entre-prose-et.html' title='297. Anna de Noailles : entre prose et poésie. 2/7'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-rx_azCSX-pM/S21uRuoWcHI/AAAAAAAAE9I/9K48mppKJos/s72-c/Diapositive2.JPG' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-206989534801796904</id><published>2011-05-28T09:22:00.011+02:00</published><updated>2011-06-05T16:47:43.530+02:00</updated><title type='text'>296. Anna de Noailles : entre prose et poésie. 3/7</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-2IjekkiE108/TeC1-mfnS3I/AAAAAAAAGIw/BvADE_AHtZY/s1600/Writing_by_after_the_party.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://1.bp.blogspot.com/-2IjekkiE108/TeC1-mfnS3I/AAAAAAAAGIw/BvADE_AHtZY/s400/Writing_by_after_the_party.jpg" t8="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Résumé de la thèse.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Cette thèse est une analyse des fictions en prose d’Anna de Noailles mises en perspective avec ses textes poétiques et autobiographiques. Après avoir replacé cette œuvre dans le contexte littéraire et social du début du XXe siècle et évoqué l’émergence de la littérature féminine puis le cas du roman poétique, mon travail s'articule autour d'une étude détaillée des trois romans noailliens, La Nouvelle Espérance, Le Visage émerveillé, La Domination, et du recueil de récits Les Innocentes ou la Sagesse des femmes. Il convient tout d'abord de noter que les trois romans d’Anna de Noailles ont été publiés de manière rapprochée, entre 1903 et 1905, au début de sa carrière. Intercalés entre d'autres créations, ces ouvrages fictionnels ne constituent qu’une petite partie de sa production mais ils forment une véritable trilogie sentimentale dont Les Innocentes est le point d’orgue, un art d’aimer dédié aux amants. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Dès lors une série de questions sous-tend ce travail : pourquoi écrire à la fois en vers et en prose ? Ces titres n’auraient-ils procédé que d’une étape ? N’auraient-ils constitué qu’un passage ayant permis à l’auteur de prendre conscience de ses difficultés à s’accomplir dans ce genre ? Toutefois, au-delà de l’aspect personnel, il faut prendre en compte une problématique plus vaste : en effet, si les romans d’Anna de Noailles méritent aujourd’hui un regard neuf, c’est parce qu’ils s’inscrivent dans une époque troublée, où l’avenir du genre romanesque fut remis en cause et où, entre la fin du naturalisme et l’émergence de nouvelles formes narratives, la déferlante du roman représenta une menace pour le genre lui-même. L’œuvre d’Anna de Noailles ne fait pas exception : elle aussi s’est trouvée prise dans ce mouvement à la fois destructeur et novateur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Cependant, ses écrits se caractérisent également par leur l’originalité qui réside dans la mise en forme progressive d’une esthétique et d’une philosophie de l’amour. Construits sur une trame pourtant simple, toute leur richesse se déploie dans la minutie et la justesse des analyses, la puissance suggestive des émotions et des sensations retranscrites au moyen d'images inédites. De plus, la romancière vit la révolution culturelle qui s’amorce, en particulier pour les femmes, et en enrichie ses récits. Ainsi cette étude modifie-t-elle l’opinion communément admise selon laquelle la poétesse n’aurait été qu’une néo-romantique égarée dans la modernité du XXe siècle naissant. Au contraire, Anna de Noailles s’affirme comme un écrivain clairvoyant et ancré dans son époque qui n'hésita jamais à s'impliquer dans les grands événements de son temps, plaidant en faveur du capitaine Dreyfus, soutenant le vote des femmes ou encore militant pour la paix lors de la Première guerre mondiale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;-------------------------------------&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.annadenoailles.org/actualites/these2010/"&gt;&lt;img border="0" height="165" src="http://4.bp.blogspot.com/-cmf3KQYPRuA/TeuWsTsK0MI/AAAAAAAAGLI/ibn03Hgrj3U/s400/CopieEcran119.png" t8="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Lire également :&lt;/span&gt; &lt;a href="http://www.annadenoailles.org/actualites/these2010/"&gt;http://www.annadenoailles.org/actualites/these2010/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;----------------------------------&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-206989534801796904?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/206989534801796904'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/206989534801796904'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/05/296-anna-de-noailles-entre-prose-et.html' title='296. Anna de Noailles : entre prose et poésie. 3/7'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-2IjekkiE108/TeC1-mfnS3I/AAAAAAAAGIw/BvADE_AHtZY/s72-c/Writing_by_after_the_party.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-6512423554687743885</id><published>2011-05-28T09:21:00.011+02:00</published><updated>2011-06-03T09:13:34.740+02:00</updated><title type='text'>295. Anna de Noailles : entre prose et poésie. 4/7</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-mqY3mpw2yU8/TeDbbuYM0HI/AAAAAAAAGJA/Nc4JIaQqB2U/s1600/english_please_by_iloveknucklesshadow-d33zriz.png" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/-mqY3mpw2yU8/TeDbbuYM0HI/AAAAAAAAGJA/Nc4JIaQqB2U/s1600/english_please_by_iloveknucklesshadow-d33zriz.png" t8="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;Résumé de la thèse en anglais&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;This thesis is an analysis of prose fiction of Anna de Noailles, put in perspective with her poetry and autobiographical. After seeing this work in the literary and social context of early twentieth century and mentioned, in particular, the emergence of women's literature and the case of the poetic novel, focuses on about a detailed study of the novels, La Nouvelle Espérance, Le Visage émerveillé, La Domination, and the story collection Les Innocentes ou la Sagesse des femmes. Interspersed among other aspects of her creation, the three novels of Anna de Noailles were published so close, between 1903 and 1905, early in the career of the writer, they are only a small part of her production (three for more than twenty books published), but they are a real sentimental trilogy including Les Innocentes which is the highlight, an art of loving dedicated to lovers. Therefore a series of questions behind this work : why write both in verse and prose? These titles would they process as a step? Would they formed a passage that allowed the author to realize her inability to accomplished herself in this genre ? However, beyond personal experience, we must take into account a wider problem: indeed, if the novels of Anna de Noailles deserve a fresh look today it is because they fall in troubled times, when the future of the novel was challenged and where, between the end of naturalism and the emergence of new narrative forms, the abundance of the novel represented a threat to itself. The work of Anna de Noailles is not an exception : it also was caught in this movement both destructive and innovative. But her writings are also characterized by their originality, which lies in the gradual shaping of aesthetics and philosophy of love. Built on a frame yet simple, all their wealth unfolds in the thoroughness and accuracy of analysis, the suggestive power of emotions and sensations transcribed by new images. The writer observed the cultural revolution that began for the women, which modified the conventional wisdom that it would have been a neo-romantic astray in his century. Instead, Anna de Noailles herself was a visionary writer and anchored in her time.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-6512423554687743885?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/6512423554687743885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/6512423554687743885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/05/anna-de-noailles-entre-prose-et-poesie_28.html' title='295. Anna de Noailles : entre prose et poésie. 4/7'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-mqY3mpw2yU8/TeDbbuYM0HI/AAAAAAAAGJA/Nc4JIaQqB2U/s72-c/english_please_by_iloveknucklesshadow-d33zriz.png' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-3386699452305700356</id><published>2011-05-28T09:01:00.010+02:00</published><updated>2011-05-28T17:54:15.360+02:00</updated><title type='text'>294. Anna de Noailles : entre prose et poésie. 5/7</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-IxNCTX2cakQ/TeDA2EwMoJI/AAAAAAAAGI8/YE0M7ZcOeME/s1600/amphion12.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="255" src="http://4.bp.blogspot.com/-IxNCTX2cakQ/TeDA2EwMoJI/AAAAAAAAGI8/YE0M7ZcOeME/s400/amphion12.jpg" t8="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;I. L'influence de la nature et d'Amphion dans l'inspiration poétique d'Anna de Noailles.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les arcanes de l’écriture noaillienne repose sur son rapport à la nature. Cet amour incommensurable remonte à son enfance, aux souvenirs des bonheurs connus dans le jardin de la propriété familiale, en Haute-Savoie, à Amphion. Plus qu’un motif, un ornement ou une thématique, la nature constitue la pierre angulaire de ses œuvres, au point que Robert de Montesquiou écrivit : « Le paysage que représentait l’âme de cette femme fut un jardin, le jardin d’Amphion [1] ». &lt;br /&gt;Un tel attachement intrigue et pousse à recréer le cadre, l’ambiance qui y régnait. &lt;br /&gt;Près de Genève, un parc magnifique, composé de vergers, d’un large poulailler – colombes, paons, cygnes – de massifs de fleurs rares « comme un jardin des Indes », descendait jusqu’au bord du lac Léman « où flottaient, ballotées, / Miroirs glauques et doux, fruits écailleux de l’eau, / Des carpes argentées »[2]… Souvent décrit par les invités du couple Brancovan, le jardin avait là-bas des airs enchanteurs de début du monde : « (…) il contenait d’une sauge bleue, dont je n’ai vu que là, et qui ressemblait à de petits morceaux de lapis-lazuli (…). Les massifs communiquaient à des vergers, à des potagers, qui l’ont comblée de fruits et de courges (…) des corbeilles de mots, sœurs de celles couronnées par Virgile (…) par Hésiode [3] ». Les animaux jouissaient de leur liberté, vivant en totale harmonie avec les hommes. &lt;br /&gt;Cette description idyllique serait incomplète si l’on ne mentionnait pas les parfums, les sons et tous les effluves dont Noailles n’omit jamais de faire référence dans ses écrits. &lt;br /&gt;Dans le recueil "L’Ombre des jours", elle décrit le domaine familial et ses petites singularités marquées à jamais dans sa mémoire : la porte du jardin qui grinçait, « le verger vert, avec son odeur d’estragon », « la terrasse avec deux tonneaux de porcelaine », les chambres aux papiers peints fleuris et « L’héliotrope mauve aux senteurs de vanille / Emplissait l’air penchant d’évanouissement [4] ». La densité des stimuli submergeait ses sens, brouillant leurs fonctions habituelles : « O mon jardin divin, j’écoute tes parfums. (…) Aromes que je sens, que j’entends, que je vois [5] ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, Noailles entreprit de comprendre le fonctionnement de l’univers grâce au don mystérieux qui semblait la relier directement à la nature. Le poète apparaît comme un élu chargé d’une mission : « Et tu m’avais choisie, ô Monde, pour transmettre / À ce vague infini qui semble t’intriguer / Et que l’homme poursuit par d’innombrables guets, / Le secret éclairci des choses et des êtres [1]. » Au commencement était la beauté : « au bord du monde assise », elle contemplait l’univers. &lt;br /&gt;Ce qui a tant subjugué la jeune Anna dans son jardin d’Amphion se définit alors comme une sorte de beauté originelle. Cette beauté primordiale composait par les éléments qui la fascinaient : le soleil, la lune, les cieux : « J’ai moi aussi aimé la beauté, je l’ai contemplée et louée dans l’univers infini. C’est elle qui élève et guide les pas de l’homme, qui le réjouit par le plaisir aux mille visages contradictoires, qui alimente la force de l’intelligence, la sage folie du cœur [2]. » Mais elle révèle encore plus : la beauté transcende le réel, celui de la perception immédiate et des contingences. Elle naît de la nouveauté, de l’invention d’un monde imaginaire. De plus, dans l’esprit du poète, la beauté constituait une source de plaisirs car elle provoquait le désir. Érigée en valeur constitutive, la beauté de la nature, comme dans l’œuvre d’art, ouvrait les voies de la jouissance esthétique. &lt;br /&gt;L’originalité de l’œuvre poétique découle de cette approche de la beauté naturelle d’où jaillissent les sensations qui forment sa palette d’émotions et de sentiments en cascade. L’exacerbation de cette fascination engendre de nombreuses personnifications. Bientôt le besoin de s’unir à la nature se révéla impérieux. Dans une nature vide de toute présence humaine, elle personnifia ce qu’elle aimait : « Tout ce qui vit ici (…) sont pour moi de douces personnes [3] ». L’humanisation de tous les éléments lui procurait « l’intimité d’un visage familier ». L’environnement du poète se transformait, lui conférant un aspect tangible, désirable et appétissant. « La nature devenait, pour Anna de Noailles, ce qu’elle n’avait été pour personne : un être qu’on désire et devant lequel on se pâme [4]. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;-----------------------&lt;br /&gt;&lt;em&gt;[1] Robert de Montesquiou, Les Pas effacés, p. 65. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;[2] « Jardin d’enfance », Les Éblouissements, pp. 290-291. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;[3] Robert de Montesquiou, op.cit., p. 65. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;[4] « Attendrissement », L’Ombre des jours, Calmann-Lévy, 1902, p. 24. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;[5] « Le chaud jardin », Les Éblouissements, p. 292. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;----------------------------&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;[1] Introduction du recueil Derniers Vers et Poèmes d’enfance, p. 171. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;[2] « Enchantement », Les Éblouissements, p. 253. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;[3] « Mission », Derniers Vers et Poèmes d’enfance, p.19. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;[4] Jean Larnac, La Comtesse de Noailles, sa vie, son œuvre, édition du Sagittaire, 1931, p. 171.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;----------------------------&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Wj_px4_2VcI/TeDAukAmpGI/AAAAAAAAGI0/1F0O6kHUp-8/s1600/bassaraba+2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="247" src="http://4.bp.blogspot.com/-Wj_px4_2VcI/TeDAukAmpGI/AAAAAAAAGI0/1F0O6kHUp-8/s400/bassaraba+2.jpg" t8="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-0k3XyHamzHI/TeDAxrHYv5I/AAAAAAAAGI4/vic614sQtFU/s1600/amphion14.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="246" src="http://3.bp.blogspot.com/-0k3XyHamzHI/TeDAxrHYv5I/AAAAAAAAGI4/vic614sQtFU/s400/amphion14.jpg" t8="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;1. Amphion : la Villa Bassaraba où résidait Anna de Noailles&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;2. Amphion : le monument votif élevé dans le jardin de la villa Bassaraba, en mémoire de la comtesse de Noailles&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-3386699452305700356?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3386699452305700356'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3386699452305700356'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/05/294-anna-de-noailles-entre-prose-et.html' title='294. Anna de Noailles : entre prose et poésie. 5/7'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-IxNCTX2cakQ/TeDA2EwMoJI/AAAAAAAAGI8/YE0M7ZcOeME/s72-c/amphion12.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-3661026956675112800</id><published>2011-05-28T08:59:00.009+02:00</published><updated>2011-05-28T11:43:09.566+02:00</updated><title type='text'>293. Anna de Noailles : entre prose et poésie. 6/7</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-eBedPt0JFiU/S35h48y6W0I/AAAAAAAAFFQ/reBHOu5_QXM/s1600/mont_portraits.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-eBedPt0JFiU/S35h48y6W0I/AAAAAAAAFFQ/reBHOu5_QXM/s400/mont_portraits.jpg" t8="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;2. Les trois romans d'Anna de Noailles.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le début de la carrière littéraire d’Anna de Noailles est marqué par la publication très rapprochée de ses premiers écrits. Entre 1901 et 1905, elle fait paraître un livre chaque année. Seulement deux ans après son premier recueil &lt;em&gt;Le Cœur innombrable&lt;/em&gt;, l’ensemble de son œuvre romanesque voit le jour : &lt;em&gt;La Nouvelle Espérance&lt;/em&gt; en 1903, &lt;em&gt;Le Visage émerveillé&lt;/em&gt; en 1904 et &lt;em&gt;La Domination&lt;/em&gt; en 1905. Puis, huit ans s’écoulent avant l’édition de nouvelles pages en prose. La genèse des romans d’Anna de Noailles fait apparaître qu’ils sont rapidement écrits et en relation étroite avec les circonstances de sa vie. À l’exception du &lt;em&gt;Visage émerveillé&lt;/em&gt;, les deux autres titres incluent cette matière autobiographique romancée. &lt;br /&gt;Une amitié et un événement cruciaux incitent Noailles à mener à bien son premier roman. Augustine Bulteau, surnommée Toche, tient une chronique littéraire dans Le Figaro et déniche les talents littéraires féminins. Depuis 1896, elle entretient une longue et riche amitié avec Anna et lui sert tout à la fois de mentor et de confidente. Son influence, faite d’encouragements et de conseils, soutient la jeune femme dans ses ambitions et l’apaise pendant ses multiples crises de confiance. En effet, les deux femmes échangent une correspondance quasi quotidienne dans laquelle Anna lui soumet ses poèmes et l’état d’avancement de ses divers travaux, comme l’indiquent ces quelques mots : « Je travaille un peu, doucement, sans effort et sans entêtement, en laissant mes impressions se fondre et couler en rythmes comme une eau qui dégèle." (1)&lt;br /&gt;&amp;nbsp;En 1903, après la parution de &lt;em&gt;La Nouvelle Espérance&lt;/em&gt;, Anna de Noailles lui envoie une lettre de gratitude pour le soutien prodigué durant la composition de ce premier long texte en prose enfin abouti car jusqu’à cette date, aucune prose n’a été publiée. L’événement déterminant qui déclenche le besoin de délaisser quelque temps la poésie est la naissance de son fils. Anna de Noailles donne le jour à Anne-Jules en septembre 1900, après un été besogneux et érémitique à Champlâtreux (2). L’accouchement traumatise durablement la fragile mère qui subit peu de temps après une cure d’isolement dans la nouvelle institution du professeur Sollier (3) . Elle constate que son émotivité ne lui permet plus de composer des vers, comme l’atteste cette lettre adressée à Toche en novembre 1900 : « Moi aussi chère amie je travaille mais pas en vers pour le moment. Le grand tapage de mon cœur ne se plierait pas aisément à la courbure du rythme précis et minutieux. J’ai bien envie de vous faire parvenir un de ces jours quelques feuilles de cet ouvrage où l’invention alterne avec l’exactitude et dont certaines pages sont le miroir palpitant des souvenirs et du présent (4)». Ainsi, pour retrouver l’envie d’écrire en prose, Anna choisit-elle quelques passages réussis de ses premiers récits de jeunesse. &lt;br /&gt;Pendant l’écriture de ce premier roman, Anna de Noailles croise régulièrement Charles-Louis Philippe qu’elle soutient depuis la parution &lt;em&gt;Bubu de Montparnasse&lt;/em&gt; en 1901. En effet, lui aussi collabore au journal de son frère, &lt;em&gt;La Renaissance latine&lt;/em&gt; (5) . Comme avec beaucoup de ses confrères, Noailles échange avec lui romans et lettres. Mais les voyages effectués entre avril et septembre 1901 pour sa convalescence interrompent la progression de son travail. Entre Monte-Carlo, Genève et Amphion, elle s’attelle à façonner un nouveau recueil, &lt;em&gt;L’Ombre des jours&lt;/em&gt;. La proximité avec la nature et les retrouvailles avec son jardin d’enfance favorisent la création poétique. Elle ne reprend la composition de son roman qu’en fin d’année : «&amp;nbsp;[...] je me suis remise à travailler. J’ai remanié complètement et continué cet essai de livre que je veux dense et strident (6). » Pendant l’année 1902, Noailles se consacre à son deuxième volume de vers qui paraît en juin.&lt;br /&gt;Comme beaucoup de romans de cette époque, &lt;em&gt;La Nouvelle Espérance&lt;/em&gt; sort d’abord dans la presse. Anna le conçoit en effet pour soutenir la nouvelle revue lancée en 1902 par son frère, &lt;em&gt;La Renaissance latine&lt;/em&gt;. Elle y travaille depuis le début de l’année, ne parvenant pas à trouver le titre du roman, alors qu’elle pense avoir déjà trouvé l’épigraphe : « Chère Toche, le titre de mon roman, ce n’est pas encore nécessaire et je ne le trouverai jamais – l’épigraphe : "On ne peut jamais savoir quelle marche suivra la douleur" de Maeterlinck » (7). Finalement, elle lui préfère une citation de Nietzsche. Entre janvier et mars 1903, ce premier roman parait par épisode dans la revue avant d’être édité chez Calmann-Lévy. Le succès est indéniable, mais dans des proportions moindres qu’annoncées par l’entourage optimiste d’Anna. &lt;br /&gt;Durant ces années 1901 à 1905, les nombreuses ébauches manuscrites laissent à penser qu’Anna de Noailles se concentre plus particulièrement à la prose. Les thèmes et les motifs restent quasiment les mêmes d’un brouillon à l’autre : un couple marié, avec ou sans enfants, commence à sombrer dans la routine et l’ennui ; l’enfance de l’héroïne est souvent décrite, l’incompréhension entre amants enroulée autour du silence, de la conscience d’un désir vague d’autre chose. &lt;br /&gt;Alors que la romancière envisage d’achever au plus vite &lt;em&gt;La Domination&lt;/em&gt;, les fêtes de fin d’année 1903 la rappellent à Champlâtreux dans sa famille. Déjà elle a montré les brouillons à Barrès et sa sœur Hélène. Malgré des critiques sans concession, elle ne se décourage pas. Mais, arrivée à Paris, la maladie la freine dans son élan. En ce début de janvier 1904, Anna accompagnée de sa sœur, garde la chambre une huitaine de jours. Dans cette solitude féconde, elle rédige &lt;em&gt;Le Visage émerveillé&lt;/em&gt; : « Je me presse de recopier mon travail [...]. J’ai fait cela depuis que je suis au milieu de mes mouchoirs. » Composé avec une facilité déconcertante, Anna s’inquiète du résultat final : « Écrit à tour de bras et pressé de rhume, cela résistera-t-il à une lecture attentive après la première sortie en voiture. Je ne sais (8)&amp;nbsp;». En mai 1904, elle emporte les épreuves de ce petit ouvrage pendant son premier voyage en Italie avec les Barrès. Sa sensibilité est mise à rude épreuve tant par cet environnement romantique que par la présence de Maurice Barrès, si troublante dans ce contexte. &lt;em&gt;Le Visage émerveillé&lt;/em&gt;, court roman plein de poésie, est composé sous la forme d’un journal intime, de ce fait, il rompt avec le style plus traditionnel du roman précédent. Il paraît huit jours après leur retour à Paris, le 8 juin 1904. Fin août, la romancière se remet déjà à l’ouvrage : chez sa sœur, à Chimay, elle reprend l’ébauche de &lt;em&gt;La Domination&lt;/em&gt;, « l’aboutissement de sa liaison poétique avec Barrès (9)». Cet ultime roman, délaissé puis enrichi par ses derniers voyages en Hollande et en Belgique, reflète cette gestation morcelée et étalée. Le plus controversé de ses romans sort en juin 1905. &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Les romans d’Anna de Noailles constituent un ensemble cohérent que l’on pourrait qualifier de « trilogie sentimentale ». Ceux-ci oscillent entre le roman d’amour psychologique et le roman poétique. Chacun de ces volets assume une ligne directrice qui illustre un type d’échec amoureux. Le premier des trois romans, &lt;em&gt;La Nouvelle Espérance&lt;/em&gt;, exemplifie l’amour déçu qui conduit au dégoût et à la mort. Pourtant, l’échec sentimental est précédé par le bonheur du couple, il y a donc un temps heureux, même court, même sporadique. Mais le roman se termine par la mort probable de son héroïne. Les différences et les dissemblances qui séparent progressivement les personnages apparaissent différemment dans &lt;em&gt;Le Visage émerveillé&lt;/em&gt;. Dans ce cas, l’échec amoureux résulte d’un choix raisonné, rendu possible par l’approfondissement de la connaissance de soi que révèle l’amour. La relation amoureuse est refusée afin de conserver une paix intérieure plus chère et plus pérenne. Cette résignation ne conduit pas l’héroïne à la mort mais à un retour à l’ordre initial, enrichi par cette expérience intérieure. &lt;br /&gt;Enfin, le dernier opus, &lt;em&gt;La Domination&lt;/em&gt;, inverse le point de vue : le héros, masculin pour une fois, cumule les histoires amoureuses avant de trouver vraiment celle qui lui correspond. Il y a bien cette fois-ci adéquation, accord entre l’homme et la femme, mais cette rencontre arrive trop tard et, impossible à réaliser, elle engendre la mort. &lt;br /&gt;Il s’avère que les trois romans d’Anna de Noailles gagnent en logique et en cohérence lorsqu’on les envisage dans leur ensemble : ils représentent une seule et même volonté chez la romancière de figurer le sentiment amoureux, envisagé comme une gageure et une méprise inévitables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;-------------------------&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;1&lt;em&gt;. Lettre à Augustine Bulteau, BnF, Na.fr 17513, 1898-1901, n°19.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;2. « J’ai bien travaillé depuis que je suis ici à me faire le caractère plus solide et plus régulier (…) j’ai essayé de déserter mes nerfs et d’habiter ma raison (…) c’est le convenu et le bienséant restreignant les spontanéités de la chair et du sang (…) Quel beau spectacle ce serait de voir ici Mariéton, hurlant dans ce château qui ne connaît que le silence exécutant ses ineffables pirouettes dans la demeure du respect, lançant ses bégayades sublimes… » Lettre n°35, 1900, BnF, Na fr. 17513.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;3. Dans les manuscrits détenus à la BnF, on trouve un feuillet sur lequel Noailles nota les symptômes de sa dépression : « irritabilité avec désir de changement volontaire et mal défini, étrangeté et déplaisance des objets habituels, volatilité de la pensée, perte de la sensation des choses précises… », BnF, Na.fr. 28362.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;4. Lettre n°47, novembre 1900, BnF, Na fr. 17513.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;5. « Le 15 juillet 1902, la R.L publie dix pages inédites de La Mère et l’Enfant, livre méconnu », C. Mignot-Ogliastri, op.cit., p. 159.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;6. Lettre à Augustine Bulteau du 14 novembre 1901, BnF, Na.fr. 17513.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;7. Lettre de janvier 1903, Na. fr. 17513.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;&lt;em&gt;8. Lettre à Augustine Bulteau début 1904, BnF, Na. fr, 17513.&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;9. Élisabeth Higonnet-Dugua, op.cit., p. 125.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #0c343d;"&gt;----------------------------&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-3661026956675112800?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3661026956675112800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3661026956675112800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/05/anna-de-noailles-entre-prose-et-poesie.html' title='293. Anna de Noailles : entre prose et poésie. 6/7'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-eBedPt0JFiU/S35h48y6W0I/AAAAAAAAFFQ/reBHOu5_QXM/s72-c/mont_portraits.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-2343777616288079929</id><published>2011-05-24T09:27:00.008+02:00</published><updated>2011-05-28T10:16:11.775+02:00</updated><title type='text'>292. Anna de Noailles : entre prose et poésie. 7/7</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?q=hopefulness&amp;amp;order=9&amp;amp;offset=24#/djf1gj"&gt;&lt;img border="0" height="305" src="http://4.bp.blogspot.com/-pBYQpmAUkmM/TdueROxHx-I/AAAAAAAAGIY/zm3mhwp3MI8/s400/Hopefulness_by_Sharlyn_Kirar.jpg" t8="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: #0c343d; font-size: x-small;"&gt;Hopefulness by Sharylyn Kirar&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;Trois extraits de romans &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;pour illustrer le propos de Marie-Lise Allard&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;(Textes proposés par l'auteur)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;1. La Nouvelle Espérance&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« Les branches d'un pin venaient si près de la fenêtre qu'on pouvait voir, tout contre la vitre, sur l'une d'elles, plus fine et plus balancée, un oiseau, gonflé de plumes, qui se reposait entre les aiguilles vertes et les petites pommes de pins. On n'entendait aucun bruit, ni dans la maison, ni dehors, seulement un crépitement latent, comme si le silence enregistrait l'heure et le temps, les buvait par petites aspirations régulières... » p. 180.&lt;br /&gt;« Elle aimait cette attente qui lui donnait l'impression qu'elle ne pourrait pas la supporter longtemps, et que tout à l'heure, ouvrant la porte, son ami la trouverait abattue contre la table, vraiment morte d'impatience. Et la porte s'ouvrait. Philippe paraissait. Madame de Fontenay le regardait de loin, le yeux clignés, comme on regarde, au réveil, l'entrée du jour dans la chambre... » p. 21&lt;br /&gt;« J'étais comme ces ivrognes qui aggravent leur mal en buvant en route, mais qui étaient déjà ivres au départ. Je suis née ivre, et j'ai vécu toujours altérée de véhémence et de douleur. p. 298.&lt;br /&gt;« Enfant, je sentais que la résignation et l'accablement était quelque chose qui était fait pour d'autres gens que pour moi. Et tu ne voudrais pas, mon bien-aimé, que celle que tu as prise pour sa vitalité, sa colère et ses cris, que tu as tenue contre toi, mouvante et multiple à force d'aspects, de regards et de désirs, et d'un tumulte tel, que ses gestes et sa voix changeaient la couleur de l'air, fût ainsi morne et soumise. » p. 300.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-0_98r0KMUWg/TduhUqrd9zI/AAAAAAAAGIc/7mYxdq5w5Iw/s1600/IMG_2011.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" src="http://3.bp.blogspot.com/-0_98r0KMUWg/TduhUqrd9zI/AAAAAAAAGIc/7mYxdq5w5Iw/s400/IMG_2011.JPG" t8="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;2. Le Visage émerveillé&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;4 juin.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;« J'écris dans le jardin, assise sur la banc à l'ombre, en tenant mon cahier sur mes genoux. Tout l'air est tapissé de petites odeurs. Le velours du gazon et des feuilles duvetées de la giroflée s'évapore dans l'azur. Il y a deux petits sapins dans des pots, qui répandent une odeur vive et grésillante quand le soleil de midi fait bouillir leur résine. Ah ! que l'air est brûlant ! Je crois que je m'assoupis, étouffée par les flocons bleus de la chaleur... »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;27 octobre&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;« On ne pense pas à l'avenir, il arrive. On ne comprend plus rien, et c'est comme si tout l'univers avait été différent de ce qu'il est maintenant.&amp;nbsp;D'abord on se retient pour ne pas devenir fou et puis vient la fatigue, on a une tête et une âme qui s'assoupissent, qui acceptent le malheur doucement. »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;9 novembre&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;« Après deux journées pieuses et paisibles, un singulier délire me gagne. Je ne vois plus rien autour de moi, et dans ces ténèbres une lumière unique m'aveugle, plus coupante qu'une épée d'or. Je m'enferme avec vous et je meurs, rayon incomparable, qui êtes le souvenir et le désir, - qui êtes la connaissance – la connaissance du bien et du mal et leur goût confondu. [...]&lt;br /&gt;Désir, ô poésie aimable et sauvage, plus âcre que le buisson et le renard, et pourtant affinée comme l'extrême parfum de la gomme d'Arabie ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?q=venezia&amp;amp;order=9&amp;amp;offset=24#/dshkd8"&gt;&lt;img border="0" height="307" src="http://1.bp.blogspot.com/-lClLgI1MoF8/Tduh1m38eZI/AAAAAAAAGIg/O-c9u6ujZFM/s400/Venezia_by_narabia.jpg" t8="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;3. La Domination&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;« Le soir, vers sept heures, il arriva à Venise. Antoine Arnault n'avait point pensé qu'un tel choc l'amollirait quand, au sortir de la gare, il demeura immobile, étourdi, arrêté comme d'une flèche qui, lui perçant le coeur, le clouait sur l'air doux de Venise.&lt;br /&gt;Miracle, enchantante douleur, elle venait vers lui comme une figure, comme un destin, comme un amour qu'on ne peur plus éviter ! Ville plus basse que les autres où l'on descend à jamais. Perle mourante ajoutée aux continents, elle est toute seule, et son air enfermé ne s'égare point ailleurs. » p. 103&lt;br /&gt;"&amp;nbsp;A peine au centre de ma vie, j'en vois déjà le néant, et j'en prévois le déclin. […] L'univers est pour moi différent de ce qu'il apparaît aux autres hommes : les plus hautes montagnes me sont des collines que mon esprit franchit aisément; les villes des villages, et l'espace un étroit jardin. Par moment, ayant dépassé toutes les formes et tous les contours, je contemple le royaume immense et blanc de la folie... […] &lt;br /&gt;Je le sens, chaque jour je m'enfonce davantage dans ce désert royal où les autres ne me sont plus rien. Et que puis-je sur moi-même ? En vain essaierai-je d'arrêter en moi un mouvement qui me nuit, me détruit en même temps qu'il augmente. » p. 194-95.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-2343777616288079929?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2343777616288079929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2343777616288079929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/05/les-romans-de-la-comtesse-de-noailles.html' title='292. Anna de Noailles : entre prose et poésie. 7/7'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-pBYQpmAUkmM/TdueROxHx-I/AAAAAAAAGIY/zm3mhwp3MI8/s72-c/Hopefulness_by_Sharlyn_Kirar.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-8503690018779477030</id><published>2011-04-23T14:06:00.006+02:00</published><updated>2011-05-24T13:59:12.863+02:00</updated><title type='text'>291. Table des documents et textes publiés : 001 à 291</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-B2Ccu89hS-w/TbLDJ4bh2RI/AAAAAAAAGCc/F9dHt6m1ROQ/s1600/creations_personnelles_by_matthieu25-d3ajpnw+copie.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" i8="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-B2Ccu89hS-w/TbLDJ4bh2RI/AAAAAAAAGCc/F9dHt6m1ROQ/s400/creations_personnelles_by_matthieu25-d3ajpnw+copie.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;-----------------------&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;Les oeuvres citées de la Comtesse de Noailles apparaissent en caractère gras et entre guillemets&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;-----------------------&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;292. Table des documents publiés&amp;nbsp;001 à 291&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;291. A l'attention de mes lecteurs. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;290. "Il fera longtemps clair ce soir"&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;289. "La pensée alanguie"&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;288. "Les espaces infinis"&lt;br /&gt;287. "Regrets" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;286. "Offrande" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;285. "Mon Dieu, je sais qu'il faut" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;282. "Malgré mes bras tendus" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;281. "Je respire et tu dors à présent" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;280. "Je ne veux pas savoir s'il fait clair" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;279. "La prière devant le soleil" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;278. "Puisqu'il faut que l'on vive" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;277. "La nuit rapproche mieux" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;276. "Ton absence est partout" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;275. "Le souvenir des morts" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;274. "Les vivants se sont tus" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;273. "Il paraît que la mort" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;272. "Puisque j'ai su par toi" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;271. "Hélas, il pleut sur toi" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;270. "L'abime" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;269. "Les morts" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;268. "O Dieu mystérieux" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;267. "Les mânes de Napoléon" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;266. "Vers écrits sur les champs de bataille …&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;265. "A Mistral" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;264. "En ces jours déchirants" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;263. "Elévation" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;262. "Le destin du poète" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;261. "Je sais que rien n'est plus" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;260. "Je vis, je pense et l'ombre" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;259. "L'espace nocturne" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;258. "On étouffait d'angoisse atroce" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;257. "J'ai revu la nature" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;256. "Je suis fière de tout" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;255. "Comme vous accablez vos préférés" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;254. "Mon Dieu ! Je sais ce qu'il faut " &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;253. "Si vous parliez Seigneur" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;252. "La solitude" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;251. "Mon dieu, je ne sais rien" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;250. "O monde ! Nous passons !" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;249. "La prière" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;248. "Henri Heine" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;247. "Les nuits de Baden" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;246. "Ce matin clair et vif" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;245. "Le printemps du Rhin (Strasbourg)" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;244. "Un soir à Londres" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;243. "Rivages contemplés" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;242. "La terre" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;241. "La langueur des voyages" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;240. "Le ciel bleu du milieu du jour" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;239. "Ceux qui n'ont respiré" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;238. "L'évasion" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;237. "La nuit flotte" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;236. "Arles" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;235. "Chaleur des nuits d'été" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;234. "Automne" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;233. "Bonté de l'univers que je croyais éteinte" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;232. "Un soir en Flandre" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;231. "Au pays de Rousseau" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;230. "Les rives romanesques" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;229. "Octobre et son odeur" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;228. "Ainsi les jours s'en vont" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;227. "Je n'ai vu qu'un instant" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;226. "Midi sonne au clocher de la tour sarrasine" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;225. "Sirocco à Venise" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;224. "Cloches vénitiennes" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;223. "Nuit vénitienne" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;222. "La messe de l'aurore à Venise" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;221. "Va prier dans Saint-Marc &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;220. "Un automne à Venise" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;219. "Un soir à Vérone" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;218. "Musique pour les jardins de Lombardie" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;217. "L'air brûle, la chaude magie" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;216. "L'enchantement de la Sicile" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;215. "L'auberge d'Agrigente" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;214. "Agrigente" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;213. "A Palerme, au jardin Tasca" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;212. "Les soirs de Catane" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;211. "Le port de Palerme" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;210. "Le désert des soirs" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;209. "Palerme s'endormait" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;208. "Dans l'azur antique" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;207. "Les soirs du monde" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;206. "Les climats" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;205. "La constance" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;204. "La musique et la nuit" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;203. "Un abondant amour" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;202. "O mon ami, sois mon tombeau !" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;201. "Soir sur la terrasse" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;200. "Ainsi les jours ont fui" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;199. "Vous emplissez ma vie" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;198. "Comme le temps est court" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;197. "Destin imprévisible" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;196. "Je ne me réjouis de rien" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;195. "Le monde intérieur" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;194. "Tendresse" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;193. "Je ne puis pas comprendre" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;192. "La passion" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;191. "La nue est radieuse" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;190. "Les soldats sur la route" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;189. "La tempête" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;188. "Tout semble libéré" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;187. "Bénissez cette nuit !" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;186. "Qu'ai-je à faire de vous ?" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;185. "En écoutant Schumann" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;184. "Je t'aime et cependant" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;183. "Tu ressembles à la musique" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;182. "La musique de Chopin" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;181. "Avoir tout accueilli" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;180. "Cantique" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;179. "T'aimer et quand le jour timide" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;178. "Tel l'arbre de corail" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;177. "Je marchais près de vous" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;176. "J'ai vu à ta confuse" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;175. "Nous n'avions plus besoin de parler" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;174. "O mon ami, souffrez" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;173. "Je vous avais donné " &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;172. "Le chant du printemps" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;171. "Seigneur, pourquoi l'amour ? » &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;170. "La douleur" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;169-165. Le livre de ma vie, p78-121 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;164. Deux esprits détachés &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;163. Retour à Amphion (1910) &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;162. L'insatisfaction et l'isolement &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;161. Les innocentes ou la sagesse des femmes &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;160. A propos du poème "Les paradis" &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;159. "Le jardin perfide" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;158. "Lever au soleil" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;157. "La côte est de feux bleus" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;156. "A propos du lac Léman" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;155. "Vous que jamais" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;154. "Ô lumineux matin !" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;153. "Chant Dionysien" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;152. "L'île des folles à Venise" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;151 "Le verger" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;150. "Les journées romaines" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;149. "Syracuse" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;148. "Nous étions de très petits enfants" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;147. "Le premier chagrin" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;146. "La promesse" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;145. "Une île " &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;144-142. "Tumulte" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;141-136. L'imaginaire dans l'œuvre d'Anna de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;135. Les paradis d'Anna de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;134-133. "L'honneur de souffrir". LXXXV et XLVI &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;132. Deux poèmes en anglais &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;131. Table des messages : 001 à 130 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;130-128. Anna de Noailles et le jardin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;127. "Si je n'aimais que toi" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;126. "L'inquiet désir" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;125. "Le coeur" - "La chaude chanson" - "Azur" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;124. "Deux êtres luttent dans mon coeur" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;123. Un ouvrage en anglais &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;122-121. Un portrait inconnu de la comtesse de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;120. "Le baiser" &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;119. Un poème à écouter : "Enfance" &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;118. Anna de Noailles et Amphion &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;117. Manuscrit de la Comtesse de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;116. Anna de Noailles et la revue "Annales" &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;115. Anna de Noailles et Rabindranath Tagore &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;114. Un portrait de la comtesse de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;113-112. Sur le fil d'Archal : Anna de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;111. Le vélocipède du prince de Brancovan &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;110. La poésie d'Anna de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;109. Jean Cocteau évoque Anna de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;108. Emmanuel Berl évoque Anna de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;107. Colette évoque Anna de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;106. "Plainte" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;105. "Le retour au lac Léman" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;104. "La vie profonde" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;103. "Je me défends de toi" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;102. "Un jour, on avait tant souffert" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;101. "L'image" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;100. "C'est là que dort mon coeur" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;099-090. Citations&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;089-084. Marcel Proust : à propos des "Eblouissements"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;083. Gallica. BNF. Anna de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;082. "Le paradis, c'est vous" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;081. Correspondance &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;080. "La course dans l'azur" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;079. La prose de Madame de Noailles &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;078. "Le temps de vivre" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;077. Soir de Rome. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;076. "Je dormais, je m'éveille" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;075. "Que m'importe aujourd'hui" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;074. "J'espère de mourir" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;073. "Tu t'éloignes cher être " &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;072. "L'amitié" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;071. "J'ai tant rêvé par vous" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;070. Henry Bordeaux évoque Anna de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;069. Ignacio Zuloaga &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;068. Anna de Noailles : un timbre-poste &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;067. Emilio Terry : le jardin d'Amphion &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;066-063. Anna de Noailles par François Mauriac &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;062. "Nuit voluptueuse" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;061. Anna de Noailles par Rodin &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;060. Table des messages. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;059. "La tristesse dans le parc" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;058. "La journée heureuse" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;057. "L'hiver" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;056. "Il n'est pas un instant" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;055. "La cité natale" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;054. "A la nuit" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;053. "Ainsi les jours légers" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;052. Anna de Noailles : blog en anglais &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;051. La mort du poète &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;050-049. A. de Noailles et Jean Rostand &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;048. "On ne peut rien vouloir" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;047. "La mort fervente" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;046. "La mort dit à l'homme" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;045. Amphion : le monument Anna de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;044. Dédicace et Citations&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;043. Anna de Noailles par elle-même &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;042. Anna de Noailles : quatre portraits &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;041. Un ouvrage plus rare &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;040. Un petit livre passionnant &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;039. Un autre ouvrage de référence &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;038. Un ouvrage de référence &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;037-035. Anna de Noailles à Amphion &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;034. Amphion : la villa Bassaraba &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;033-032. Le prince de Brancovan&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;031. Pastels de la comtesse de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;030. A propos des poèmes 28 et 29. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;029. "Notre amour" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;028. "C'est après les moments" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;027. "Exaltation" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;026. Un témoignage : Angèle Paoli &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;025. "Jeunesse" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;024. "La Jeunesse" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;023. "La Nature et l'Homme » &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;022. "L'empreinte" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;021. "In Nature's Praise" &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;020-018. Anna de Noailles à Evian &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;017. Evian, au temps de la Comtesse de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;016. Dédicace du roman "Le couple nu" &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;015. Lettre à Maurice Barrès. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;014. Evian : le lycée Anna de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;013. "L'offrande à la nature" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;012. La table de travail d'Anna de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;011. A propos d'Anna de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;010-009. Le monument votif à Amphion &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;008-007. La tombe d'Anna de Noailles à Publier&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;006. "Tu vis, je bois l'azur" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;005. Anna de Noailles : bibliographie &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;004. Anna de Noailles : biographie &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;003. L'œuvre d'Anna de Noailles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;&lt;strong&gt;002. "Etranger qui viendra" &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13;"&gt;001. La Comtesse de Noailles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-hsStQkmrwEE/TbLEcDXympI/AAAAAAAAGCg/Eg-CcVXUkhk/s1600/flechier_cul_de_lampe1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" i8="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-hsStQkmrwEE/TbLEcDXympI/AAAAAAAAGCg/Eg-CcVXUkhk/s200/flechier_cul_de_lampe1.jpg" width="165" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-8503690018779477030?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8503690018779477030'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8503690018779477030'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/292-table-des-documents-et-texte.html' title='291. Table des documents et textes publiés : 001 à 291'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-B2Ccu89hS-w/TbLDJ4bh2RI/AAAAAAAAGCc/F9dHt6m1ROQ/s72-c/creations_personnelles_by_matthieu25-d3ajpnw+copie.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-6816376375285732097</id><published>2011-04-14T17:48:00.003+02:00</published><updated>2011-04-22T19:29:28.007+02:00</updated><title type='text'>290. "Il fera longtemps clair ce soir"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/vmanso/3474981115/"&gt;&lt;img border="0" height="300" i8="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-gGnvfxamkpY/Ta1-zUWisgI/AAAAAAAAF_w/qikOB78lO3M/s400/3474981115_d599695462_z.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il fera longtemps clair ce soir, les jours allongent, &lt;br /&gt;La rumeur du jour vif se disperse et s'enfuit, &lt;br /&gt;Et les arbres, surpris de ne pas voir la nuit, &lt;br /&gt;Demeurent éveillés dans le soir blanc, et songent... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les marronniers, sur l'air plein d'or et de lourdeur, &lt;br /&gt;Répandent leurs parfums et semblent les étendre; &lt;br /&gt;On n'ose pas marcher ni remuer l'air tendre &lt;br /&gt;De peur de déranger le sommeil des odeurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De lointains roulements arrivent de la ville... &lt;br /&gt;La poussière, qu'un peu de brise soulevait, &lt;br /&gt;Quittant l'arbre mouvant et las qu'elle revêt, &lt;br /&gt;Redescend doucement sur les chemins tranquilles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons tous les jours l'habitude de voir &lt;br /&gt;Cette route si simple et si souvent suivie, &lt;br /&gt;Et pourtant quelque chose est changé dans la vie, &lt;br /&gt;Nous n'aurons plus jamais notre âme de ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/dcastelodasilva/4233564848/"&gt;&lt;img border="0" height="267" i8="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-3_Nwuin5TEQ/Ta1_2wqDnSI/AAAAAAAAF_0/6rnrKdViSMc/s400/4233564848_011638a842_z.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-6816376375285732097?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/6816376375285732097'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/6816376375285732097'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/il-fera-longtemps-clair-ce-soir.html' title='290. &quot;Il fera longtemps clair ce soir&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-gGnvfxamkpY/Ta1-zUWisgI/AAAAAAAAF_w/qikOB78lO3M/s72-c/3474981115_d599695462_z.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-8675566626125653571</id><published>2011-04-14T17:46:00.005+02:00</published><updated>2011-05-15T18:08:16.150+02:00</updated><title type='text'>289. "La pensée alanguie"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-ATRv9plMgqQ/Tc_6TyuSqvI/AAAAAAAAGGo/AN3VkX9mzSY/s1600/Underground_arches_by_psychobutnotinsane.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" j8="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-ATRv9plMgqQ/Tc_6TyuSqvI/AAAAAAAAGGo/AN3VkX9mzSY/s400/Underground_arches_by_psychobutnotinsane.jpg" width="306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La pensée alanguie et les membres à l'aise. &lt;br /&gt;Le sommeil vers l'esprit coule comme un serpent. &lt;br /&gt;La chambre obscure émet une fraîcheur de glaise. &lt;br /&gt;Plus rien en nous ne lutte et de nous ne dépend. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dormir ! Ne savoir rien ! Volontaire Antigone, &lt;br /&gt;Descendre dans l'étroit et profond souterrain &lt;br /&gt;Du repos, où plus rien n'est vif ni monotone, &lt;br /&gt;Où le corps respirant est comme un corps d'airain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est par ce chemin aussi sourd que la terre, &lt;br /&gt;Par cette brève paix, sans la soif, sans la faim, &lt;br /&gt;Que je puis retrouver ton funèbre mystère, &lt;br /&gt;Que le tombeau m'approche, et que j'y suis enfin !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-8675566626125653571?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://browse.deviantart.com/?q=souterrain&amp;order=9&amp;offset=48#/d186ytl' title='289. &quot;La pensée alanguie&quot;'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8675566626125653571'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/8675566626125653571'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/la-pesnee-alanguie.html' title='289. &quot;La pensée alanguie&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-ATRv9plMgqQ/Tc_6TyuSqvI/AAAAAAAAGGo/AN3VkX9mzSY/s72-c/Underground_arches_by_psychobutnotinsane.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7661090317377009885</id><published>2011-04-14T17:45:00.004+02:00</published><updated>2011-05-22T13:39:47.282+02:00</updated><title type='text'>288. "Les espaces infinis"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-cI5AcaxNgg4/Tdj1tHJYHHI/AAAAAAAAGG8/QI4P92vHDgs/s1600/Lost_In_Space_by_thiagochackal.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="287" j8="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-cI5AcaxNgg4/Tdj1tHJYHHI/AAAAAAAAGG8/QI4P92vHDgs/s400/Lost_In_Space_by_thiagochackal.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je reviens d'un séjour effrayant : n'y va pas ! &lt;br /&gt;Que jamais ta pensée, anxieuse, intrépide, &lt;br /&gt;N'aille scruter le bleu du ciel, distrait et vide, &lt;br /&gt;Et presser l'infini d'un douloureux compas! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne tends jamais l'oreille aux musiques des sphères, &lt;br /&gt;N'arrête pas tes yeux sur ces coursiers brûlants : &lt;br /&gt;Rien n'est pour les humains dans la haute atmosphère,&lt;br /&gt;Crois-en mon noir vertige et mon corps pantelant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le poumon perd le souffle et l'esprit l'espérance, &lt;br /&gt;C'est un remous d'azur, de siècles, de néant ; &lt;br /&gt;Tout insulte à la paix rêveuse de l'enfance, &lt;br /&gt;En l'abîme d'en haut tout est indifférent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puisqu'il ne faut pas, âme, je t'en conjure, &lt;br /&gt;Aborder cet espace, indolent, vague et dur, &lt;br /&gt;Ce monstre somnolent dilué dans l'azur, &lt;br /&gt;Aime ton humble terre et ta verte nature &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'humble terre riante, avec l'eau, l'air, le feu, &lt;br /&gt;Avec le doux aspect des maisons et des routes, &lt;br /&gt;Avec l'humaine voix qu'une autre voix écoute, &lt;br /&gt;Et les yeux vigilants qui s'étreignent entre eux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aime le neuf printemps, quand la terre poreuse &lt;br /&gt;Fait sourdre un fin cristal, liquide et mesuré ; &lt;br /&gt;Aime le blanc troupeau automnal sur les prés, &lt;br /&gt;Son odeur fourmillante, humide et chaleureuse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Honore les clartés, les sentiers, les rumeurs ; &lt;br /&gt;Rêve ; sois romanesque envers ce qui existe ; &lt;br /&gt;Aime, au jardin du soir, la brise faible et triste, &lt;br /&gt;Qui poétiquement fait se rider le coeur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aime la vive pluie, enveloppante et preste, &lt;br /&gt;Son frais pétillement stellaire et murmurant; &lt;br /&gt;Aime, pour son céleste et jubilant torrent, &lt;br /&gt;Le vent, tout moucheté d'aventures agrestes ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'espace est éternel, mais l'être est conscient, &lt;br /&gt;Il médite le temps, que les mondes ignorent ; &lt;br /&gt;C'est par ce haut esprit, stoïque et défiant, &lt;br /&gt;Qu'un seul regard humain est plus fier que l'aurore ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, je le sens, nul être au coeur contemplatif &lt;br /&gt;N'échappe au grand attrait des énigmes du monde,&lt;br /&gt;Mais seule la douleur transmissible est féconde, &lt;br /&gt;Que pourrait t'enseigner l'éther sourd et passif ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vain j'ai soutenu, tremblante jusqu'aux moelles, &lt;br /&gt;Le combat de l'esprit avec l'universel,&lt;br /&gt;J'ai toujours vu sur moi, étranger et cruel, &lt;br /&gt;Le gel impondérable et hautain des étoiles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entends-moi, je reviens d'en haut, je te le dis, &lt;br /&gt;Dans l'azur somptueux toute âme est solitaire, &lt;br /&gt;Mais la chaleur humaine est un sûr paradis; &lt;br /&gt;Il n'est rien que les sens de l'homme et que la terre! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Feins de ne pas savoir, pauvre esprit sans recours, &lt;br /&gt;Qu'un jour pèse sur toi du front altier des cimes, &lt;br /&gt;Ramène à ta mesure un monde qui t'opprime, &lt;br /&gt;Et réduis l'infini au culte de l'amour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque rien de l'espace, hélas ! ne te concerne, &lt;br /&gt;Puisque tout se refuse à l'anxieux appel &lt;br /&gt;Laisse la vaste mer bercer l'algue et le sel &lt;br /&gt;Et l'étoile entrouvrir sa brillante citerne, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abaisse tes regards, interdis à tes yeux &lt;br /&gt;Le coupable désir de chercher, de connaître, &lt;br /&gt;Puisqu'il te faut mourir comme il t'a fallu naître, &lt;br /&gt;Résigne-toi, pauvre âme, et guéris-toi des cieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(Les Forces Eternelles)&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7661090317377009885?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://browse.deviantart.com/?q=space&amp;order=9&amp;offset=72#/d20ibeh' title='288. &quot;Les espaces infinis&quot;'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7661090317377009885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7661090317377009885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/les-espaces-infinis.html' title='288. &quot;Les espaces infinis&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-cI5AcaxNgg4/Tdj1tHJYHHI/AAAAAAAAGG8/QI4P92vHDgs/s72-c/Lost_In_Space_by_thiagochackal.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7636393617317747231</id><published>2011-04-14T17:41:00.005+02:00</published><updated>2011-04-22T19:28:21.646+02:00</updated><title type='text'>287. "Regrets"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-ptJ0Kf8hA5Q/TbG6YvBN6tI/AAAAAAAAGCY/LIsoGgNBznU/s1600/tombe+noailles+03.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" i8="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-ptJ0Kf8hA5Q/TbG6YvBN6tI/AAAAAAAAGCY/LIsoGgNBznU/s320/tombe+noailles+03.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: #274e13; font-size: x-small;"&gt;La &amp;nbsp;tombe d'Anna de Noailles, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #274e13; font-size: x-small;"&gt;au cimetière de Publier, au-dessus d'Evian&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Allez, je veux rester seule avec les tombeaux :&lt;br /&gt;Les morts sont sous la terre et le matin est beau, &lt;br /&gt;L'air a l'odeur de l'eau, de l'herbe, du feuillage, &lt;br /&gt;Les morts sont dans la mort pour le reste de l'âge... &lt;br /&gt;Un jour, mon corps dansant sera semblable à eux, &lt;br /&gt;J'aurai l'air de leur front, le vide de leurs yeux, &lt;br /&gt;J'accomplirai cet acte unique et solitaire, &lt;br /&gt;Moi qui n'ai pas dormi seule, aux jours de la terre ! &lt;br /&gt;- Tout ce qui doit mourir, tout ce qui doit cesser, &lt;br /&gt;La bouche, le regard, le désir, le baiser ! &lt;br /&gt;Etre la chose d'ombre et l'être de silence &lt;br /&gt;Tandis que le printemps vert et vermeil s'élance&lt;br /&gt;Et monte trempé d'or, de sève et de moiteur ! &lt;br /&gt;Avoir eu comme moi le coeur si doux, le coeur &lt;br /&gt;Plein de plaisir, d'espoir, de rêve, et de mollesse &lt;br /&gt;Et ne plus s'attendrir de ce que l'aube cesse ;&lt;br /&gt;Etre au fond du repos l'éternité du temps... &lt;br /&gt;- D'autres alors seront vivants, joyeux, contents. &lt;br /&gt;Des hommes marcheront auprès des jeunes filles&lt;br /&gt;Ils verront des labours, des moissons, des faucilles,&lt;br /&gt;La couleur délicate et changeante des mois. &lt;br /&gt;Moi, je ne verrai plus, je serai morte, moi, &lt;br /&gt;Je ne saurai plus rien de la douceur de vivre... &lt;br /&gt;Mais ceux-là qui liront les pages de mon livre, &lt;br /&gt;Sachant ce que mon âme et mes yeux ont été, &lt;br /&gt;Vers mon ombre riante et pleine de, clarté &lt;br /&gt;Viendront, le coeur blessé de langueur et d'envie, &lt;br /&gt;Car ma cendre sera plus chaude que leur vie... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;(L'ombre des jours) &lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7636393617317747231?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7636393617317747231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7636393617317747231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/regrets.html' title='287. &quot;Regrets&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-ptJ0Kf8hA5Q/TbG6YvBN6tI/AAAAAAAAGCY/LIsoGgNBznU/s72-c/tombe+noailles+03.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-2981049171573302444</id><published>2011-04-14T17:39:00.001+02:00</published><updated>2011-04-22T19:20:50.347+02:00</updated><title type='text'>286. "Offrande"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?q=old books&amp;amp;order=9&amp;amp;offset=24#/d372xpq"&gt;&lt;img border="0" height="400" i8="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-qze7eH-BPQ4/TbG41RQtPTI/AAAAAAAAGCQ/iqSUoXg0Hc8/s400/memories_by_valentinakallias-d372xpq.jpg" width="288" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Mes livres, je les fis pour vous, ô jeunes hommes,&lt;br /&gt;Et j'ai laissé dedans,&lt;br /&gt;Comme font les enfants qui mordent dans des pommes&lt;br /&gt;La marque de mes dents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai laissé mes deux mains sur la page étalées,&lt;br /&gt;Et la tête en avant&lt;br /&gt;J'ai pleuré, comme pleure au milieu de l'allée&lt;br /&gt;Un orage crevant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse, dans l'ombre amère de ce livre,&lt;br /&gt;Mon regard et mon front,&lt;br /&gt;Et mon âme toujours ardente et toujours ivre&lt;br /&gt;Où vos mains traîneront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse le clair soleil de mon visage,&lt;br /&gt;Ses millions de rais,&lt;br /&gt;Et mon cœur faible et doux, qui eut tant de courage&lt;br /&gt;Pour ce qu'il désirait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse mon coeur et toute son histoire,&lt;br /&gt;Et sa douceur de lin,&lt;br /&gt;Et l'aube de ma joue, et la nuit bleue et noire&lt;br /&gt;Dont mes cheveux sont pleins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyez comme vers vous, en robe misérable&lt;br /&gt;Mon Destin est venu.&lt;br /&gt;Les plus humbles errants, sur les plus tristes sables,&lt;br /&gt;N'ont pas les pieds si nus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je vous laisse, avec son feuillage et sa rose,&lt;br /&gt;Le chaud jardin verni&lt;br /&gt;Dont je parlais toujours ; et mon chagrin sans cause&lt;br /&gt;Qui n'est jamais fini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(Les Eblouissements)&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-2981049171573302444?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2981049171573302444'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2981049171573302444'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/offrande.html' title='286. &quot;Offrande&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-qze7eH-BPQ4/TbG41RQtPTI/AAAAAAAAGCQ/iqSUoXg0Hc8/s72-c/memories_by_valentinakallias-d372xpq.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7847978415453379695</id><published>2011-04-14T17:36:00.003+02:00</published><updated>2011-05-22T13:42:12.154+02:00</updated><title type='text'>285. "Mon Dieu, je sais qu'il faut"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-VzbMcNKdqNA/Tdj2a5wf6II/AAAAAAAAGHA/ipRlGLiZSSA/s1600/_Destiny__by_moroka323.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" j8="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-VzbMcNKdqNA/Tdj2a5wf6II/AAAAAAAAGHA/ipRlGLiZSSA/s400/_Destiny__by_moroka323.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Mon Dieu, je sais qu'il faut accepter la détresse, &lt;br /&gt;Qu'il faut, dans la douleur, descendre jusqu'en bas, &lt;br /&gt;Mais, dans ce labyrinthe où votre main nous presse,&lt;br /&gt;Puisque vous êtes bon, ne se pourrait-il pas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que nous entrevoyions du moins la claire issue &lt;br /&gt;Que déjà votre main prépare doucement, &lt;br /&gt;Et qu'un peu de lumière, au lointain aperçue, &lt;br /&gt;Nous aide à supporter ce ténébreux moment ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi nos maux sont-ils si compacts et si denses &lt;br /&gt;Qu'on semble enseveli dans un obscur caveau ? &lt;br /&gt;D'où vient cette funèbre et perfide abondance &lt;br /&gt;Qui submerge le coeur et trouble le cerveau ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, les lendemains sont quelquefois si tendres, &lt;br /&gt;On revoit les regards que l'on n'espérait plus. &lt;br /&gt;Mais le bonheur fait mal quand il faut trop l'attendre.&lt;br /&gt;Etre sauvés enfin, ce n'est plus être élus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Consolez-nous parfois dans cette forteresse &lt;br /&gt;Dont vous tenez les clefs et fermez le vitrail ; &lt;br /&gt;Laissez-nous pressentir les futures caresses &lt;br /&gt;Et leur fraîche beauté d'eau bleue et de corail !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est trop d'être privé de la douce espérance, &lt;br /&gt;D'être comme un forçat serré le long du mur, &lt;br /&gt;Qui ne peut pas prévoir sa juste délivrance, &lt;br /&gt;Car la fenêtre est haute et les verrous sont durs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ce faste affreux de l'angoisse où nous sommes, &lt;br /&gt;Pourquoi ce deuil royal et ces chagrins pompeux, &lt;br /&gt;Puisqu'il vous plaît parfois d'avoir pitié des hommes &lt;br /&gt;Et de remettre encor le bonheur auprès d'eux ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il donc au Destin ces heures pantelantes, &lt;br /&gt;L'émeut-on par un corps qui tremble et qui gémit ? &lt;br /&gt;Nos pleurs sont-ils un peu de cette huile brûlante &lt;br /&gt;Que Psyché répandit sur l'Amour endormi ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il se peut, écartez ces moments de la vie &lt;br /&gt;Où nous sommes broyés sous un joug trop étroit, &lt;br /&gt;Et, pareils aux mineurs dans la noire asphyxie, &lt;br /&gt;Nous tentons d'écarter le roc avec nos doigts. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, loin du plaisir, du monde, des parades, &lt;br /&gt;Mon coeur ardent n'est plus, dans son éclat voilé, &lt;br /&gt;Qu'un feu de bohémiens sur la pauvre esplanade, &lt;br /&gt;Où l'enfant nu console un cheval dételé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais s'il faut que ces jours de supplice reviennent, &lt;br /&gt;S'il faut vivre sans eau, sans soleil et sans air, &lt;br /&gt;Que du moins votre main s'empare de la mienne, &lt;br /&gt;Et m'aide à traverser l'effroyable désert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(Les vivants et les morts.) &lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7847978415453379695?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://browse.deviantart.com/?qh=&amp;section=&amp;q=destiny#/d1ro0r8' title='285. &quot;Mon Dieu, je sais qu&apos;il faut&quot;'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7847978415453379695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7847978415453379695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/mon-dieu-je-sais-quil-faut.html' title='285. &quot;Mon Dieu, je sais qu&apos;il faut&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-VzbMcNKdqNA/Tdj2a5wf6II/AAAAAAAAGHA/ipRlGLiZSSA/s72-c/_Destiny__by_moroka323.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7859748859246363171</id><published>2011-04-14T11:58:00.003+02:00</published><updated>2011-05-22T13:45:18.945+02:00</updated><title type='text'>284. "Je vivais. Mon regard, comme un peuple ..."</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-SD81gHxtovw/Tdj3NKQYYEI/AAAAAAAAGHE/9CrW3lQbQVs/s1600/Sorrow_by_xjosh2k6x.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" j8="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-SD81gHxtovw/Tdj3NKQYYEI/AAAAAAAAGHE/9CrW3lQbQVs/s400/Sorrow_by_xjosh2k6x.jpg" width="287" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je vivais. Mon regard, comme un peuple d'abeilles,&lt;br /&gt;Amenait à mon coeur le miel de l'univers.&lt;br /&gt;Anxieuse, la nuit, quand toute âme sommeille,&lt;br /&gt;Je dormais, l'esprit entr'ouvert ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La joie et le tourment, l'effort et l'agonie,&lt;br /&gt;De leur même tumulte étourdissaient mes jours.&lt;br /&gt;J'abordais sans vertige aux choses infinies,&lt;br /&gt;Franchissant la mort par l'amour !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vivante, et toujours plus vivante au sein des larmes,&lt;br /&gt;Faisant de tous mes maux un exaltant emploi,&lt;br /&gt;J'étais comme un guerrier transpercé par des armes,&lt;br /&gt;Qui s'enivre du sang qu'il voit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La justice, la paix, les moissons, les batailles,&lt;br /&gt;Toute l'activité fougueuse des humains,&lt;br /&gt;Contractait avec moi d'augustes fiançailles,&lt;br /&gt;Et mettait son feu dans ma main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le prêtre en proie à de sublimes transes,&lt;br /&gt;J'apercevais le monde à travers des flambeaux;&lt;br /&gt;Je possédais l'ardente et féconde ignorance,&lt;br /&gt;Parfois, je parlais des tombeaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je parlais des tombeaux, et ma voix abusée&lt;br /&gt;Chantait le sol fécond, l'arbuste renaissant,&lt;br /&gt;La nature immortelle, et sa force puisée&lt;br /&gt;Au fond des gouffres languissants !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ignorais, je niais les robustes attaques&lt;br /&gt;Que livrent aux humains le destin et le temps;&lt;br /&gt;Et quand le ciel du soir a la douceur opaque&lt;br /&gt;Et triste des étangs,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cherchais à poursuivre à travers les espaces&lt;br /&gt;Ces routes de l'esprit que prennent les regards,&lt;br /&gt;Et, dans cet infini, mon âme, jamais lasse,&lt;br /&gt;Traçait son sillon comme un char.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout m'était turbulence ou tristesse attentive;&lt;br /&gt;La mort faisait partie heureuse des vivants,&lt;br /&gt;Dans ces sphères du rêve où mon âme inventive&lt;br /&gt;S'enivrait d'azur et de vent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, sans rien connaître, ainsi, sans rien comprendre,&lt;br /&gt;Maintenant l'univers comme sur un brasier,&lt;br /&gt;Je contemplais la flamme et j'ignorais les cendres,&lt;br /&gt;O nature ! Que vous faisiez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vivais, je disais les choses éphémères;&lt;br /&gt;Les siècles renaissaient dans mon verbe assuré,&lt;br /&gt;Et, vaillante, en dépit d'un coeur désespéré,&lt;br /&gt;Je marchais, en dansant, au bord des eaux amères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A présent, sans détour, s'est présentée à moi&lt;br /&gt;La vérité certaine, achevée, immobile;&lt;br /&gt;J'ai vu tes yeux fermés et tes lèvres stériles.&lt;br /&gt;Ce jour est arrivé, je n'ai rien dit, je vois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'emplis d'une vaste et rude connaissance,&lt;br /&gt;Que j'acquiers d'heure en heure, ainsi qu'un noir trésor&lt;br /&gt;Qui me dispense une âpre et totale science:&lt;br /&gt;Je sais que tu es mort.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7859748859246363171?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://browse.deviantart.com/?qh=&amp;section=&amp;q=sorrow+face#/d2chp05' title='284. &quot;Je vivais. Mon regard, comme un peuple ...&quot;'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7859748859246363171'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7859748859246363171'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/je-vivais-mon-regard-comme-un-peuple.html' title='284. &quot;Je vivais. Mon regard, comme un peuple ...&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-SD81gHxtovw/Tdj3NKQYYEI/AAAAAAAAGHE/9CrW3lQbQVs/s72-c/Sorrow_by_xjosh2k6x.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-631056779114813173</id><published>2011-04-14T11:54:00.003+02:00</published><updated>2011-05-22T13:53:12.791+02:00</updated><title type='text'>283. "Puisqu'il faut que la mort"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/49410598@N05/4687056895/"&gt;&lt;img border="0" height="266" i8="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-syD_1zaqGM8/Ta2A-QNqZYI/AAAAAAAAF_4/fE9XPbJUVuI/s400/4687056895_f79bd84e2a_z.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Source : &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/49410598@N05/4687056895/"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;http://www.flickr.com/photos/49410598@N05/4687056895/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Puisqu'il faut que la mort sépare enfin les êtres,&lt;br /&gt;Quel que soit le constant et volontaire amour,&lt;br /&gt;O toi qui vis encor, je bénirai le jour&lt;br /&gt;Où le destin, murant ma porte et mes fenêtres,&lt;br /&gt;M'enferma brusquement dans son austère tour&lt;br /&gt;Où jamais l'Espérance au doux chant ne pénètre.&lt;br /&gt;J'ai souffert, mais du moins n'aurai-je point par toi&lt;br /&gt;Connu cette rusée et lugubre victoire&lt;br /&gt;De demeurer vivante, alors qu'un brick étroit&lt;br /&gt;Entraîne un passager vers les rives sans gloire...&lt;br /&gt;-Vivre quand ils sont morts! Respirer les saisons !&lt;br /&gt;Voir que le temps sur eux s'épaissit et s'étire!&lt;br /&gt;Commettre chaque jour cette ample trahison,&lt;br /&gt;Ne pouvoir échanger nos maux contre leur pire,&lt;br /&gt;Et, relayant parfois leur inerte martyre,&lt;br /&gt;Nous étendre le soir en leur froide prison,&lt;br /&gt;Tandis que leurs doux corps rentrent dans les maisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/49410598@N05/4687685562/in/photostream/"&gt;&lt;img border="0" height="266" i8="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-zPxscnPtB40/Ta2BlezABMI/AAAAAAAAF_8/-GojjDIDP0Q/s400/4687685562_71bc85dc3b_z.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-631056779114813173?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/631056779114813173'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/631056779114813173'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/puisquil-faut-que-la-mort.html' title='283. &quot;Puisqu&apos;il faut que la mort&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-syD_1zaqGM8/Ta2A-QNqZYI/AAAAAAAAF_4/fE9XPbJUVuI/s72-c/4687056895_f79bd84e2a_z.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-1406243811320058775</id><published>2011-04-14T11:52:00.002+02:00</published><updated>2011-05-22T13:48:29.593+02:00</updated><title type='text'>282. "Malgré mes bras tendus"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?q=sorrow face&amp;amp;order=9&amp;amp;offset=24#/d2yv59y"&gt;&lt;img border="0" height="287" j8="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-9dwfqAZWSNU/Tdj3zk2ZCOI/AAAAAAAAGHI/EuHVDQ70o0Q/s400/sorrow_by_bliss8-d2yv59y.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Malgré mes bras tendus, malgré mon coeur tenace,&lt;br /&gt;Vous entrez avant moi, compagnons de mes jours,&lt;br /&gt;Dans l'attirante terre, exclusive et vorace,&lt;br /&gt;Qui resserre sur vous ses humides contours.&lt;br /&gt;Voilà donc l'avenir, c'est donc cela qui dure:&lt;br /&gt;La tombe, le caveau, le cloître souterrain !&lt;br /&gt;Et nous, vantant toujours la trompeuse Nature,&lt;br /&gt;Avec les yeux ravis du pâtre et du marin&lt;br /&gt;Nous bénissions le jour luisant, le soir serein;&lt;br /&gt;-Vous seule êtes fidèle, ô secrète ossature !&lt;br /&gt;Autrefois, je voyais se dérouler le temps&lt;br /&gt;Comme une route blanche entourant la montagne,&lt;br /&gt;Et que gravit, dans l'ombre où l'aigle l'accompagne,&lt;br /&gt;Une foule au coeur gai, aux espoirs exultants;&lt;br /&gt;Mais cette sinueuse et noble perspective,&lt;br /&gt;Ce haut pèlerinage au but ambitieux&lt;br /&gt;Etaient un enfantin mirage de mes yeux.&lt;br /&gt;L'humanité chantante, héroïque et pensive&lt;br /&gt;Retombe dans la terre ayant rêvé des cieux !&lt;br /&gt;-Hélas, mes disparus, mes archanges sans ailes,&lt;br /&gt;Vous marchez devant moi pour m'éviter la peur;&lt;br /&gt;Et par vous je sens croître et brûler dans mon coeur,&lt;br /&gt;Au milieu d'une calme et stupéfaite horreur,&lt;br /&gt;Le sombre amour qu'on doit à la mort éternelle !&lt;br /&gt;Déjà combien de mains ont délaissé mes mains...&lt;br /&gt;-Du moins, battez plus fort, coeur empli de courage !&lt;br /&gt;Entraînez avec vous vos morts sur les chemins.&lt;br /&gt;Que leurs regards nombreux brûlent dans mon visage,&lt;br /&gt;Que mon âme abondante abreuve les humains,&lt;br /&gt;Et que je meure enfin comme on vit davantage !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-1406243811320058775?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1406243811320058775'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1406243811320058775'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/malgre-mes-bras-tendus.html' title='282. &quot;Malgré mes bras tendus&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-9dwfqAZWSNU/Tdj3zk2ZCOI/AAAAAAAAGHI/EuHVDQ70o0Q/s72-c/sorrow_by_bliss8-d2yv59y.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-7354780262986595291</id><published>2011-04-14T09:56:00.003+02:00</published><updated>2011-05-22T13:54:10.053+02:00</updated><title type='text'>281. "Je respire et tu dors à présent"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-z9uCgGigmyg/Tdj5R-zQn1I/AAAAAAAAGHM/qCUNI99YhVk/s1600/Death_with_a_Kite_by_liiga.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" j8="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-z9uCgGigmyg/Tdj5R-zQn1I/AAAAAAAAGHM/qCUNI99YhVk/s400/Death_with_a_Kite_by_liiga.jpg" width="302" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je respire et tu dors, à présent sans limite,&lt;br /&gt;Ayant l'âge du monde et de l'éternité,&lt;br /&gt;Et moi, mêlée encore à l'incessante fuite,&lt;br /&gt;Je vais regarder luire un éphémère été&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous verrai, montagne où le jour bleu ruisselle,&lt;br /&gt;Villas au bord des lacs, qui font croire au bonheur,&lt;br /&gt;Rivages où la barque en forme de tonnelle&lt;br /&gt;Berce un couple alangui entre l'onde et les fleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous verrai, mouvante et rieuse prairie&lt;br /&gt;Où l'herbage léger, par les frelons pressé,&lt;br /&gt;Ondoie et luit ainsi qu'une cendre fleurie,&lt;br /&gt;Mêlant ce qui renaît à ce qui a cessé,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vous, molle fumée au-dessus des villages,&lt;br /&gt;De tout ce qui finit éphémère contour,&lt;br /&gt;Qui, sur l'air de cristal, déployez vos sillages,&lt;br /&gt;Pesante et calme ainsi qu'un confiant amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je n'écoute plus vos voix élyséennes&lt;br /&gt;O liquides tyrans des prés verts et des flots,&lt;br /&gt;Sirènes! Taisez-vous, mensongères sirènes !&lt;br /&gt;Je déjoue à jamais vos attrayants complots&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi qui suis la vigie ardente du voyage,&lt;br /&gt;Je sais que tout est vain et sombre atterrissage;&lt;br /&gt;Que pourrais-je espérer ou désirer encor,&lt;br /&gt;Puisque tout l'univers est posé sur des morts ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-7354780262986595291?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://browse.deviantart.com/?q=death&amp;order=9&amp;offset=96#/ds55oq' title='281. &quot;Je respire et tu dors à présent&quot;'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7354780262986595291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/7354780262986595291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/je-respire-et-tu-dors-present.html' title='281. &quot;Je respire et tu dors à présent&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-z9uCgGigmyg/Tdj5R-zQn1I/AAAAAAAAGHM/qCUNI99YhVk/s72-c/Death_with_a_Kite_by_liiga.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-873953568742711352</id><published>2011-04-14T09:53:00.001+02:00</published><updated>2011-04-22T19:17:03.830+02:00</updated><title type='text'>280. "Je ne veux pas savoir s'il fait clair"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?qh=&amp;amp;section=&amp;amp;q=morning#/deom9k"&gt;&lt;img border="0" height="400" i8="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-B9fM5yhfENM/TbG270HCDEI/AAAAAAAAGCI/CpHwAx05Uuk/s400/Morning_by_chryztoph.jpg" width="296" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Je ne veux pas savoir s'il fait clair, s'il fait triste,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Si le printemps, exact, va reverdir encor,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Si l'orgueilleux soleil jette son cerceau d'or&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Sur les chemins légers de la bleuâtre piste,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ni si le vif matin a son joyeux ressort,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Et le soir ses couleurs de lin et d'améthyste,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Je sais que pour les morts plus aucun temps n'existe:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Je suis jalouse pour les morts.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?q=tristesse&amp;amp;order=9&amp;amp;offset=96#/d3ddj1k"&gt;&lt;img border="0" height="400" i8="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-gjvCNM9os1U/TbG36x1feGI/AAAAAAAAGCM/u-sJqnfDGZw/s400/tristesse_by_deaconfrost78-d3ddj1k.jpg" width="265" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-873953568742711352?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/873953568742711352'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/873953568742711352'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/je-ne-veux-pas-savoir-sil-fait-clair.html' title='280. &quot;Je ne veux pas savoir s&apos;il fait clair&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-B9fM5yhfENM/TbG270HCDEI/AAAAAAAAGCI/CpHwAx05Uuk/s72-c/Morning_by_chryztoph.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-2697301878635210878</id><published>2011-04-14T09:37:00.002+02:00</published><updated>2011-06-04T15:05:33.540+02:00</updated><title type='text'>279. "La prière devant le soleil"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?q=prayer&amp;amp;order=9&amp;amp;offset=24#/d7gdgz"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/-Ya4Ew4G5iAU/TeotYxXHrSI/AAAAAAAAGKM/EwH9I07s5mU/s400/Silent_Prayer_by_darkview.jpg" t8="true" width="280" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ma joie est un jardin dont vous êtes la rose,&lt;br /&gt;Enorme soleil d'or, flamme en corolle éclose,&lt;br /&gt;Héros, d'ardents regards et de flèches armé,&lt;br /&gt;Soleil mille soleils en vous seul enfermés ! &lt;br /&gt;Immobile splendeur dont la face tournoie &lt;br /&gt;A force de plaisir, de rayons et de joie !&lt;br /&gt;Archange au seuil du jour, Soleil essentiel &lt;br /&gt;Dont les rayons glissants, comme des fils de miel,&lt;br /&gt;Pendent dans les jardins et se tissent au lierre;&lt;br /&gt;O Soleil bourdonnant cymbale de lumière,&lt;br /&gt;Fanfare étincelante, élan de flûtes d'or, &lt;br /&gt;Laissez que, les deux bras levés, en quel essor !&lt;br /&gt;Je vous répète un chant, infini, monotone... &lt;br /&gt;Peut-être qu'autrefois, Sophocle et Antigone &lt;br /&gt;Vous ont d'un bel amour impétueux servi ; &lt;br /&gt;Mais depuis, dans le temps indolent où je vis,&lt;br /&gt;A l'époque d'orgueil amer où je suis née,&lt;br /&gt;Au travers de la molle et pliante journée, &lt;br /&gt;Nul ne vous a, d'un geste ardent et sibyllin,&lt;br /&gt;Entouré de ses bras, gerbe de blé divin !... &lt;br /&gt;Moi Seule, en vous voyant, je prie et je chancelle.&lt;br /&gt;C'est comme si un aigle en moi ouvrait ses ailes,&lt;br /&gt;Et qu'en roses l'été fît éclore mon sang, &lt;br /&gt;Quand vous apparaissez, beau Soleil jaillissant !&lt;br /&gt;- O masque d'or par où l'éternité regarde, &lt;br /&gt;Quand mon trop doux plaisir au bord de vous s'attarde&lt;br /&gt;J'ai quelquefois souffert d'indicibles tourments ; &lt;br /&gt;D'ailleurs je ne veux pas qu'on vous aime autrement &lt;br /&gt;Que d'un âpre plaisir et d'une ivresse telle &lt;br /&gt;Que, la sentant si vive, on la sente mortelle...&lt;br /&gt;O Lumière ! ô science ! ô source ! ô vérité !&lt;br /&gt;Rien, hors vous, n'est pareil à ce qui a été ;&lt;br /&gt;La face juvénile et chantante du monde &lt;br /&gt;N'a plus sa même grâce au miroir vert de l'onde,&lt;br /&gt;Les forêts d'autrefois jettent d'autres rameaux, &lt;br /&gt;D'autres vaisseaux s'en vont et passent sur les eaux,&lt;br /&gt;La secrète montagne a sa robe défaite, &lt;br /&gt;Des trains sourds ont ému les routes inquiètes, &lt;br /&gt;Des villes sans douceur baignent leur flanc amer&lt;br /&gt;Dans le regard vivant et sacré de la mer. &lt;br /&gt;- Mais vous, attendrissant, inlassable, fidèle,&lt;br /&gt;Vous êtes demeuré le même au-dessus d'elle ! &lt;br /&gt;Vous, assis dans l'espace où nul oiseau n'atteint,&lt;br /&gt;Vous brillez comme aux cieux de Jupiter latin ; &lt;br /&gt;Vous êtes comme au temps où, dans la belle Athènes&lt;br /&gt;La coupe de sagesse et de joie était pleine; &lt;br /&gt;Comme au jour où dansait l'enfant Septentrion &lt;br /&gt;Dans Antibes, plus rouge et jaune qu'un brugnon;&lt;br /&gt;Vous êtes comme aux jours des étés de Touraine&lt;br /&gt;Qu'enivrait la Pléiade éclatante et sereine, &lt;br /&gt;Comme aux jours où les Grecs, au bord d'un sable clair &lt;br /&gt;Voyaient luire et fleurir Marseille de la mer...&lt;br /&gt;Azur, Soleil azur ébloui de soi-même !...&lt;br /&gt;Soleil, geste de joie et d'ivresse qui sème &lt;br /&gt;Des grains de seigle d'or aux clairs horizons bleus,&lt;br /&gt;Ah ! Soleil ! que je sois belle devant vos yeux ! &lt;br /&gt;- Voyez comme mes mains dans l'air suave passent &lt;br /&gt;Afin de caresser vos rayons dans l'espace ! &lt;br /&gt;Je sais que je mourrai, que rien ne peut rester&lt;br /&gt;De ce qui fut si vif sur le monde enchanté, &lt;br /&gt;Que tout va se brisant de mémoire en mémoire; &lt;br /&gt;Satisfaisant pour moi ma détresse de gloire, &lt;br /&gt;Je veux, pour toute douce et vaine éternité, &lt;br /&gt;Avoir été le coeur d'où ce cri est monté!... &lt;br /&gt;Que je meure n'est rien, mais faut-il qu'elle meure, &lt;br /&gt;Elle, la Terre heureuse et grave, la demeure &lt;br /&gt;Des humaines ardeurs, des travaux et des jeux ! &lt;br /&gt;Tant de fois caressée et rose de vos vœux, &lt;br /&gt;Elle, si tendre, si dansante et si profonde, &lt;br /&gt;Faut-il qu'elle s'épuise, ô la belle du monde ! &lt;br /&gt;Faut-il queue, si chaude et si fraîche au matin, &lt;br /&gt;Porte des fleuves secs et des volcans éteints, &lt;br /&gt;Et que, morte, elle soit d'une blancheur de craie,&lt;br /&gt;Elle qui respirait des roses dans la haie... &lt;br /&gt;- Elle, Vous, Soleil, Terre, ineffable douceur ! &lt;br /&gt;Soleil, vous la verrez, votre émouvante sœur &lt;br /&gt;Qui, ce matin, dans l'or de vos baisers se pâme, &lt;br /&gt;Lassée et froide ainsi que la lune sans âme, &lt;br /&gt;Les veines et le coeur infiniment ouverts... &lt;br /&gt;O fragile, ô penchant, ô petit univers ! &lt;br /&gt;Que toute chose soit mouvante, périssable, &lt;br /&gt;Que les tombeaux aussi soient mortels, que le sable &lt;br /&gt;Soit fait de la victoire éteinte des jours grecs,&lt;br /&gt;Que l'avenir, inerte et froid, soit fait avec &lt;br /&gt;Les bras de Desdémone et les soupirs d'Hélène !... &lt;br /&gt;Savoir qu'un jour la Terre, aride et sans haleine, &lt;br /&gt;N'aura plus d'eau, plus d'air, plus d'ombre et de chaleur,&lt;br /&gt;Nul homme pour pleurer sur l'homme, nulle ardeur &lt;br /&gt;Par quoi l'esprit était plus beau que les étoiles, &lt;br /&gt;Nulle mer, nul vaisseau glissant avec ses voiles &lt;br /&gt;Et passant lentement sur le ciel triste et doux !...&lt;br /&gt;- Et nous! avoir été tous amoureux de vous, &lt;br /&gt;Avoir chanté, avoir aimé plus que les autres; &lt;br /&gt;Avoir été le tendre et véhément apôtre &lt;br /&gt;De la ferveur, de la pitié, de la beauté, &lt;br /&gt;Et que le temple soit brisé de tous côtés !&lt;br /&gt;Que ma cendre n'ait plus même la Terre ronde &lt;br /&gt;Quand ma mélancolie est grande comme un monde ! &lt;br /&gt;- Et pourtant, je le sens, vive et lasse de pleurs, &lt;br /&gt;J'ai vécu si profonde et si haute en douleurs, &lt;br /&gt;J'ai, dans les soirs pensifs, sous les blanches étoiles, &lt;br /&gt;Des bords de mon esprit écarté tant de voiles, &lt;br /&gt;J'ai fait de mes deux bras, dans l'aube et dans le soir,&lt;br /&gt;Des gestes d'un si vif et si chaud désespoir, &lt;br /&gt;Que dans l'éther divin où monte toute image &lt;br /&gt;Mes désirs se feront un éternel passage !... &lt;br /&gt;Il n'est point ici-bas d'effroi naissant ou vieil &lt;br /&gt;Où ma tendresse n'ait porté son doux soleil. &lt;br /&gt;J'ai vécu, habitant le secret de ma vie, &lt;br /&gt;Chancelante et debout au bord de toute envie. &lt;br /&gt;Avant qu'au mol néant tout amour soit diffus, &lt;br /&gt;Des hommes viendront boire aux sources que je fus ; &lt;br /&gt;Ceux qui, cherchant des bois d'incessante verdure &lt;br /&gt;Se presseront au goût que j'eus de la nature, &lt;br /&gt;Resteront parfumée d'égile et de cerfeuil ; &lt;br /&gt;Et ceux qui toucheront à ce que j'ai d'orgueil &lt;br /&gt;Sentiront leur front las se dorer comme un dôme. &lt;br /&gt;Ceux qui, dans les soirs clairs, évoquant mon fantôme &lt;br /&gt;Qu'un éternel regret de vivre fait languir, &lt;br /&gt;Afin d'unir aux miens leur peine et leur désir &lt;br /&gt;Baisseront vers mon front leur main triste et lassée, &lt;br /&gt;Pleureront non sur eux, mais sur moi, plus blessée...&lt;br /&gt;- Nul coeur humain jamais n'eut autant de frissons; &lt;br /&gt;Mon rêve est un si vif et si ardent buisson, &lt;br /&gt;Que, si j'ouvre mes bras où la tendresse abonde, &lt;br /&gt;Il tombe malgré moi de l'amour sur le monde !... &lt;br /&gt;Amoureuse du vrai. du limpide et du beau, &lt;br /&gt;J'ai tenu contre moi si serré le flambeau, &lt;br /&gt;Que, le feu merveilleux ayant pris à mon âme, &lt;br /&gt;J'ai vécu, exaltée et mourante de flammes... &lt;br /&gt;- Pourtant, Soleil, ayant oublié tout cela, &lt;br /&gt;Tout ce qu'au beau plaisir la science mêla, &lt;br /&gt;Je reviens devant vous, ignorante, priante, &lt;br /&gt;Soleil des verts tilleuls, Soleil de l'amarante ! &lt;br /&gt;Soleil de la fougère et des reines-des-prés, &lt;br /&gt;De la bardane d'or et des mûriers pourprés, &lt;br /&gt;Soleil des clairs cailloux où pleuvent des pétales, &lt;br /&gt;Soleil du romarin, soleil de la cigale ! &lt;br /&gt;Soleil de l'aube rose au bord du Pont-Euxin,&lt;br /&gt;Soleil d'Ino tenant Bacchus contre son sein, &lt;br /&gt;Soleil du vieux cadran des petits presbytères, &lt;br /&gt;Soleil de tout amour et de toute la terre !... &lt;br /&gt;- Ah! que vous vouliez bien, vous, dieu vivant, venir &lt;br /&gt;Entre les volets blancs que ma main vient d'ouvrir; &lt;br /&gt;Que vous veniez, buveur des belles sources bleues, &lt;br /&gt;Vers moi, brisant l'azur, franchissait tant de lieues !...&lt;br /&gt;- Vous, porteur du réveil, de l'orgueil, de l'espoir.&lt;br /&gt;Votre face n'est pas plus grande qu'un miroir &lt;br /&gt;Où je regarderai ce matin mon visage; &lt;br /&gt;Et pourtant, une telle éblouissante rage &lt;br /&gt;De rayons, de plaisirs, s'anime autour de vous, &lt;br /&gt;Que je défaille, étant, pour mieux vous voir, debout...&lt;br /&gt;- N'est-ce pas, vous savez à quel point je vous aime ? &lt;br /&gt;Tout mon désir nombreux et lumineux essaime &lt;br /&gt;Vers l'espace où mon rêve et vous tremblez tous deux. &lt;br /&gt;Laissez qu'à vos cheveux je mêle mes cheveux. &lt;br /&gt;Voici qu'à l'aube douce où vous venez de naître, &lt;br /&gt;Toute avide de vous je suis à ma fenêtre, &lt;br /&gt;Ma joie est aussi claire, aussi chaude que vous, &lt;br /&gt;Quelque chose est en moi qui vous aime à genoux. &lt;br /&gt;- Fronton d'or, dont mes bras sont les vivants pilastres, &lt;br /&gt;Vous êtes comme un coeur, mon coeur est comme un antre &lt;br /&gt;Si bien que je crois voir, dans le matin vermeil, &lt;br /&gt;Luire et se saluer l'un et l'autre Soleil ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(Les Eblouissements)&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-2697301878635210878?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://browse.deviantart.com/?q=prayer&amp;order=9&amp;offset=24#/d7gdgz' title='279. &quot;La prière devant le soleil&quot;'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2697301878635210878'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2697301878635210878'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/la-priere-devant-le-soleil.html' title='279. &quot;La prière devant le soleil&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-Ya4Ew4G5iAU/TeotYxXHrSI/AAAAAAAAGKM/EwH9I07s5mU/s72-c/Silent_Prayer_by_darkview.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-4257587894029631483</id><published>2011-04-13T13:37:00.002+02:00</published><updated>2011-05-22T14:25:59.425+02:00</updated><title type='text'>278. "Puisqu'il faut que l'on vive"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?q=girl in the night&amp;amp;order=9&amp;amp;offset=240#/d1zj734"&gt;&lt;img border="0" height="400" j8="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-qdy7L89VAnI/TdkAmobVIgI/AAAAAAAAGHc/vbL3mFbwk5E/s400/Virgin_Night_by_Emerald_Depths.jpg" width="290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Puisqu'il faut que l'on vive, ayant de tout souffert:&lt;br /&gt;Puisqu'on est, sous les coups du muet univers,&lt;br /&gt;Le stoïque marin d'un persistant naufrage;&lt;br /&gt;Puisque c'est à la fois l'instinct et le courage&lt;br /&gt;D'avancer, en laissant tomber à ses côtés&lt;br /&gt;Tous les lambeaux du rêve et de la volupté,&lt;br /&gt;Et, qu'ayant moins de force, on se prétend plus sage;&lt;br /&gt;Puisque, sans accepter, il faut pourtant subir,&lt;br /&gt;Et que, songeur aveugle, on dépasse l'obstacle&lt;br /&gt;Comme des morts vivants glissant vers l'avenir;&lt;br /&gt;Puisqu'on est tout à coup surpris par le miracle&lt;br /&gt;Du printemps qui revient comme un apaisement:&lt;br /&gt;Arc-en-ciel jaillissant des sombres fondements;&lt;br /&gt;Puisqu'on sent circuler de la terre à la nue&lt;br /&gt;L'entrain mystérieux par qui tout continue,&lt;br /&gt;Et qu'on voit, sur l'azur, les lilas lourds d'odeur&lt;br /&gt;Balancer mollement des archipels de fleurs,&lt;br /&gt;Je pourrais croire encor que la vie est auguste,&lt;br /&gt;Qu'un sûr pressentiment, obscur et solennel,&lt;br /&gt;Fixe au coeur des humains le sens de l'éternel,&lt;br /&gt;Que le labeur est bon, que la souffrance est juste,&lt;br /&gt;Malgré l'essor sans but des méditations,&lt;br /&gt;Malgré l'inerte espace où les soleils fourmillent,&lt;br /&gt;Malgré les calmes nuits où froidement scintille&lt;br /&gt;Le blanc squelette épars des constellations,&lt;br /&gt;Malgré les mornes jours, dont chaque instant ajoute&lt;br /&gt;A la somme des pleurs, des regrets et des doutes&lt;br /&gt;Rués contre nos cœurs comme des ennemis,&lt;br /&gt;Si je n'avais pas vu leur visage endormi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-4257587894029631483?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4257587894029631483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4257587894029631483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/puisquil-faut-que-lon-vive.html' title='278. &quot;Puisqu&apos;il faut que l&apos;on vive&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-qdy7L89VAnI/TdkAmobVIgI/AAAAAAAAGHc/vbL3mFbwk5E/s72-c/Virgin_Night_by_Emerald_Depths.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-3379112755377718635</id><published>2011-04-13T13:35:00.002+02:00</published><updated>2011-06-04T15:08:41.386+02:00</updated><title type='text'>277. "La nuit rapproche mieux"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-TukReAjhNf4/TeouLIutwkI/AAAAAAAAGKQ/yAcgTUVZmaA/s1600/starry_night_by_gucken-d2f2a4k.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="250" src="http://2.bp.blogspot.com/-TukReAjhNf4/TeouLIutwkI/AAAAAAAAGKQ/yAcgTUVZmaA/s400/starry_night_by_gucken-d2f2a4k.jpg" t8="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La nuit rapproche mieux les vivants et les morts;&lt;br /&gt;Dans l'ombre unie et calme où la fraîcheur s'élance&lt;br /&gt;Voici l'heure du rêve épars et du silence.&lt;br /&gt;A l'horizon s'installe, exacte et sans effort,&lt;br /&gt;La lune demi-ronde, amenant autour d'elle&lt;br /&gt;Son cortège glacé, scintillant et fidèle,&lt;br /&gt;Semblable aux feux légers dispersés dans les ports.&lt;br /&gt;Comme une blanche algèbre, énigmatique et triste,&lt;br /&gt;Cette géométrie insondable persiste,&lt;br /&gt;Et fait des cieux du soir un problème éternel...&lt;br /&gt;Mais rien ne vient répondre à nos pressants appels;&lt;br /&gt;Tout trompe nos regards assurés et débiles,&lt;br /&gt;Les cieux précipités qui semblent immobiles,&lt;br /&gt;L'ombre qui, sur nos fronts, met sa protection,&lt;br /&gt;Le silence propice aux nobles passions.&lt;br /&gt;-O lune aux flancs brisés, mélancolique amphore&lt;br /&gt;D'où ne coule aucun vin pour les cœurs altérés,&lt;br /&gt;Sur Tarente, Amalfi, sur les rochers sacrés,&lt;br /&gt;Baignant l'œillet marin, les vertes ellébores,&lt;br /&gt;Vous sembliez parfois, d'un regard éthéré,&lt;br /&gt;Secourir notre amère et plaintive indigence,&lt;br /&gt;Mais ce soir je ne sens que votre froid dédain.&lt;br /&gt;-Excitant du désir et de l'intelligence,&lt;br /&gt;O lune, accueillez-vous dans vos pâles jardins&lt;br /&gt;L'immense poésie ailée et taciturne&lt;br /&gt;Qui mène les esprits par delà les instincts,&lt;br /&gt;Et que nous confions aux espaces nocturnes,&lt;br /&gt;A l'heure où, quand tout bruit et tout éclat s'éteint,&lt;br /&gt;Notre coeur vous choisit comme un appui lointain?...&lt;br /&gt;Mais en vain mon esprit qui souffre et qui réclame&lt;br /&gt;Interroge.-La brise, alerte et tiède, trame&lt;br /&gt;Un tissu délié où les parfums se pâment.&lt;br /&gt;Et je respire avec un coeur exténué&lt;br /&gt;La douce odeur des nuits, qui vient atténuer&lt;br /&gt;Le vide sans espoir où ne sont pas les âmes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-3379112755377718635?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://browse.deviantart.com/?q=night&amp;order=9&amp;offset=48#/d2f2a4k' title='277. &quot;La nuit rapproche mieux&quot;'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3379112755377718635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3379112755377718635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/la-nuit-rapproche-mieux.html' title='277. &quot;La nuit rapproche mieux&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-TukReAjhNf4/TeouLIutwkI/AAAAAAAAGKQ/yAcgTUVZmaA/s72-c/starry_night_by_gucken-d2f2a4k.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-4441776113056718958</id><published>2011-04-13T13:34:00.002+02:00</published><updated>2011-06-04T15:12:55.315+02:00</updated><title type='text'>276. "Ton absence est partout"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?q=solitude&amp;amp;order=9&amp;amp;offset=24#/d193cp5"&gt;&lt;img border="0" height="388" src="http://4.bp.blogspot.com/-0gHrjdE1AmA/Teouycr8BgI/AAAAAAAAGKU/JOoV7vjZ9PU/s400/c965794c6207e869.jpg" t8="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ton absence est partout une obscure évidence,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Vaste comme la foule, et comme elle encombrant&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;La route où je m'avance, errante, et respirant&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Le souvenir diffus de ta sainte présence...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Partout où tu étais, coeur à jamais enfui,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Tu te dresses pour moi, fantôme tendre et triste,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Et ta compassion inefficace assiste&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;A tout l'étonnement qui porte mon ennui...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Puissé-je demeurer toujours grave, inquiète,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Et n'accueillir jamais, au calme instant du soir,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Cette paix sans bonheur qui lentement nous guette&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quand l'âme est délivrée, enfin, de tout espoir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?q=solitude&amp;amp;order=9&amp;amp;offset=48#/dg1ksy"&gt;&lt;img border="0" height="278" src="http://1.bp.blogspot.com/-I0xHY6creIA/TeovLcD3wRI/AAAAAAAAGKY/c55Bi8HzKyo/s400/Solitude_by_liquitine.jpg" t8="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-4441776113056718958?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4441776113056718958'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4441776113056718958'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/ton-absence-est-partout.html' title='276. &quot;Ton absence est partout&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-0gHrjdE1AmA/Teouycr8BgI/AAAAAAAAGKU/JOoV7vjZ9PU/s72-c/c965794c6207e869.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-4491255874127044959</id><published>2011-04-13T13:32:00.002+02:00</published><updated>2011-04-22T18:13:06.174+02:00</updated><title type='text'>275. "Le souvenir des morts"</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?q=gothic cimetery&amp;amp;order=9&amp;amp;offset=24#/d1f79ad"&gt;&lt;img border="0" height="300" i8="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-1nwYuxYyY2I/Ta1WMNuSt8I/AAAAAAAAF_o/pBSK5usaQkw/s400/my_little_angel_by_PoisonousHeart.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Des nuages, du froid, de la pluie et du vent&lt;br /&gt;Le printemps est sorti sur toute la nature;&lt;br /&gt;Les arbres ont repris leur verdoyante enflure,&lt;br /&gt;Et semblent protéger les rapides vivants.&lt;br /&gt;Ils vont, ces affranchis, à qui la Destinée&lt;br /&gt;Accorde encor un jour de délice ou de paix,&lt;br /&gt;Et leur aveuglement candide se repaît&lt;br /&gt;De ce sursis de vie, humble et momentanée.&lt;br /&gt;Ainsi vont les humains tolérés par le Temps !&lt;br /&gt;-Tel un chaînon léger à la chaîne des âges,&lt;br /&gt;Il tinte clair et frais, le vaniteux printemps,&lt;br /&gt;Et comme un vif grelot excite leur courage !&lt;br /&gt;Mais je ne louerai pas le hardi renouveau:&lt;br /&gt;Le printemps vient des morts, et je le leur dédie.&lt;br /&gt;Tout est vaine, bruyante ou morne comédie,&lt;br /&gt;Puisque tout est détresse accédant au repos.&lt;br /&gt;-Multitude endormie en la cité des pierres&lt;br /&gt;Ils ont l'éternité que nous n'obtenons pas,&lt;br /&gt;L'espace est concentré sous leur faible paupière,&lt;br /&gt;L'obsédant mouvement s'arrête sous leurs pas.&lt;br /&gt;Alignés côte à côte, austère compagnie,&lt;br /&gt;Ils sont des étrangers, que seul dérangera&lt;br /&gt;Le convive nouveau, en funèbre apparat,&lt;br /&gt;Qu'on descend au séjour de la monotonie.&lt;br /&gt;En vain les yeux vivants, penchés sur leur néant,&lt;br /&gt;Tentent de réveiller ces puissantes paresses,&lt;br /&gt;Et d'absorber les corps à force de caresses&lt;br /&gt;Ainsi que le soleil aspire l'océan !&lt;br /&gt;Anéantis, fermés et froids comme les astres,&lt;br /&gt;Ils restent. Ni les voix, ni le chant des clairons,&lt;br /&gt;Ni le sublime amour flamboyant n'interrompt&lt;br /&gt;Le silence infini de leur calme désastre.&lt;br /&gt;Ah ! les rires, l'espoir, les projets, les étés&lt;br /&gt;Sont d'incertains signaux à qui mon coeur résiste;&lt;br /&gt;La vie est sans aspects puisque la mort existe.&lt;br /&gt;Je vous salue, ô Morts ! Constance, Fixité !&lt;br /&gt;-On bâtit: des maçons debout sur les tranchées&lt;br /&gt;Font vibrer dans l'azur le bruit vaillant du fer,&lt;br /&gt;Mais mes yeux vont, emplis d'un songe âpre et désert,&lt;br /&gt;De nos maisons debout à vos maisons couchées.&lt;br /&gt;Je laisse les oiseaux, dans le laiteux azur,&lt;br /&gt;Acclamer la saison insinuante et tendre;&lt;br /&gt;Je pense aux froids jardins enfermés dans les murs&lt;br /&gt;Où les morts patients rêvent à nous attendre.&lt;br /&gt;Je m'éloigne de tout ce qui vit et qui sert;&lt;br /&gt;Je pense à vous: mon but, mes frères, mon exemple.&lt;br /&gt;La Mort vous a groupés dans son grave concert,&lt;br /&gt;Et sa sombre unité, nous la chantons ensemble !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-4491255874127044959?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4491255874127044959'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4491255874127044959'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/le-souvenir-des-morts.html' title='275. &quot;Le souvenir des morts&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-1nwYuxYyY2I/Ta1WMNuSt8I/AAAAAAAAF_o/pBSK5usaQkw/s72-c/my_little_angel_by_PoisonousHeart.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-4120204627216479248</id><published>2011-04-13T13:30:00.003+02:00</published><updated>2011-04-22T18:12:32.330+02:00</updated><title type='text'>274. "Les vivants se sont tus"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?q=death&amp;amp;order=9&amp;amp;offset=72#/d73hqu"&gt;&lt;img border="0" height="400" i8="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-Az35AM_SBQs/TbGoM4PhdNI/AAAAAAAAGCA/khoN7VoCD-s/s400/The_Death_by_Eireen.jpg" width="283" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Les vivants se sont tus, mais les morts m'ont parlé,&lt;br /&gt;Leur silence infini m'enseigne le durable.&lt;br /&gt;Loin du coeur des humains, vaniteux et troublé,&lt;br /&gt;J'ai bâti ma maison pensive sur leur sable.&lt;br /&gt;-Votre sommeil, ô morts déçus et sérieux,&lt;br /&gt;Me jette, les yeux clos, un long regard farouche;&lt;br /&gt;Le vent de la parole emplit encor ma bouche,&lt;br /&gt;L'univers fugitif s'insère dans mes yeux.&lt;br /&gt;Morts austères, légers, vous ne sauriez prétendre&lt;br /&gt;A toujours occuper, par vos muets soupirs,&lt;br /&gt;La race des vivants, qui cherche à se défendre&lt;br /&gt;Contre le temps, qu'on voit déjà se rétrécir;&lt;br /&gt;Mais mon coeur, chaque soir, vient contempler vos cendres.&lt;br /&gt;Je ressemble au passé et vous à l'avenir.&lt;br /&gt;On ne possède bien que ce qu'on peut attendre:&lt;br /&gt;Je suis morte déjà, puisque je dois mourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?qh=&amp;amp;section=&amp;amp;q=cemetery#/d2k5q9g"&gt;&lt;img border="0" height="400" i8="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-lXJm4tlCf1k/TbGozEeDP0I/AAAAAAAAGCE/ykLcb0viHJ4/s400/Cemetery_by_Purplejackdaw.jpg" width="330" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-4120204627216479248?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4120204627216479248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4120204627216479248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/les-vivants-se-sont-tus.html' title='274. &quot;Les vivants se sont tus&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-Az35AM_SBQs/TbGoM4PhdNI/AAAAAAAAGCA/khoN7VoCD-s/s72-c/The_Death_by_Eireen.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-1147930569698546519</id><published>2011-04-13T13:29:00.003+02:00</published><updated>2011-05-22T13:56:28.025+02:00</updated><title type='text'>273. "Il paraît que la mort"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-aRIxbI_eEqk/Tdj50t-_NmI/AAAAAAAAGHQ/JN1Hrti8YBs/s1600/fe84cdb867578d8dd7ed8d72e3ecfa64.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" j8="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-aRIxbI_eEqk/Tdj50t-_NmI/AAAAAAAAGHQ/JN1Hrti8YBs/s400/fe84cdb867578d8dd7ed8d72e3ecfa64.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il paraît que la mort est naturelle et juste,&lt;br /&gt;Que l'esprit s'y soumet, que des êtres, heureux,&lt;br /&gt;Rient après avoir vu ces pâleurs auprès d'eux,&lt;br /&gt;Et qu'ils ont accepté la loi sombre et vétuste.&lt;br /&gt;Mais moi, portant la vie infinie en mon corps,&lt;br /&gt;Je n'ai pas vraiment cru à cet inévitable,&lt;br /&gt;J'ignorais que l'on pût subir l'inacceptable,&lt;br /&gt;Je ne le saurais pas si vous n'étiez pas mort.&lt;br /&gt;Ainsi ce soir est doux, l'ombre s'étend, respire,&lt;br /&gt;Les arbres humectés savourent qu'il ait plu;&lt;br /&gt;Un train siffle, on entend des persiennes qu'on tire,&lt;br /&gt;Tout l'air est bruissant, et tu ne l'entends plus!&lt;br /&gt;Ai-je vraiment bien su, dès ma sensible enfance,&lt;br /&gt;Que tout est vie et mort, échange fraternel ?&lt;br /&gt;Je me sens tout à coup atteinte d'une offense&lt;br /&gt;Dont je demande compte au destin éternel.&lt;br /&gt;L'espace est bienveillant, les astres brillent, l'air&lt;br /&gt;Répand de frais parfums que les arbres échangent;&lt;br /&gt;Mais je n'accepte pas cet horrible mélange&lt;br /&gt;D'un soir épanoui et des morts recouverts.&lt;br /&gt;-O mes jeunes amis, qui faisiez mes jours clairs,&lt;br /&gt;Pourquoi sont-ce vos mains inertes qui dérangent&lt;br /&gt;L'ordre imposant de l'univers ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-1147930569698546519?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://browse.deviantart.com/?qh=&amp;section=&amp;q=gothic+death#/d2dx7cv' title='273. &quot;Il paraît que la mort&quot;'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1147930569698546519'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1147930569698546519'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/il-parait-que-la-mort.html' title='273. &quot;Il paraît que la mort&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-aRIxbI_eEqk/Tdj50t-_NmI/AAAAAAAAGHQ/JN1Hrti8YBs/s72-c/fe84cdb867578d8dd7ed8d72e3ecfa64.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-1103838052329476125</id><published>2011-04-13T13:28:00.002+02:00</published><updated>2011-06-04T15:21:00.414+02:00</updated><title type='text'>272. "Puisque j'ai su par toi"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?q=death&amp;amp;order=9&amp;amp;offset=48#/d3gn1yy"&gt;&lt;img border="0" height="307" src="http://4.bp.blogspot.com/-d3wPCsujyIk/Teov6zFXeDI/AAAAAAAAGKc/z39OXXzuQ8Q/s400/1305742759_dancing_with_death_by_michellemonique-d3gn1yy.png" t8="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Puisque j'ai su par toi que vraiment on mourait,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Visage étroit et froid, ô toi qui fus la vie,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Je suivrai d'un regard sans peur et sans envie,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ce qui commence ainsi que ce qui disparaît.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;C'est toi le premier front que j'ai vu sombre et pâle,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Après avoir connu ton rire illuminé,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Et tu m'as révélé l'inanité finale&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Qu'on rejoint et qu'on fuit depuis que l'on est né.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quels que soient désormais tous les deuils qui m'accablent, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ces fantômes nouveaux n'enfonceront leurs pas&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Que dans tes pas légers imprimés sur le sable,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Et leur cruel départ ne me surprendra pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Mais je meurs en songeant à ces futurs trépas,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Tout mon être est lié à des souffles instables,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;C'est par vous, mes humains, que je suis périssable !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://browse.deviantart.com/?q=white mask&amp;amp;order=9&amp;amp;offset=24#/d2t9th0"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/-8-Fcx9QC9C8/TeoxEYLJ-UI/AAAAAAAAGKg/BAnKT-0YOmQ/s400/Black_Mask_by_DocoPhoto.jpg" t8="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-1103838052329476125?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1103838052329476125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/1103838052329476125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/puisque-jai-su-par-toi.html' title='272. &quot;Puisque j&apos;ai su par toi&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-d3wPCsujyIk/Teov6zFXeDI/AAAAAAAAGKc/z39OXXzuQ8Q/s72-c/1305742759_dancing_with_death_by_michellemonique-d3gn1yy.png' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-3401572896901764924</id><published>2011-04-13T13:26:00.002+02:00</published><updated>2011-05-22T13:58:32.427+02:00</updated><title type='text'>271. "Hélas, il pleut sur toi"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-HHa6KPRLEJM/Tdj6T5_ik-I/AAAAAAAAGHU/24BbjzrtcVc/s1600/Rain____rain_by_LonelyPierot.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" j8="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-HHa6KPRLEJM/Tdj6T5_ik-I/AAAAAAAAGHU/24BbjzrtcVc/s400/Rain____rain_by_LonelyPierot.jpg" width="380" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Hélas, il pleut sur toi par delà les faubourgs,&lt;br /&gt;Où ceux qui t'aimaient t'ont laissé, la mort venue,&lt;br /&gt;Dans le froid cimetière où languit tout amour...&lt;br /&gt;Et le fleuve effilé qui coule de la nue&lt;br /&gt;Abat sur toi son bruit tambourinant et sourd!&lt;br /&gt;Il pleut; moi je suis là, sous un abri de toile,&lt;br /&gt;Dans mon jardin d'été, auprès de ma maison;&lt;br /&gt;Je ne t'aperçois plus au bout de l'horizon,&lt;br /&gt;O jeune mort dormant sous de funèbres voiles!&lt;br /&gt;-Le bruit que fait la pluie en touchant les gazons&lt;br /&gt;Semble, dans cette verte et sereine saison,&lt;br /&gt;Un frais fourmillement qui tombe des étoiles...&lt;br /&gt;Et le dédain que j'ai pour la vie usuelle,&lt;br /&gt;Alors que ton esprit lumineux s'est enfui,&lt;br /&gt;M'emplit d'un si lucide et pathétique ennui,&lt;br /&gt;Que le monde mystique à mes sens se révèle,&lt;br /&gt;Avec un évident et ténébreux coup d'aile,&lt;br /&gt;Comme par ses parfums un jardin dans la nuit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-3401572896901764924?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://browse.deviantart.com/?qh=&amp;section=&amp;q=rain#/d13jcnb' title='271. &quot;Hélas, il pleut sur toi&quot;'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3401572896901764924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/3401572896901764924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/helas-il-pleut-sur-toi.html' title='271. &quot;Hélas, il pleut sur toi&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-HHa6KPRLEJM/Tdj6T5_ik-I/AAAAAAAAGHU/24BbjzrtcVc/s72-c/Rain____rain_by_LonelyPierot.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-4043849991777094844</id><published>2011-04-13T13:25:00.002+02:00</published><updated>2011-05-22T14:04:02.501+02:00</updated><title type='text'>270. "L'abime"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-9YI9upUi81g/Tdj7k_ge6TI/AAAAAAAAGHY/yjo2j7dg69o/s1600/will_of_the_abyss_and_cheshire_by_yuugray-d3ghrlm.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" j8="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-9YI9upUi81g/Tdj7k_ge6TI/AAAAAAAAGHY/yjo2j7dg69o/s400/will_of_the_abyss_and_cheshire_by_yuugray-d3ghrlm.png" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je vais partir, mon coeur se brise, puisque toi&lt;br /&gt;Tu ne peux plus choisir l'arrêt ou le voyage,&lt;br /&gt;Et que la sombre mort me cache ton visage&lt;br /&gt;Sous le bois et le plomb de ton infime toit.&lt;br /&gt;Je viens, dans la cité pierreuse du silence,&lt;br /&gt;Rêver près de ta tombe, interroger encor&lt;br /&gt;La place aride et creuse où l'on a mis ton corps,&lt;br /&gt;Et connaître par toi ta triste indifférence.&lt;br /&gt;Ainsi je vois les cieux, limpides, arrondis;&lt;br /&gt;Le feuillage léger des tombeaux est vivace;&lt;br /&gt;Lampe exaltante et gaie, à l'heure de midi&lt;br /&gt;Le soleil vient chauffer ton étroite terrasse.&lt;br /&gt;Et tu dors à jamais! Le passé, l'avenir&lt;br /&gt;De leurs fortes parois te pressent et t'enclavent,&lt;br /&gt;Tu ne te défends plus, ô mon timide esclave,&lt;br /&gt;Et tu n'as pas été, puisque tu peux finir.&lt;br /&gt;Tu vivais. Et, moi qui, dès ma pensive enfance,&lt;br /&gt;N'avais pas accepté les durs défis du sort,&lt;br /&gt;J'ai dû te voir entrer, craintif et sans défense,&lt;br /&gt;Dans le sombre accident quotidien de la mort;&lt;br /&gt;Tu dors, mon emmuré, et mon regard qui plonge&lt;br /&gt;Jusqu'à ton front détruit, à jamais cher pour moi,&lt;br /&gt;Ne peut plus t'apporter cette part de mes songes&lt;br /&gt;Qui te plaisait ainsi qu'un mutuel exploit.&lt;br /&gt;-Puisque je n'ai pas pu empêcher ces désastres,&lt;br /&gt;Nature ! moi qui fus leur conseil et leur soeur,&lt;br /&gt;Puisque je ne peux pas réveiller la torpeur&lt;br /&gt;Des jeunes corps dormant dans l'étrange moiteur&lt;br /&gt;De vos froids souterrains aux ténébreux pilastres,&lt;br /&gt;Que du moins ma tristesse et son étonnement,&lt;br /&gt;Comme un reproche ardent, flotte éternellement&lt;br /&gt;Entre les tombeaux et les astres !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-4043849991777094844?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://browse.deviantart.com/?q=abyss&amp;order=9&amp;offset=48#/d3ghrlm' title='270. &quot;L&apos;abime&quot;'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4043849991777094844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/4043849991777094844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/labime.html' title='270. &quot;L&apos;abime&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-9YI9upUi81g/Tdj7k_ge6TI/AAAAAAAAGHY/yjo2j7dg69o/s72-c/will_of_the_abyss_and_cheshire_by_yuugray-d3ghrlm.png' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-2043836549324302994</id><published>2011-04-12T11:06:00.002+02:00</published><updated>2011-04-22T18:04:24.025+02:00</updated><title type='text'>269. "Les morts"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-uKlNuv-xfYw/TaQWoeDz8NI/AAAAAAAAFzk/Itbjd1G0bmM/s1600/4990343979_24852660ba_z.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" i8="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-uKlNuv-xfYw/TaQWoeDz8NI/AAAAAAAAFzk/Itbjd1G0bmM/s400/4990343979_24852660ba_z.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Seigneur, j'ai vu la face inerte de vos morts,&lt;br /&gt;J'ai vu leur blanc visage et leurs mains engourdies;&lt;br /&gt;J'ai cherché, le front bas devant ces calmes corps,&lt;br /&gt;Ce qui reste autour d'eux d'une âme ivre et hardie.&lt;br /&gt;Leur triste bouche, hélas ! hors du bien et du mal&lt;br /&gt;A conquis la suprême et vaine sauvegarde;&lt;br /&gt;Comme un remous secret, hésitant, inégal,&lt;br /&gt;Un flottant inconnu sous leurs traits se hasarde.&lt;br /&gt;Rien en leurs membres las n'a gardé la tiédeur&lt;br /&gt;De la haute aventure, humaine, ample et vivace;&lt;br /&gt;Ils sont emplis d'oubli, d'abîme, de lourdeur;&lt;br /&gt;On sent s'éloigner d'eux l'atmosphère et l'espace.&lt;br /&gt;Barques à la dérive, ils ont quitté nos ports;&lt;br /&gt;Ainsi qu'une momie au fil d'un flot funèbre,&lt;br /&gt;Ils vont, fardeau traîné vers d'étranges ténèbres&lt;br /&gt;Par la complicité du temps rapide et fort.&lt;br /&gt;Nos déférents regards humblement les contemplent:&lt;br /&gt;Soldats anéantis, victimes sans splendeur !&lt;br /&gt;-J'écoute s'écrouler les colonnes du temple&lt;br /&gt;Que mon orgueil avait élevé sur mon coeur.&lt;br /&gt;Hélas! nul Dieu, nul Dieu ne parle par leur ombre;&lt;br /&gt;Aucun tragique jet de flamme et de fierté&lt;br /&gt;N'émane de ces corps, qui, détachés des nombres,&lt;br /&gt;Sont tombés dans le gouffre où rien n'est plus compté...&lt;br /&gt;Ainsi je m'en irai, cendre parmi les cendres;&lt;br /&gt;Mon regard qui marquait son sceau sur le soleil,&lt;br /&gt;Mes pas qui, s'élevant, voyaient les monts descendre,&lt;br /&gt;Subiront ce destin singulier et pareil.&lt;br /&gt;Je serai ce néant sans volonté, sans geste,&lt;br /&gt;Ce dormeur incliné qui, si on l'insultait,&lt;br /&gt;Garderait le silence absorbé qui lui reste,&lt;br /&gt;N'opposerait qu'un front qui consent et se tait.&lt;br /&gt;-Ah! quand j'étais si jeune et que j'aimais les heures&lt;br /&gt;Par besoin d'épuiser mon courage infini,&lt;br /&gt;Je songeais en tremblant à la sombre demeure&lt;br /&gt;Qu'on creuse dans le sol granuleux et bruni;&lt;br /&gt;Mais rien n'irritera l'épave solitaire;&lt;br /&gt;La peur est aux vivants, mais les morts sont exclus.&lt;br /&gt;Quoi ! Rien n'est donc pour eux ? Quoi ! Pas même la terre&lt;br /&gt;Ne se fera connaître à leurs sens révolus ?&lt;br /&gt;Rien ! Voilà donc ton sort, âme altière et régnante;&lt;br /&gt;Voilà ton sort, coeur ivre et brûlant de désir;&lt;br /&gt;Regard ! Voilà ton sort. Douleur retentissante,&lt;br /&gt;Voilà votre tonnerre et votre long loisir !&lt;br /&gt;Rien ! Oui, j'ai bien compris, mon esprit s'agenouille;&lt;br /&gt;Je jette mon amour sur cette humanité&lt;br /&gt;Qui, toujours encerclée et prise par la rouille,&lt;br /&gt;Transmet l'ardent flambeau de son inanité...&lt;br /&gt;Ainsi, je sais, je sais ! Accordez-moi la grâce&lt;br /&gt;De souffrir à l'écart, de laisser à mon coeur&lt;br /&gt;Le temps de regarder les univers en face&lt;br /&gt;Et de ne pas faiblir de honte et de stupeur:&lt;br /&gt;-Ainsi je n'étais rien, et mon esprit qui songe&lt;br /&gt;Avait bien parcouru les espaces, les temps;&lt;br /&gt;Comme l'aigle qui monte et le dauphin qui plonge&lt;br /&gt;Je revenais portant les riants éléments !&lt;br /&gt;La fierté, la pitié, les pardons, le courage,&lt;br /&gt;En possédant mon coeur se l'étaient partagé;&lt;br /&gt;Sans répit, sans repos, je luttais dans l'orage&lt;br /&gt;Comme un vaisseau qu'un flot fougueux rend plus léger !&lt;br /&gt;C'est bien, j'accepte cet écroulement du rêve,&lt;br /&gt;Ce suprême répons à mon esprit dressé&lt;br /&gt;Comme une tour puissante et guerrière où se lèvent&lt;br /&gt;L'Attente impétueuse et l'Espoir offensé !&lt;br /&gt;Mais avant d'accepter, sans plus jamais me plaindre,&lt;br /&gt;Ce lot où vont périr l'espérance et la foi,&lt;br /&gt;Hélas ! Avant d'aller m'apaiser et m'éteindre,&lt;br /&gt;Amour, je vous bénis une dernière fois:&lt;br /&gt;Je vous bénis, Amour, archange pathétique,&lt;br /&gt;Sublime combattant contre l'ombre et la mort,&lt;br /&gt;Lucide conducteur d'un monde énigmatique,&lt;br /&gt;Exigeant conseiller que consulte le sort;&lt;br /&gt;Par vos terribles soins, comme de grandes fresques,&lt;br /&gt;L'Histoire des humains suspend au long des jours&lt;br /&gt;Des figures en feu, pourpres et romanesques,&lt;br /&gt;Dont la flamme et le sang ont tracé les contours.&lt;br /&gt;-Seigneur, l'âme est l'élan, la dépense infinie,&lt;br /&gt;Seigneur, tout ce qui est, est amour ou n'est rien.&lt;br /&gt;Au centre d'une ardente et plaintive agonie&lt;br /&gt;J'ai possédé les jours futurs, les temps anciens;&lt;br /&gt;Vienne à présent la mort et son atroce calme,&lt;br /&gt;Mer où les vaisseaux n'ont ni voiles ni hauban,&lt;br /&gt;Contrée où nul zéphyr ne fait bouger les palmes,&lt;br /&gt;Arène où nul couteau ne trouve un coeur sanglant !&lt;br /&gt;Vienne la mort, mon âme a dépassé les bornes,&lt;br /&gt;Mon esprit, comme un astre, aux cieux s'est projeté,&lt;br /&gt;J'ignorerai l'abîme humiliant et morne,&lt;br /&gt;Mon coeur dans la douleur eut son éternité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-PNOp-SIRsZA/TaQWhxRGjMI/AAAAAAAAFzg/WqebBFMHBqM/s1600/0976b0a056e042d53880e7b75c7d1d37.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" i8="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-PNOp-SIRsZA/TaQWhxRGjMI/AAAAAAAAFzg/WqebBFMHBqM/s400/0976b0a056e042d53880e7b75c7d1d37.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: #274e13; font-size: x-small;"&gt;&lt;em&gt;Illustrations : sources non identifiées&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-2043836549324302994?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2043836549324302994'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2043836549324302994'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/les-morts.html' title='269. &quot;Les morts&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-uKlNuv-xfYw/TaQWoeDz8NI/AAAAAAAAFzk/Itbjd1G0bmM/s72-c/4990343979_24852660ba_z.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-2838852312361294466</id><published>2011-04-12T11:03:00.002+02:00</published><updated>2011-06-05T17:20:57.055+02:00</updated><title type='text'>268. "O Dieu mystérieux"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-FYup0OTxW48/TeueuHmORKI/AAAAAAAAGLU/5a9b7enbZuU/s1600/Morning_Prayer_by_devildoll.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="310" src="http://1.bp.blogspot.com/-FYup0OTxW48/TeueuHmORKI/AAAAAAAAGLU/5a9b7enbZuU/s400/Morning_Prayer_by_devildoll.jpg" t8="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;O Dieu mystérieux qui n'aimez pas les êtres,&lt;br /&gt;Qui les avez jetés, pleins d'amour et d'espoir,&lt;br /&gt;Dans un monde où jamais rien de vous ne pénètre&lt;br /&gt;Pour rassurer leurs jours, pour éclairer leurs soirs,&lt;br /&gt;Peut-être n'avez-vous de soucis paternels&lt;br /&gt;Que pour les verdoyants et calmes paysages,&lt;br /&gt;Qui sont comblés d'azur, d'allégresse, de miel,&lt;br /&gt;Et d'un apaisement que n'ont pas les visages ?&lt;br /&gt;-Les jeux des papillons, des oiseaux, des zéphyrs,&lt;br /&gt;Une branche qu'un flot de soleil ploie et marque,&lt;br /&gt;Font bouger l'horizon, que l'on croit voir frémir&lt;br /&gt;Comme une frêle tente au-dessus d'une barque.&lt;br /&gt;Se joignant dans un net et décisif amour,&lt;br /&gt;Le cristal bleu de l'air et la lente colline&lt;br /&gt;Allongent leur unique et mutuel contour&lt;br /&gt;Dans la molle atmosphère, assoupie et câline.&lt;br /&gt;Les rameaux délicats et gommeux des sapins,&lt;br /&gt;S'offrant, se refusant aux brises qui les pressent,&lt;br /&gt;Et grésillant ainsi qu'un tison argentin,&lt;br /&gt;Emplissent l'air de leurs parcelles de caresses:&lt;br /&gt;Caresse étincelante, hésitante et sans fin,&lt;br /&gt;Qui ne se lasse pas, et, toute une journée,&lt;br /&gt;Imite sur l'azur éblouissant et fin&lt;br /&gt;L'élan d'une âme active et toujours enchaînée.&lt;br /&gt;Des papillons s'en vont comme des messagers&lt;br /&gt;De la pelouse à l'arbre et de l'arbre à la nue,&lt;br /&gt;Et leur vol oscillant tâche de s'alléger&lt;br /&gt;De l'importune ardeur à leurs flancs retenue.&lt;br /&gt;Tout est heureux parmi ce ploiement des rameaux;&lt;br /&gt;Dans le lointain, un chien impétueux aboie;&lt;br /&gt;Un train coule, rapide et lisse comme une eau;&lt;br /&gt;Et partout c'est la joie: antique et neuve joie !&lt;br /&gt;-Ah! puisque vous n'étiez, Dieu des cieux enivrés,&lt;br /&gt;Qu'un Sultan amoureux des jardins et des arbres,&lt;br /&gt;Qui, la nuit, contemplez les bleus poissons nacrés&lt;br /&gt;Que la lune nourrit dans son bassin de marbre,&lt;br /&gt;Puisque, Dieu d'Orient, opulent et cruel,&lt;br /&gt;Vous n'aimiez du sol noir où les hommes expirent&lt;br /&gt;Que ces tapis de fleurs, ces châles sensuels&lt;br /&gt;Bariolés ainsi que de lourds cachemires,&lt;br /&gt;Pourquoi nous avez-vous placés dans ces jardins&lt;br /&gt;Où, l'esprit enfiévré de naïve puissance,&lt;br /&gt;Ignorant votre immense et nonchalant dédain&lt;br /&gt;Nous cherchons à goûter votre invisible essence ?&lt;br /&gt;-Pauvres gladiateurs qui n'ont droit qu'à la mort,&lt;br /&gt;La splendeur de l'espoir nous entraîne et nous broie;&lt;br /&gt;Quel but assignez-vous au courage, à l'effort,&lt;br /&gt;Puisque l'homme n'est pas désigné pour la joie ?&lt;br /&gt;Du haut de vos balcons, sur les divans des cieux,&lt;br /&gt;Le bras traînant au bord des pompeuses nuées,&lt;br /&gt;Vous regardez, Sultan d'Asie aux cheveux bleus,&lt;br /&gt;La sombre armée humaine, avide et dénuée.&lt;br /&gt;Vous savez que l'homme est l'esclave révolté,&lt;br /&gt;Celui dont le désir a dépassé vos règles,&lt;br /&gt;Et dont l'esprit, plus haut que la sérénité,&lt;br /&gt;A le frémissement des prunelles de l'aigle.&lt;br /&gt;Et vous vous détournez de son sublime orgueil:&lt;br /&gt;Qu'il souffre, qu'il s'obstine ou défaille, qu'importe ?&lt;br /&gt;Son passage ne fait pas d'ombre sur votre oeil&lt;br /&gt;Qu'enchantent des jets d'eau sous les arceaux des portes.&lt;br /&gt;Vous dites: «Que me veut ce lutteur irrité,&lt;br /&gt;Qui, par moi introduit dans la royale arène&lt;br /&gt;Pour servir de spectacle à mon oisiveté,&lt;br /&gt;Pense pouvoir fléchir ma langueur souveraine ?&lt;br /&gt;Que les chaleurs, les eaux, les tigres des forêts&lt;br /&gt;Le détruisent, qu'il aille en ces métamorphoses&lt;br /&gt;Où toujours ma puissance invincible apparaît;&lt;br /&gt;Je ne distingue pas l'homme d'avec les choses...»&lt;br /&gt;-Que vos jardins sont beaux, que vos vergers sont clairs,&lt;br /&gt;Seigneur ! Père des flots, des saisons, des contrées;&lt;br /&gt;Des cymbales d'argent semblent frapper les airs,&lt;br /&gt;Et soulèvent aux cieux des trombes azurées !&lt;br /&gt;Non, nous n'avions pas droit à vos soins vigilants,&lt;br /&gt;Notre grandeur n'est pas le fruit d'or de votre oeuvre;&lt;br /&gt;Vous nous aviez créés d'un coeur indifférent,&lt;br /&gt;Comme le rossignol et la verte couleuvre.&lt;br /&gt;Vous ne pouviez savoir que de vos frais matins,&lt;br /&gt;De vos nuits, que les vents transportent d'allégresse,&lt;br /&gt;Nous ferions, nous, rêveurs exigeants et hautains,&lt;br /&gt;Le temple de notre âpre et frénétique ivresse;&lt;br /&gt;Que toujours désirant et jamais satisfaits,&lt;br /&gt;Aux flèches du désir ajoutant le reproche,&lt;br /&gt;Nous emplirions l'éther insensible et parfait,&lt;br /&gt;D'un chant plus remuant que l'orage et les cloches;&lt;br /&gt;Que l'amour et la mort, dont vous aviez lié&lt;br /&gt;Les mains, dans une sage et suave harmonie,&lt;br /&gt;Seraient pour nous, héros toujours à l'agonie,&lt;br /&gt;Le mystique portail avec ses deux piliers;&lt;br /&gt;Que nous appellerions amour, splendeur, désastre,&lt;br /&gt;Ce qui n'est à vos yeux que la pente du sort.&lt;br /&gt;Et qu'avec nos orgueils, nos défis, nos transports,&lt;br /&gt;Nous viendrions, Bouddha qui rêvez dans les astres,&lt;br /&gt;Près de la lune, blanc lotus mort à demi,&lt;br /&gt;Ecoutant la musique éparse et frémissante&lt;br /&gt;Que font les sphères d'or en leur course dansante,-&lt;br /&gt;Troubler par nos sanglots votre rire endormi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-2838852312361294466?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://browse.deviantart.com/?qh=&amp;section=&amp;q=god+prayer#/d2593du' title='268. &quot;O Dieu mystérieux&quot;'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2838852312361294466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/2838852312361294466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/o-dieu-mysterieux.html' title='268. &quot;O Dieu mystérieux&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-FYup0OTxW48/TeueuHmORKI/AAAAAAAAGLU/5a9b7enbZuU/s72-c/Morning_Prayer_by_devildoll.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-5128545300690303304</id><published>2011-04-12T10:59:00.001+02:00</published><updated>2011-04-22T17:58:16.602+02:00</updated><title type='text'>267. "Les manes de Napoléon"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-y7KDghUZNO8/TbGlh34wWVI/AAAAAAAAGB8/NjlMKwySi7c/s1600/m505201_0000678_p.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="260" i8="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-y7KDghUZNO8/TbGlh34wWVI/AAAAAAAAGB8/NjlMKwySi7c/s400/m505201_0000678_p.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;On voit un blanc jardin et des pelouses vertes.&lt;br /&gt;Le jour d'été nous suit par les portes ouvertes,&lt;br /&gt;Et visite avec nous le dôme nébuleux.&lt;br /&gt;Le vitrage répand des flots de rayons bleus&lt;br /&gt;Pareils à la lueur des campagnes d'Egypte.&lt;br /&gt;Des étrangers, autour de la muette crypte,&lt;br /&gt;Contemplent, le visage appuyé sur leurs mains,&lt;br /&gt;Cette cendre d'un dieu resté chez les humains.&lt;br /&gt;Lourd comme un noir canon d'où s'envole la poudre&lt;br /&gt;On voit luire l'autel, couleur d'encre et de foudre,&lt;br /&gt;Où l'on peut méditer, toucher, goûter l'honneur,&lt;br /&gt;Vif comme l'onde, et chaud comme sous l'Equateur !&lt;br /&gt;Pour un esprit qui songe un tel lieu doit suffire.&lt;br /&gt;O héros endormi dans le bloc de porphyre,&lt;br /&gt;En vain, dans l'univers, nous recherchions vos pas:&lt;br /&gt;Vous embrassez le monde, il ne vous contient pas.&lt;br /&gt;Sous les palmiers du Nil, sur l'or mouillé des sables,&lt;br /&gt;Vos pas victorieux restaient insaisissables.&lt;br /&gt;Dans les bleuâtres soirs du parc de Malmaison,&lt;br /&gt;Votre ombre erre toujours par delà l'horizon.&lt;br /&gt;Mais la mort déférente, assoupie et sans borne&lt;br /&gt;Est assez vaste, enfin, pour votre face morne.&lt;br /&gt;On contemple, effrayé: ce lit pourpre et puissant&lt;br /&gt;Enferme ce qui fut votre âme et votre sang.&lt;br /&gt;Et vous êtes là, vous à qui l'on ne peut croire&lt;br /&gt;Tant vous êtes encore au-dessus de la gloire !&lt;br /&gt;De quel esprit serein, de quel orgueil content,&lt;br /&gt;Je songe qu'à jamais vous emplissez le temps,&lt;br /&gt;Et que l'orgueil sacré peut laisser choir à terre,&lt;br /&gt;Dans ce temple français de la Victoire Aptère,&lt;br /&gt;Ces ailes que l'on vit sur toutes les cités,&lt;br /&gt;Epandre leur tempête et leur témérité !&lt;br /&gt;Je pense à votre grand retour de l'île d'Elbe;&lt;br /&gt;Les blancs oiseaux des mers, les alcyons, les grèbes,&lt;br /&gt;Chauds de soleils, pareils à des aigles d'argent&lt;br /&gt;Vous suivaient sur la mer où vous alliez, songeant.&lt;br /&gt;Quand vous êtes venu, seul, et jetant vos armes,&lt;br /&gt;Les faces des soldats se couvrirent de larmes.&lt;br /&gt;Ainsi vit-on, un jour, jaillir et s'épancher&lt;br /&gt;L'eau vive que Moïse arrachait du rocher !&lt;br /&gt;Avançant lentement par Cannes, par Grenoble,&lt;br /&gt;Vous marchiez tout le jour; prévoyant, calme, noble;&lt;br /&gt;Invincible, isolé, sûr comme le destin,&lt;br /&gt;Vous reposant le soir, repartant le matin,&lt;br /&gt;Distribuant déjà vos faveurs et vos ordres,&lt;br /&gt;Recevant les baisers de ceux qui voulaient mordre&lt;br /&gt;Et trouvant, ô miracle éclatant en un jour,&lt;br /&gt;Une immense contrée avec un seul amour !&lt;br /&gt;Et Paris enivré autour de vous se presse.&lt;br /&gt;Vous êtes soulevé par sa sainte caresse:&lt;br /&gt;Vous avancez debout, porté de main en main,&lt;br /&gt;Blanche idole, pesant sur tout l'amour humain.&lt;br /&gt;Vous passiez, entrouvrant la foule opaque et lisse,&lt;br /&gt;Comme un vaisseau bombé sur une mer propice;&lt;br /&gt;Vous alliez, les deux bras étendus, les yeux clos,&lt;br /&gt;Statue au front doré qu'on soulève des flots;&lt;br /&gt;Héros dont on célèbre un vivant centenaire !&lt;br /&gt;Votre nom sous l'azur roulait comme un tonnerre&lt;br /&gt;Qui tranche les sommets et remplit les vallons.&lt;br /&gt;Un de vos maréchaux, marchant à reculons&lt;br /&gt;Devant les Tuileries flambantes comme une arche,&lt;br /&gt;Gravissant l'escalier devant vous, marche à marche,&lt;br /&gt;Joyeux, vague, extatique, éperdu, sombre et doux,&lt;br /&gt;Répétait tendrement: «C'est vous ! c'est vous ! c'est vous !»&lt;br /&gt;Mais vous, seul, au-dessus du flot qui vous assaille,&lt;br /&gt;N'ayant pas de témoin qui fût à votre taille,&lt;br /&gt;Contemplant l'horizon d'où les dieux sont absents,&lt;br /&gt;De quel aride coeur goûtiez-vous cet encens ?&lt;br /&gt;Le temps passa, lugubre. Un soir on vint descendre,&lt;br /&gt;Dans cette arène vaste et basse, votre cendre.&lt;br /&gt;On mit un grand soleil autour de ce repos.&lt;br /&gt;Comme un bouquet de lis déchirés, les drapeaux&lt;br /&gt;Chez les rois arrachés, dans vos rudes conquêtes,&lt;br /&gt;Fleurirent saintement le silence où vous êtes.&lt;br /&gt;Et depuis, chaque jour, courbés, baissant le front,&lt;br /&gt;Les hommes étonnés, muets, errent en rond,&lt;br /&gt;Ainsi qu'une pensive et vague sentinelle,&lt;br /&gt;Autour du puits où dort votre cendre éternelle.&lt;br /&gt;-Quand meurent des héros, la piété des humains&lt;br /&gt;Leur élève au sommet fascinant des chemins&lt;br /&gt;Un tombeau clair, altier, imposant, qui s'érige,&lt;br /&gt;Et marque hautement la gloire du prodige;&lt;br /&gt;Et le passant alors, surpris, levant les yeux,&lt;br /&gt;Honore le front haut cet esprit radieux.&lt;br /&gt;Mais vous, plus grand qu'eux tous dans la sublime histoire, &lt;br /&gt;Vous avez cette étrange et solennelle gloire&lt;br /&gt;Par qui tous les orgueils sont brisés tout à coup,&lt;br /&gt;Qu'il faille se pencher pour regarder sur vous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8717780602749236299-5128545300690303304?l=comtessedenoailles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/5128545300690303304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8717780602749236299/posts/default/5128545300690303304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://comtessedenoailles.blogspot.com/2011/04/les-manes-de-napoleon.html' title='267. &quot;Les manes de Napoléon&quot;'/><author><name>Laclaud 74</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_2amsBsjrVnw/S_5v-H0WVOI/AAAAAAAAFlE/YUvNlnaAcaI/S220/venetian+mask.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-y7KDghUZNO8/TbGlh34wWVI/AAAAAAAAGB8/NjlMKwySi7c/s72-c/m505201_0000678_p.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8717780602749236299.post-824393823302030236</id><published>2011-04-12T10:56:00.001+02:00</published><updated>2011-04-22T17:49:30.815+02:00</updated><title type='text'>266. "Vers écrits sur les champs de bataille d'Alsace-Lorraine"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-wHuOcvobe-o/TbGjdwdFpZI/AAAAAAAAGB4/7k32be-mZKE/s1600/11093950.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="313" i8="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-wHuOcvobe-o/TbGjdwdFpZI/AAAAAAAAGB4/7k32be-mZKE/s400/11093950.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ce matin de brouillard, d'orage et de langueur,&lt;br /&gt;Devant un glorieux et triste paysage,&lt;br /&gt;Je ressens, avec plus de fièvre et de vigueur,&lt;br /&gt;L'amour et la fierté qui divisent le coeur&lt;br /&gt;Elancer vers les cieux leur différent courage !&lt;br /&gt;Hélas! les grands sanglots de l'orgueil menacé&lt;br /&gt;Ne sont souvent qu'un bruit de vagues, que domine,&lt;br /&gt;De ses bras éperdus, de ses cris insensés,&lt;br /&gt;Le désir des humains, qui rôde, convulsé,&lt;br /&gt;Dans son empire d'or, de soif et de famine !&lt;br /&gt;-Quel mortel n'a connu vos somptueux élans,&lt;br /&gt;Passion de l'amour, unique multitude,&lt;br /&gt;Danger des jours aigus et des jours indolents,&lt;br /&gt;Orchestre dispersé sur les vents turbulents,&lt;br /&gt;Rossignol du désir et de la servitude !&lt;br /&gt;Mais pour que soient domptés ces iniques transports,&lt;br /&gt;Nous irons aujourd'hui parmi les tombes vertes&lt;br /&gt;Où les croix ont l'éclat des mâts blancs dans les ports;&lt;br /&gt;Et nous suivrons, le coeur incliné vers les morts,&lt;br /&gt;La route de l'orgueil qu'ils ont laissée ouverte.&lt;br /&gt;Voix des champs de bataille, âpre religion !&lt;br /&gt;Insistance des morts unis à la nature !&lt;br /&gt;Ils flottent, épandus, subtile légion,&lt;br /&gt;Mêlés au blé, au pain, au vin des régions,&lt;br /&gt;Hors des funèbres murs et des humbles clôtures.&lt;br /&gt;-Un jour, ils étaient là, vivants, graves, joyeux.&lt;br /&gt;Les brumes du matin glissaient dans les branchages,&lt;br /&gt;Les chevaux hennissaient, indomptés, anxieux,&lt;br /&gt;L'automne secouait son vent clair dans les cieux,&lt;br /&gt;Les casques de l'Iliade ombrageaient les visages !&lt;br /&gt;On leur disait: «Afin qu'une minute encor&lt;br /&gt;Le sol que vous couvrez soit la terre latine,&lt;br /&gt;Il faut dans les ravins précipiter vos corps.»&lt;br /&gt;Et comme un formidable et musical accord&lt;br /&gt;Ces cavaliers d'argent s'arrachaient des collines !&lt;br /&gt;Ivre de quelque ardente et mystique liqueur,&lt;br /&gt;Leur âme, en s'élançant, les lâchait dans l'abîme.&lt;br /&gt;Ils croyaient que mourir c'était être vainqueurs,&lt;br /&gt;Et les armées semblaient les battements de coeur&lt;br /&gt;De quelque immense dieu palpitant et sublime.&lt;br /&gt;Ils tombaient au milieu des vergers, des houblons,&lt;br /&gt;Ave
